Mème de l’écriture n°21 : Synopsis et Cie

Le mème de l’écriture, saison 2011, ça continue !

Question du jour :

n°21 : Êtes-vous du genre à partir d’une idée, écrire, et prévoir le scénario en chemin, ou à tout planifier avant de commencer l’écriture, même si par la suite vous devez dévier de votre synopsis ?

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Tout planifier avant l’écriture, jusqu’à présent je n’ai jamais su le faire. Non pas que l’idée me déplaise, mais je sais bien que je ne parviendrai pas à me tenir à ce planning anticipé. Pour la même raison, je n’ai pour le moment pas écrit un seul récit où un synopsis quasi complet avait été réalisé au préalable.

Par contre, il m’arrive d’écrire des mini-synopsis, rarement détaillés, quand je bloque pendant trop longtemps sur un passage. Souvent, ils correspondent à des demi-chapitres et n’en tracent que les très grandes lignes. Par exemple, pour conclure la Larme Noire, c’est l’écriture d’un court plan de ce que je voulais mettre qui m’a offert un fil rouge tout fin, mais suffisant pour me sortir de l’impasse et reprendre de la vitesse. Une fois ces quelques idées en place, plus rien n’a pu m’arrêter jusqu’au mot FIN.

Certes, ces moments sont rares et la plupart du temps, je pars bille en tête, en m’exposant à la panne sèche en cours d’écriture (et elle est un peu trop fréquente comme vous le savez). Mais parfois, les personnages se montrent coopératifs et me montrent eux-mêmes la voie à suivre pour les guider au travers de leurs aventures. 

Forcément, à chaque fois que je me retrouve face à ma page obstinément blanche en plein milieu d’un récit, vous vous imaginez bien que je me balance du « plus jamais ça », que je me montre plein de bonnes résolutions, prêt à passer autant de temps à rédiger le synopsis, les fiches de personnages, à me documenter et à brainstormer jusqu’à en avoir les neurones qui saignent et me supplient d’abréger leurs souffrances. Et bien sûr, à la première occasion je retombe dans le même piège. L’inspiration est parfois trop forte, et trop fébrile en même temps. La peur de la voir s’échapper est sûrement la cause numéro 1 de mon absence de rigueur en matière de préparation du récit à écrire.

Et de votre côté, synopsis ou pas ?

La photo, elle, elle vient de là. Il paraîtrait que cette route ne finirait pas en cul-de-sac au bout du compte…

Il y aura 31 questions en tout, selon la liste suivante :

01. Qu’écrivez-vous en ce moment ?

02. Quel est le registre d’écriture (comique, tragique, horreur, humour, etc.) dans lequel vous êtes le plus à l’aise ?

03. Thé, café, jus d’orange, de carotte, chocolat chaud… buvez-vous quand vous écrivez ?

04. Vers quel genre de récit (imaginaire, polar, épistolaire) vous tournez-vous le plus naturellement, lorsqu’une idée vous vient ?

05. Avez-vous un moment privilégié pour écrire dans la journée ?

06. À quelle vitesse écrivez-vous ?

07. Qu’est-ce que vous ne pouvez vous empêcher de mettre dans vos textes ?

08. Papier-stylo ou Word-clavier ?

09. Quel thème ressort de l’ensemble de votre production écrite ?

10. Que corrigez-vous en ce moment ?

11. En tant qu’auteur (et non lecteur), préférez-vous écrire des nouvelles ou bien des romans ?

12. Avez-vous des épiphanies créatives ?

13. La question maudite : et vos tics d’écriture, pouvez-vous nous en parler ?

14. Êtes-vous auteur de fanfictions ? Si oui, quels fandoms ? Si non, pourquoi ?

15. Si l’un de vos textes venait à être publié, et à avoir un succès fou, verriez-vous les fanfictions inspirées de votre récit d’un bon œil ?

16. Pouvez-vous écrire plusieurs textes à la fois ?

17. Avez-vous des bêta-lecteurs « attitrés » ?

18. Lorsque vous écrivez, écoutez-vous de la musique ?

19. Pouvez-vous écrire partout ?

20. Est-ce que vos lectures influencent votre manière d’écrire ?

21. Êtes-vous du genre à partir d’une idée, écrire, et prévoir le scénario en chemin, ou à tout planifier avant de commencer l’écriture, même si par la suite vous devez dévier de votre synopsis ?

22. L’endroit le plus insolite où vous avez eu une idée géniale qu’il vous était impossible de noter ?

23. Lorsque vous écrivez, revenez-vous sur vos phrases pour les corriger au fur et à mesure, ou êtes-vous plutôt du genre à ne pas revenir en arrière tant que l’inspiration est là ?

24. Écrivez vous « porte ouverte » (en montrant tout au fur et à mesure à vos lecteurs), ou « porte fermée » (en ne montrant rien tant que le point final n’a pas été posé, et la relecture effectuée) ?

25. Avez-vous un planning d’écriture où vous échelonnez votre production à venir ?

26. En moyenne, combien de fois revenez-vous sur un texte pour le corriger ?

27. Avez-vous déjà participé à un NaNoWriMo (www.nanowrimo.org) ?

28. Parlez-vous de ce que vous écrivez à vos proches et amis non écrivant ?

29. Bêta-lisez-vous ? Si oui, cela influence-t-il votre manière d’écrire ? Si non, pourquoi ?

30. Quel a été votre premier texte abouti ?

31. Qu’écrivez-vous en ce moment ? (c’est la même question que la 01, mais votre réponse est peut-être différente…)

Le tag mème permettra de toutes les retrouver facilement ! Et encore mieux : la catégorie Mème de l’écriture 2011 !

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C’est la fin mes amis…

2011 commence sous les meilleurs auspices.

Une ligne peut s’ajouter désormais à ma « brève » histoire d’un roman :

Dans la nuit du 1er au 2 janvier 2011

Après plus de 14 ans d’écriture, la Larme Noire/Éclat de Miriel Ithil voit la trois lettres du mot FIN apposées au terme de l’épilogue. Je viens de finir mon premier roman. Mon choix de conclusion ne sera pas satisfaisant pour tout le monde, mais je ne voyais honnêtement pas d’autre façon de terminer ce récit.

Bien sûr, tant d’efforts pour boucler une histoire pas publiable pour plein de raisons pourrait sembler vain, mais je suis allé jusqu’au bout de ce projet et c’est bien là l’essentiel. Je vais pouvoir me consacrer à d’autres récits, donner vie à d’autres personnages et tirer certaines leçons de cette expérience.

Je mettrai en ligne la fin des aventures de Baldwulf et ses compagnons durant janvier et février (si besoin). Ah oui, et m’imprimer un exemplaire souvenir de cette version bourrée de fautes d’orthographes (j’en retrouve parfois en relisant certaines scènes du PDF en téléchargement, c’est vraiment trop la honte) et qui doit regorger de son lot d’incohérence comme tout premier jet qui se respecte.

Maintenant, je vais enfin me concentrer sur le Projet CF, sans avoir ce roman inachevé qui me rappelle que je dois le finir.

Une « brève » histoire d’un roman

Août 1996

Je viens de lire les deux trilogies fondatrices de la saga Dragonlance. Enthousiaste, elles font naître en moi une véritable passion pour la fantasy, passion déjà éveillée par la lecture du Seigneur des Anneaux deux ans plus tôt.
Je viens de créer un monde pour les besoins d’une partie de jeu de rôle, avec sa première campagne (à tout jamais inachevée) : la Porte.
Ce monde va évoluer, devenir Noghaard…
Août 1996 donc, je débute l’écriture d’un roman intitulé La Porte, très vite rebaptisé L’éclat de Miriel Ithil.
Ce début avancera vite, puis stagnera, la faute à de trop nombreuses réécritures des premiers chapitres.

Juillet 2005

Je lance les Chroniques de Noghaard. Pour la première fois, j’expose le début de ce roman à la lecture. Une poignée de fans pointent le bout du nez, me donnant l’envie de poursuivre le récit. J’en suis au chapitre 6, en pleine réécriture. Dès les derniers paragraphes de ce chapitre, le récit prend la forme d’un feuilleton qui avance régulièrement entre octobre 2005 et novembre 2006.

Novembre 2006

J’entame le chapitre 10, ultime chapitre du roman, qui a changé de nom en cours de route pour devenir La Larme Noire. Histoire de changer du schéma classique « Le/La/Les… du/de la/des… ». Et là ça coince…

Mai 2007

Deuxième partie du chapitre. C’est devenu laborieux.

Mars 2008

Parties 3 et 4. On croit que c’est enfin reparti.

Juillet 2008

Partie 5, pas trop éloignées des précédentes finalement. Car…

17 octobre 2010

La partie 6, plus personne ne l’attendait, pas même moi. Il y a de la lassitude, l’envie d’en finir, mais sans en avoir vraiment les moyens semble-t-il.

13 novembre 2010

C’est officiel, j’en ai plein le dos de ce roman après quatorze années à galérer dessus, et je le fais savoir. Mais n’abandonne pas pour autant l’idée de lui donner une fin acceptable. De toute façon, je me connais, si je ne le termine pas, je ne pourrais pas passer à autre chose.

20 novembre 2010

Je remets le chapitre 10 sur le métier, et en tisse la septième partie. Un peu en forme de baroud d’honneur tant j’ai eu l’impression d’un accouchement douloureux, de m’être forcé pour l’écrire.

30 décembre 2010

Au réveil, des idées pour conclure tout ça. Je n’y crois pas moi même. A tel point qu’il me faut attendre la fin d’après-midi pour finalement me décider à les poser dans un carnet, histoire de les garder en tête. Pour l’usage que je peux faire de mes synopsis rachitiques… Je le décide quand même à écrire le soir. Et ça se déroule plutôt bien…

Même jour, tard dans la nuit

J’écris les mots salvateurs : Fin du chapitre 10. Sensation bizarre… Je me sentirais presque un peu vide subitement. Après quatre ans à ramer sur son écriture, il est achevé. Certes, j’ai choisi l’aspect jusqu’au-boutiste en m’enlisant volontairement dans un des pires travers de ce roman (relevé notamment par Alsem et Gaby lors de leur lecture des premiers chapitres), mais je suis plus content de la tournure qu’ont pris les événements au bout du compte. Je vous laisserai seuls juges durant le mois de janvier quand je mettrai tout cela en ligne.
Reste à écrire l’épilogue, qui risque d’être un peu long quand même, puisqu’il y a pas mal d’actions non résolues, et de personnages laissés en plein milieu de la leur. Mais ça devrait bien se passer je pense. Le plus dur est fait.

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Bon réveillon à tous et à l’année prochaine !

8500 secs

Comme le dit la chanson si célèbre « C’est beaucoup mais c’est bien peu ».

Beaucoup puisque ce sont les premiers de 2010 (hum hum), et bien peu parce que mine de rien c’est assez ridicule (à peine deux pages). Mais il faut savoir s’en contenter quand on n’a rien écrit de l’année.

Certes, je ne m’y suis remis que depuis à peu près une semaine, mais il faut reconnaître que reprendre un récit abandonné depuis combien maintenant… Deux ans ? C’est pas si évident. Mes compagnons de route se montrent heureusement assez compréhensifs et ne me font pas sentir ma longue absence à leurs côtés. Et puis, je suis bien aidé par les changements de statut concernant certains personnages, qui permettent de les reprendre sur une base quelque peu renouvelée.

L’enchaînement des paragraphes est encore laborieux, mais le plaisir d’écrire est intact.

J’ai d’ailleurs noté deux appels à textes (plutôt orientés poésie) pour les prochains mois. Proposer un texte à chacun serait bien. Et puis, peut-être que je vais oser jeter un œil du côté des appels à nouvelles, histoire de voir si de ce côté je suis capable de me relancer également.

Just wait and see…

PS : aujourd’hui, première visite au Mont-Saint-Michel ! Future source d’inspiration  ?

2009 : pas de réel bilan

Je ne sacrifierai pas au classique bilan exhaustif des résolutions de l’an passé, parce que c’est vraiment le grand n’importe quoi au final pour tout ce qui touche à l’écriture… Hum hum…

Disons que j’ai participé à 9 AT sur les 10 planifiés, mais avec seulement deux nouveaux textes, un légèrement récrit et un autre poursuivi. Quelques Perles publiées au sein du Collectif Hydrae et 4 poèmes acceptés au cours de l’année, dont un publié sur support papier. Niveau nouvelles, c’est chou blanc en 2009. Pas une seule de rédigée en intégralité, pas une seule de retenue lors des AT. La cata !

Je me console avec une première participation au NaNoWriMo plutôt encourageante qui m’a permis de lancer mon projet 2010 en terme d’écriture : Passé en otage, texte de longueur indéterminée dans ce style cyber-fantasy que j’essaie de mettre en place.

La seule résolution que j’aie vraiment tenue, c’est de boucler Par-delà l’Océan avant la fin de l’hiver 2009. On pourrait se dire que c’est déjà pas mal.

Pour le restant, il reste du boulot pour remplir les objectifs que je m’étais fixés. Heureusement qu’au niveau perso, ça a pas mal bougé au niveau du projet de petit nid (faudra que je vous mette en ligne une ou deux photos du trou des fondations, actuellement sous la neige).

Ah si, j’oubliais, j’ai tenu la onzième résolution, imposée par Nimwendil : terminer The Liveship Traders, aka Les Aventuriers de la Mer.

Pour 2010, je ne me fixe qu’une seule résolution : écrire davantage ! Ce sera déjà bien suffisant comme défi !

Etre son plus mauvais lecteur (ou du changement de cap…)

Aujourd’hui, je me suis livré à une légère introspection concernant la nouvelle que j’ai débutée durant le NaNoWriMo.

Initialement destinée à l’appel à texte Révolution de Mots et Légendes, Passé en otage quitte la course ce mercredi. Non pas parce que je l’abandonne (arrivant à 80 000 secs ce serait un sacré gâchis), mais simplement parce que mes personnages se sentent à l’étroit dans ce format de texte. Après mûre réflexion, je trouve que trop d’éléments sont sous-exploité et ne justifient pas par conséquent leur intérêt à ce niveau du récit. A commencer par le décor d’une bonne partie de l’histoire, la Venise de la fin du XVIe siècle. Rien ne justifie réellement d’ancrer l’intrigue à ce moment précis de la vie de Giordano Bruno, guest star historique du récit.

Je pourrais tout aussi bien faire intervenir mes personnages en amont de son séjour vénitien, le récit resterai plausible. Seulement, les événements survenant à Venise sont déterminants dans son exécution future, et il faut que je renforce la nécessité de placer la récit à ce moment, tout en développant davantage ce cadre magnifique.

Suite à mes réflexions, plusieurs développements potentiels fleurissent et je trouve que le récit actuel fait un peu trop juxtaposition de scènes clés par moment. Ces scènes me plaisent bien, mais il leur manque encore du liant pour les rendre plus intéressantes, plus ancrées dans une vaste intrigue à tiroirs.

Et puis je manque cruellement de recul sur ce texte encore inachevé pour envisager des coupes de toute façon ! Avec quelques semaines (mois ?) de recul, ça pourrait peut-être le faire, mais en trois semaines, c’est mission impossible ! Je suis trop dedans, enfermé dans sa version initiale telle que je voulais la modeler. D’autant que, comme je le dis plus haut, mes personnages réclament plus d’espace pour vivre !

Dernière chose, avec le peu qu’il me reste, la partie « révolution » à proprement parler risque d’être réduite à peau de chagrin, un comble par rapport à la thématique attendue !

Ce texte est aussi l’occasion pour moi de retrouver ce cher An Anaon, un de mes personnages fétiches aux côtés de Baldwulf ou Nickolah Dothiriel. Et lui aussi a besoin de se créer un peu plus de place dans la nouvelle.

C’est donc vers une novella, voire un roman, que je me dirige désormais. Cette première version en fait un excellent synopsis, hyper détaillé. Tout débutera plus tôt que c’est le cas ici, permettant de mieux connaissance avec le principal personnage : Victor Kovakk, Voyageur Temporel.

Cette nouvelle étant désormais libre de toute participation, je peux vous en dévoiler l’actuel incipit pour vous faire une idée de la bête.

Bonne (courte) lecture !


Journal de bord

Le voyage s’est bien passé cette fois-ci. Par bien, il faut comprendre qu’il ne semble pas y avoir eu d’impondérable flagrant. Comme la fois où je m’étais retrouvé à Londres en plein bombardements allemands à cause d’une erreur de réglage. J’aurais dû y arriver la veille, mais c’était sans compter sur l’inexpérience d’un de mes nouveaux collaborateurs du moment. Du coup, ça fusait un peu partout autour de moi, ça hurlait, ça mourrait. Et moi au milieu de ce carnage, je ne savais plus ou me mettre pour me protéger. Si cela était possible.

Heureusement, le Grand Superviseur, Ned de son prénom, avait vite pris conscience de
la situation désespérée qui était la mienne et m’avait rapatrié illico dans le présent. J’avais subi de nombreuses blessures sans gravité, quelques éclats de métal avaient eu la lumineuse idée de choisir mes bras et mes jambes comme terrain de jeu. Rien que quelques heures en cuve de régénération ne puissent faire disparaître.

Les progrès du voyage dans le temps étaient rapides, mais cette science était trop neuve encore pour être totalement fiable. Mes quarante collègues disloqués ou perdus quelque part dans le fil de l’Histoire en constituaient le témoignage le plus évident. Leurs portraits s’alignaient dans la salle des départs. Leurs visages souriaient naïvement alors qu’ils étaient sur le point de commettre la pire connerie de leur existence.

Voyager à travers le temps. Voilà bien une idée saugrenue qui ne pouvait venir que de l’homme. Les Résurgents en posséderaient le monopole s’ils l’avaient souhaité. La Magie faisait partie intégrante de leur nature. La technologie ne leur aurait pas été nécessaire pour accomplir des sauts temporels. Du moins était-ce ma pensée. J’aurais bien imaginé un Clairvoyant capable de telles prouesses. Ces dragons télépathes et
chronomanciens devaient bien posséder la clé du voyage dans le temps. Cependant, ils n’avaient pas vécu suffisamment longtemps après l’Eveil pour nous transmettre leurs connaissances sans limite.

Encore une preuve de la folie décadente des hommes. Asservis par tous ceux qui souhaitaient briguer un pouvoir somme toute éphémère, les Clairvoyants avaient préféré se laisser mourir que de rester des esclaves. Le dernier d’entre eux s’était éteint dix ans avant la découverte de la théorie qui avait rendu possible le voyage temporel. Mon père avait pratiquement assisté à la mort du dragon.

Les bouleversements culturels qui avaient suivi le premier aller-retour dans le passé continuaient à faire naître de nouvelles ramifications chaque jour depuis trois ans. Trois ans, et quelques deux mille voyages tentés, dont les trois quarts au dénouement plus ou moins tragiques. ChronoCorp avait fait main basse sur ce principe quantique que je ne parviendrais jamais à comprendre totalement, alors que les essais ne connaissaient toujours pas de régularité dans leurs succès. Le mégatrust avait lancé la commercialisation d’appareils pour naviguer entre les époques bien trop tôt. En avait résulté un nombre impressionnant de disparitions chez les usagers des produits de ChronoCorp. Sur un vote unanime des membres du Gouvernement Hégémonique Mondial, la corporation avait été démantelée et l’intégralité de sa production retirée de la vente et détruite.

Les voyages dans le temps devinrent l’affaire de professionnels mandatés par le G.H.M., des professionnels comme moi, Victor Kovakk. Notre rôle ? Le passé ne semblant pas pouvoir être modifié, du moins notre éthique nous l’interdit-elle, nous nous contentons de le visiter, de l’observer, de consigner par écrit tout ce qui est manquant dans l’Histoire Officielle. Ou de corriger ce qui y est erroné. Autrement dit, nous traquons les poussées de magie au travers des époques.

Cette nouvelle mission dans le temps est l’occasion pour moi d’ouvrir ce journal de bord et laisser une trace de mon travail, au cas où le G.H.M. déciderait du jour au lendemain de tout laisser tomber, les Voyageurs en premier lieu. Les rumeurs de ces dernières semaines ne sont pas très rassurantes.

L’heure tourne et je dois cesser de mnémographer, si je ne veux pas rater mon rendez-vous.

PS : Un grand merci à Scylliane/Elvys et Guillaume, pour leurs précieux commentaires sur le début de ce texte ! Ce sera un grand plaisir pour moi que de vous renvoyer l’ascenseur en bêta-lisant vos textes ! 😉

Continuation post-NaNo

Ca faisait longtemps… Voilà quelques nouvelles de mon récit initié lors du NaNo.

Destiné à l’appel à textes Révolutions de Mots et Légendes, il atteint actuellement 12 458 mots (400 mots en vingt minutes aujourd’hui, je suis bien dans cette nouvelle), soit 75 059 signes espaces comprises. Au maximum, j’ai le droit à 88 000 secs… Ca va être chaud, d’autant plus qu’il me reste deux scènes majeures ainsi que la conclusion à écrire… Gloups… Les coupes risquent d’être sévères au final (je ne perds en plus pas de vue qu’il me faudra ajouter un paragraphe introductif, style encyclopédique, pour préciser le cadre du récit).

J’espère boucler ce week end, même si j’ignore encore comment se concluera exactement cette nouvelle. Je pourrais alors laisser ce texte reposer un peu, le temps qu’il vive son épreuve du feu sous l’œil inquisiteur des bêta-lecteurs, et que je me livre moi-même à la bêta-lecture de deux textes qui partiront aussi pour cet AT.

J’ai du pain sur la planche !

NaNo 2009 : la barre des 10 000 !

Juste deux mots pour dire que j’ai franchi hier la barre hautement psychologique des 10 000 mots. A quelques jours de la fin du défi, atteindre les 13 000 mots fixés pour cette nouvelle me parait tout à fait accessible. Espérons que l’inspiration ne me fera pas défaut au moment de conclure (surtout qu’il me reste moins de marge que ce que je prévoyais pour amener ma conclusion, surtout qu’elle est loin d’être là dans le récit, mes personnages ont encore beaucoup à accomplir pour l’atteindre… il faudra faire des coupes au moins de la correction) et que la fatigue ne me submergera pas au mauvais moment !

Dernière ligne droite, je peux le faire !

NaNo 2009 : Avancée du jour 22

Wahou ! Quel relais ce dimanche !

En deux petites heures, j’ai ajouté plus de 2 000 mots au compteur, faisant grimper celui-ci à 9 457 mots ! La barre psychologique des 10 000 est proche et tout est bientôt en place pour que se lance le crescendo final du récit.

Les événements s’enchaînent pas trop mal pour le moment, pourvu que ça dure et que d’autres instants d’inspiration comme ceux d’aujourd’hui s’offriront à moi dans les prochains jours !

NaNo 2009 : bilan du jour 21

Une semaine de silence radio… Beaucoup de choses à boucler au niveau pro, du coup pas le temps de poster ici.

J’ai un peu avancé dans le premier jet de ma nouvelle. J’arrive à 7 302 mots, j’ai ramené à la vie un de mes personnages préférés que l’on aurait cru mort dans un texte précédent (si ça c’est pas du teasing monstrueux…), le lecteur fait la connaissance d’un personnage qui pourrait être une clé potentielle de la résolution du conflit, et puis il y a un peu d’action, ce qui faisait défaut au début de la nouvelle (mais en même temps ne la pénalisait pas a priori d’après les premiers retours que j’ai pu avoir sur la première partie du récit).

J’essaie en ce moment de lire un peu également, en me retenant de me jeter sur les quelques romans Shadowrun que j’ai en stock pour ne pas trop être influencé par leur contenu. L’univers développé est très proche de celui que je mets peu à peu en place, à ceci près que chez moi, les créatures fantastiques qui sont le fruit de mutations dans Shadowrun n’ont jamais réellement disparu. Même si j’emploie également le terme d’Eveil pour désigner leur réapparition, il s’agit davantage d’un éveil au sein de la société, d’une croissance démographique qui a repris.

Ce week end, j’aimerais bien écrire une ou deux scènes supplémentaires, car me voici arrivé dans la dernière ligne droite de l’écriture de ce premier jet, dans les dix derniers jours du temps que je me suis imposé pour le boucler (autrement dit, le NaNo 2009).