Les 10 livres que vous aimeriez lire cet été ~ Été 2018 (Partie 2)

Reprenons une bonne vieille habitude : faire une liste des lectures estivales qui m’attendent ! C’est parti pour l’édition 2018 !

Voici les 5 autres titres (toujours sans recherche d’ordre de priorité de lecture) que j’espère lire au cours de cet été :

Le vieil homme et la guerre, par John Scalzi.

L’accroche “J’ai fait deux choses le jour de mon soixante-quinzième anniversaire. Je suis allé sur la tombe de ma femme et je me suis engagé.” À soixante-quinze ans, l’âge minimum requis, John Perry n’est pas le seul à intégrer les Forces de défense coloniale, le seul ticket pour les étoiles, mais sans retour. Plus rien ne le retient sur Terre. Combien d’années de vie peut-il encore espérer ? En revanche, s’engager, c’est défendre la Terre, protéger l’expansion de l’humanité dans les étoiles, retrouver une seconde jeunesse et, à l’issue du service, obtenir le statut de colon sur une planète nouvelle. Sur Terre, nul ne sait ce qu’il advient de ces recrues à part qu’on leur promet une guerre sans merci contre la myriade d’espèces intelligentes qui se partagent un “espace vital” interstellaire beaucoup trop étroit. John Perry devient donc soldat. Avec son nouveau statut commencent les révélations, inimaginables.

Pourquoi je veux le lire : Je n’ai pas lu énormément de SF militaire, mais je garde plutôt de bons souvenirs de mes essais. Du coup j’ai bien envie de me lancer dans le premier tome de cette saga qui semble avoir été bien appréciée de ses lecteurs, intrigué par le titre et par le pitch. La promo de Milady sur quelques uns de ses titres en poche a fait le reste pour l’amener sur mes étagères juste avant l’été.

 

Port d’Âmes, par Lionel Davoust.

L’accroche : Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.

Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d’Aniagrad, où tout se vend et tout s’achète, pour reconquérir l’honneur de sa famille. L’occasion lui en est rapidement donnée : Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques. Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville, le jeune homme s’investit de tout son cœur dans le projet.

Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l’ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s’il veut atteindre son but sans perdre son âme.

Pourquoi je veux le lire : De Lionel Davoust, outre les bons conseils que l’on peut lire régulièrement sur son blog, je conserve le souvenir d’une superbe nouvelle sur le mythe arthurien que j’avais découverte initialement via le défunt podcast Utopod : L’Île close. Ce one-shot est l’occasion de découvrir l’univers de Lionel Davoust sur un roman qui se suffit à lui-même. Par ailleurs, je ne lis pas suffisamment de fantasy ou SF francophone (et je reconnais qu’avec seulement trois titres la représentant dans cette liste, je ne casse pas pas suffisamment mes habitudes) et j’ai conscience que c’est un tort à plusieurs égards : non seulement il est bien dommage d’avoir autant de lacunes dans la littérature SFFF de sa propre langue, mais en prime c’est se priver de riches leçons sur l’écriture en lisant des textes qui ne sont pas passés un travers du prisme de la traduction.

 

Les Chroniques Perdues de LanceDragon, tome 1 : Dragons des Profondeurs, par Margaret Weis et Tracy Hickman.

L’accroche : Ils ont sauvé les réfugiés de Pax-Tharkas et les ont guidés jusqu’à la vallée cachée. Les voilà un moment en sécurité, mais les forces des armées draconiques sont toujours à leur poursuite. Pendant que Tanis recherche un abri dans le royaume nain de Thorbardin, les autres relèvent leurs propres défis. Raistlin est étrangement attiré dans la forteresse hantée du nom de Kallotte. Sturm part à la recherche du légendaire marteau de Kharas, l’outil qui permettrait de forger la fameuse Lancedragon. quant à Tika, elle se lance dans un périlleux voyage pour sauver ceux qu’elle aime d’une mort certaine. Mais c’est le nain, Flint Forgefeu, qui est confronté au pire. Alors que les héros tentent de sauver les vies de ceux dont ils sont responsables, Flint est contraint de faire un choix difficile, un choix qui pourrait bien influer sur l’avenir du monde.

Pourquoi je veux le lire : Ah l’univers de DragonLance, pendant la période de la Guerre de la Lance qui est le décor de la trilogie initiale, que de souvenir ! Ce fut une rencontre littéraire marquante, du genre qui inspire tout ce qu’on fait derrière. Mes PJ de JDR fantasy portaient le nom des héros (j’ai ainsi incarné quelques Tanis, Caramon ou Sturm dans différents univers, ainsi qu’un Kender dont j’ai oublié le nom – ce n’était pas Tass – dans un scénario épique de ADD). Ah oui, mon trio de Secret of Mana s’appelait Tanis, Tika et Tass lors d’une partie. Sans parler que je m’étais lancé dans l’écriture de L’éclat de Miriel Ithil, aka La Larme Noire, après avoir les Chroniques. Tout ça pour dire que c’est un univers fondamental à mes yeux, malgré tout ce qu’il a de basique, et que cela fait trop longtemps que j’ai mis les pieds en Ansalonie. Je crois que ça ne doit pas faire loin de 18 ans maintenant, en dehors d’une ou deux incursions. Cela va être top de se replonger dedans, surtout avec ces Chroniques Perdues qui comblent certaines ellipses de la trilogie originelle.

 

Spin, par Robert Charles Wilson.

L’accroche : Une nuit d’octobre, Tyler Dupree, douze ans, et ses deux meilleurs amis, Jason et Diane Lawton, quatorze ans, assistent à la disparition soudaine des étoiles. Bientôt, l’humanité s’aperçoit que la Terre est entourée d’une barrière à l’extérieur de laquelle le temps s’écoule des millions de fois plus vite. La Lune a disparue, le Soleil est un simulacre, les satellites artificiels sont retombés sur terre. Mais le plus grave, c’est qu’à la vitesse à laquelle vieillit désormais le véritable Soleil, l’humanité n’a plus que quelques décennies à vivre…

Qui a emprisonné la Terre derrière le Bouclier d’Octobre? Et s’il s’agit d’extraterrestres, pourquoi ont-ils agi ainsi ?

Pourquoi je veux le lire : À une époque pas si lointaine, j’ai rempli ma bibliothèque d’un certain nombre de titres de SF pour tenter de combler un peu le vide que j’avais en la matière. La lecture de A Fire upon the Deep de Vernor Vinge m’avait bien accroché et je voulais avoir de quoi lire en SF sur mes étagères. J’ai déniché du classique en occasion avec du Asimov ou du Vance par exemple, ou encore un peu de Dick. Un auteur en particulier est venu remplir les rangs : Robert Charles Wilson. Les accroches de ses romans m’avaient bien plu et j’avais souvent entendu parler de lui pour ce roman, Spin. Quand fut venu le temps de choisir quelques romans de SF pour cet été, ce dernier s’est naturellement imposé aux côtés du Vinge évoqué dans la première partie de cette liste.

 

Sur des Mers plus Ignorées, par Tim Powers.

L’accroche : Fin du XVIIe siècle, dans le Nouveau Monde. Là seulement la magie continue de procurer la jeunesse éternelle, de ramener les morts à la semi-vie et de rendre fous d’horreur les rares Européens qui s’y aventurent ; tel ce père qui cherche à faire revivre sa femme dans le corps de sa fille…

Voguant vers la plantation qui lui revient de droit, Chandagnac est capturé par des pirates et sera forcé de se joindre à eux.

Pour sauver Beth des atroces pratiques magiques que son père s’apprête à lui faire subir, devra-t-il aussi s’initier aux fabuleuses puissances du vaudou et de ses loas ? mener une lutte sans merci contre les magiciens et les pirates, les loas et les bocors, les zombies, la folie et la mort ?

Pourquoi je veux le lire : Ce roman apparaissait déjà dans ma liste pour l’été 2014 et son cocktail de piraterie et de vaudou, qui est celui de Par-delà l’Océan, m’attire toujours autant. Est-ce que cet été sera le bon pour enfin le lire ? On le saura assez rapidement. Forcément je serai hyper motivé à l’idée que sa lecture me serve de déclencheur pour travailler sur la réédition en indépendant de Par-delà l’Océan déjà, mais aussi pour réveiller mon envie d’écrire sa suite ! On ne pas se faire de faux espoir dès à présent, mais si ça pouvait avoir cet effet, ce serait top !

 

Et voilà pour mon programme de lecture des semaines à venir. Naturellement, cela ne prend pas en compte les BD qui viendront se greffer, ainsi que quelques LDVELH qui devraient aussi s’incruster et bouleverser un peu ces projets de lecture.

Et de votre côté, vous prévoyez de lire quoi pendant l’été ?

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Les 10 livres que vous aimeriez lire cet été ~ Été 2018 (Partie 1)

Reprenons une bonne vieille habitude : faire une liste des lectures estivales qui m’attendent ! C’est parti pour l’édition 2018 ! Voici les 5 premiers titres (sans recherche d’ordre de priorité de lecture) que j’espère lire au cours de cet été :

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A Deepness in the Sky, par Vernor Vinge.

L’accroche : Dans l’immensité de la Galaxie, l’étoile Marche-Arrêt est une énigme. Elle s’éteint pendant deux cent quinze ans puis se rallume pour trente-cinq ans. Son unique planète est habitée par des araignées intelligentes qui viennent d’inventer la radio. Leur signaux attirent deux expéditions interstellaires.

Celle des Queng Ho, un peuple marchand et itinérant qui parcourt l’espace en vendant et en achetant de l’information technologique.

Et celle des Emergents, issus d’une civilisation violente et sadique qui a fait de la lutte pour le pouvoir son mode de vie.

Qui l’emportera ?

Pourquoi je veux le lire : J’avais tout bonnement adoré mon premier roman de l’auteur (A Fire upon the Deep) et c’est tout naturellement que j’aimerais me lancer dans cet autre roman situé dans le même univers mais à une autre époque. Je ne pense pas y retrouver le savoureux mélange de SF et de fantasy qui m’avait permis de me réconcilier avec la SF, mais les retours sont excellents sur ce second opus alors j’y plongerai les yeux fermés.

Les Pirates de l’Escroc-Griffe, tome 2 : Les Feux de Mortifice, par Jean-Sébastien Guillermou.

L’accroche : Je ne vais pas la mettre pour ne pas spoiler ceux qui n’ont pas encore lu le premier tome de cette saga fantastique. Du coup, je vous balance celle du premier tome : Les Terres Interdites.

Lorsque Caboche, après s’être enfui de l’orphelinat militaire, part à la recherche de son père, il ne s’attendait certainement pas à rencontrer la compagnie de L’Escroc-Griffe et encore moins à monter à bord de leur bateau ! Connu pour n’avoir jamais réussi un abordage, l’équipage de Bretelle, vieux capitaine désabusé, ressemble plus à la troupe d’un cirque qu’à une bande de pirates. Mais Caboche va les entraîner dans un voyage rocambolesque sur les Mers Turquoises, à la recherche d’un trésor mythique. Une quête dangereuse puisqu’ils sont pourchassés par l’invincible et immortel Amiral-Fantôme, et qui les mènera jusqu’aux confins du Monde-Fleur, aux abords des mystérieuses Terres Interdites…

Pourquoi je veux le lire : Le premier tome était déjà top à lire, avec beaucoup de rebondissements, de l’action à gogo et un univers riche et regorgeant d’idées originales. Une belle découverte et une lecture idéale pour la période estivale.

The Number Mysteries, par Marcus du Sautoy.

L’accroche : From the author of ‘The Music of the Primes’ and ‘Finding Moonshine’ comes a short, lively book on five mathematical problems that just refuse be solved – and on how many everyday problems can be solved by maths. Every time we download a song from Itunes, take a flight across the Atlantic or talk on our mobile phones, we are relying on great mathematical inventions. Maths may fail to provide answers to various of its own problems, but it can provide answers to problems that don’t seem to be its own – how prime numbers are the key to Real Madrid’s success, to secrets on the Internet and to the survival of insects in the forests of North America. In ‘The Number Mysteries’, Marcus du Sautoy explains how to fake a Jackson Pollock; how to work out whether or not the universe has a hole in the middle of it; how to make the world’s roundest football. He shows us how to see shapes in four dimensions – and how maths makes you a better gambler. He tells us about the quest to predict the future – from the flight of asteroids to an impending storm, from bending a ball like Beckham to predicting population growth.It’s a book to dip in to; a book to challenge and puzzle – and a book that gives us answers.

Pourquoi je veux le lire : Un peu de lecture en anglais en plus du Vinge pour entretenir le contact avec la langue pendant l’été. Un peu de maths vulgarisées pour rester en contact pendant l’été. Et une éventuelle source d’inspiration pour le boulot pour l’année à venir. En plus j’ai entendu beaucoup de bien de l’auteur au cours des deux dernières années, donc il est plus que temps de me pencher sur son œuvre.

Les Foulards Rouges, saison 1 : Bagne, par Cécile Duquenne.

L’accroche : Sur Bagne, Lara traverse les étendues désertiques pour remplir ses contrats. Car Lara est une Foulard Rouge, appelée à faire régner la loi à grand renfort de balles. Et sur cette planète-prison où les deux-tiers de la population sont des hommes, anciens violeurs ou psychopathes, c’est une vraie chance pour une jeune femme comme elle de ne pas avoir fini dans un bordel. En plus, elle fait plutôt bien son boulot – on la surnomme même Lady Bang. Mais Lara n’a pas obtenu ce job par hasard – tout comme elle n’a pas atterri dans cet enfer par hasard. Elle doit tout ça à quelqu’un en particulier, à qui elle en veut profondément… et qui, pourtant, a quelque chose à lui offrir – une chose qui n’a pas de prix. Lara acceptera-t-elle de baisser un peu sa garde et de se lier à de dangereux criminels comme le mystérieux Renaud ? Si elle veut reprendre son destin en main et ne pas finir ses jours ici, elle n’aura pas vraiment le choix…

Pourquoi je veux le lire : Je garde un très bon souvenir de ma lecture du premier épisode de cette première saison, proposé gratuitement pour ceux qui aimerait découvrir l’univers. L’été est là aussi un moment idéal pour retourner sur Bagne. D’autant que les saisons 2 et 3 sont également bien au chaud dans ma bibliothèque numérique ! Ce qui pourrait bouleverser quelque peu cette liste…

La carrière du mal , par Robert Galbraith.

L’accroche : Lorsque Robin Ellacott reçoit ce jour-là un mystérieux colis, elle est loin de se douter de la vision d’horreur qui l’attend : la jambe tranchée d’une femme.

Son patron, le détective privé Cormoran Strike, est moins surpris qu’elle, mais tout aussi inquiet. Qui est l’expéditeur de ce paquet macabre ? Quatre noms viennent aussitôt à l’esprit de Strike, surgis de son propre passé. Quatre individus capables les uns comme les autres, il le sait, des plus violentes atrocités.

Les enquêteurs de la police en charge du dossier ne tardent pas à choisir leur suspect idéal – mais Strike, persuadé qu’ils font fausse route, décide de prendre lui-même les choses en main. Avec l’aide de Robin, il plonge dans le monde pervers et ténébreux des trois autres coupables potentiels. Mais le temps leur est compté, car de nouveaux crimes font bientôt surface, toujours plus terrifiants…

Pourquoi je veux le lire : J’ai plongé avec bonheur dans les deux premières enquêtes de Cormoran Strike, même si la première intrigue m’avait semblé un poil trop classique, et une troisième enquête n’est pas de refus, m’étant attaché aux deux principaux protagonistes. Et puis c’est J.K. Rowling aux commandes derrière ce pseudonyme alors forcément il y a art du récit puissamment maîtrisé, ainsi que des personnages parfaitement écrits.

 

Et voilà pour ces premiers romans qui vont m’accompagner au cours des deux prochains mois. À demain ou après-demain pour la deuxième partie de ces lectures estivales.

Le 1er septembre, j’achète un livre/ebook de SFFF/Horreur francophone !

Inspirée par l’idée géniale d’un auteur québécois qui a lancé l’opération « le 12 août, j’achète un livre québécois », la communauté L’Invasion des Grenouilles propose à son tour d’organiser une opération similaire destinée à promouvoir la littérature francophone de SFFF (science-fiction/fantastique/fantasy) et d’horreur en France.
Les auteurs francophones de ces genres ont du talent, de l’imagination à revendre, et méritent d’être découverts.
Alors, « Le 1er septembre, j’achète un livre/ebook de SFFF/horreur francophone ».

Retrouvez sur Facebook le groupe L’Invasion des Grenouilles.

Pour l’occasion, je vais évoquer quelques titres SFFF francophones. Celui que je viens de finir (et que je vous conseille très fortement), celui que je lis actuellement et ceux que j’ai acheté aujourd’hui à l’occasion de cette manifestation.

La Dernière Terre, tome 2 : Des certitudes.

imageJe vous avais parlé l’an passé du premier tome de cette saga de Fantasy écrite par Magali Villeneuve : L’enfant meredhian. Un premier tome qui m’avait déjà enthousiasmé par ses personnages bien approfondis et par le style précis mais pas rébarbatif de Magali. Voici donc une brève chronique (ce n’est jamais évident de rentrer dans les détails lorsqu’il s’agit d’une suite, le risque de spoil étant non négligeable) de Des certitudes.

Ce second tome poursuit la saga sur ces bases, et fait même mieux. Non seulement, les personnages sont toujours aussi fouillés, mais ils évoluent suivant des voies pas forcément prévisibles. En particulier, Feor Elliem prend beaucoup d’ampleur dans cet opus et apparaît comme un de mes personnages favoris de ce début de saga (6 tomes sont prévus pour le moment).

Le style reste d’une rare précision, ce qui induit par moment un rythme de lecture plus lent pour bien savourer chaque nuance mise en place. À partir de la moitié du roman, les certitudes auxquelles le titre fait allusion se retrouvent irrémédiablement bouleversées et les mystères du premier tome s’épaississent de plus en plus.

Un coup de cœur pour cette année 2014.

Un regret ? L’attente à venir d’ici la parution du troisième tome !

Mon Donjon, mon Dragon.

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On pitche un peu avant de parler de cette novella de Lilian Peschet :

Bram est le modèle même du geek parfait : une carrière professionnelle vouée au développement de sites web pour clients pénibles, une vie sociale principalement consacrée aux jeux de rôles, aux jeux vidéo et à la lecture de romans de science-fiction ou de fantasy, et une vie sexuelle… proche du néant. Pourtant, un grain de sable va venir perturber cette mécanique bien huilée. Ce grain de sable s’appelle Aurore, une jeune fille apparemment bien sous tout rapport et qui débarque en tant que stagiaire dans l’entreprise de Bram. Aurore va bouleverser sa vie… mais pas forcément dans la direction souhaitée.

Mon Donjon Mon Dragon est plus qu’un roman : c’est un manifeste du nerd, une véritable exploration sociologique de l’étrange univers dans lequel évoluent les geeks, et une déclaration d’humour noir et grinçant. Les geeks ont donné au monde ses plus beaux cerveaux, et leurs rangs grossissent chaque jour : Mon Donjon Mon Dragon nous incite à considérer de plus près ceux que – par cruauté ou simplement par bêtise – le monde a longtemps appelés losers.

Alors ok, vous me direz que ce n’est pas de la SFFF à proprement parler, mais les thématiques abordées nous seront familières. Pour le moment, j’aime beaucoup la façon dont Lilian évoque la trajectoire de Bram au début de la novella. Les scènes avec les clients (la première notamment) sont bien sympa. Forcément, j’en suis seulement au moment juste après la rencontre avec Aurore, donc il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir dans ce Donjon, mais j’aime déjà beaucoup ce que j’en ai exploré !

Les ebooks achetés aujourd’hui :

9782363762412Une novella dont le pitch m’intrigue énormément.

Cassandra est une étudiante un peu particulière : héritière de l’antique famille royale des Galata, la jeune princesse prépare une thèse de Magie à l’université. Passant en revue les grimoires les plus vénérables et les plus prestigieux, l’académicienne mène une vie rangée et, pour tout dire, un peu ennuyeuse : elle rêve par-dessus tout d’aller sur le terrain et de devenir enfin Chasseuse de livres. Car la Magie a beau avoir déserté le pays depuis quatre siècles, certains nostalgiques des arts occultes semblent convaincus que l’énergie mystique est sur le point de reparaître. Mais les évènements prennent une tournure inattendue le jour où la jeune érudite reçoit une invitation pour une soirée à la Fondation des Sciences Occultes. La vénérable Tamora Caton a en effet une mission à lui confier : retrouver le mythique « L’Appel des Anciens », plus qu’un livre, une légende des arts magiques et une source de pouvoirs terribles pour celui qui mettra la main dessus. L’occasion est trop belle. Mais l’étudiante n’imagine pas encore que son chemin sera parsemé d’embuches et dépassera de loin sa simple curiosité scientifique. Dans l’ombre, les convoitises s’aiguisent.

Sachant que c’est Walrus qui produit ce texte d’une centaine de pages, je n’ai aucun doute sur son originalité (surtout qu’un côté steampunk est annoncé, du coup, étant peu familier du genre, ça ne peut que m’intéresser) et les premiers retours de lecture sont très encourageants.

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Vous rappelez du fabuleux Au Sortir de l’Ombre de Syven ? Et bien en fin de chronique, j’évoquais cette nouvelle qui se déroule dans le même univers.

Étonnamment, je ne l’avais pas encore lue. Ce sera bientôt un oubli réparé.

Prêts à vous replonger dans les Ombres et à affronter de nouveaux des Gothans ? Moi je le suis !

 

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Dernier achat pour cette journée dédiée à la SFFF francophone. Une nouvelle que j’ai trouvée dans la liste d’achat d’Alex Evans (oui, l’auteur de La Chasseuse de Livres ci-dessus). Le résumé me tente bien et c’est l’occasion de découvrir le travail de la jeune maison d’éditions Flammèche.

Mai 1610.

Paris est en émoi suite à l’assassinat du roi Henri IV. Mais Hector n’a que faire des intrigues politiques qui secouent la capitale. Un homme à l’allure inquiétante a fait enlever ses sœurs et il est prêt à tout pour les retrouver.

Cependant, le bretteur est loin d’imaginer quels sombres desseins se jouent réellement dans les entrailles de la ville.

D’autres titres sont présentés ici ou là :

A Song of Ice and Fire – 1 : A Game of Thrones ~ George R. R. Martin

Depuis deux bonnes années que je devais le faire, je me suis enfin lancé dans cette désormais célébrissime saga de fantasy. Je dois reconnaître que de longues tergiversations pour choisir entre une lecture en VO ou sa traduction souvent décriée ont retardé le moment de m’y mettre. Mon choix s’est finalement arrêté sur la VO.

Je ne vous ferai pas l’affront de rappeler le pitch du roman…

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Du style et des points de vue

Premier constat, le style est fluide, très direct, très accessible. Le vocabulaire est finalement relativement répétitif et les quelques mots qui m’ont posé problème ne se sont pas révélés pénalisants. Les rares a revenir à plusieurs reprises ont été les seuls nécessitant un passage par le dictionnaire. Rien de bien gênant pour la lecture.

Par comparaison avec la traduction française (j’ai le premier tome dans ma bibliothèque, du coup je me suis amusé à comparer de temps en temps un paragraphe par-ci, un paragraphe par-là), on passe d’un style peu littéraire, reconnaissons-le, à un style hautement littéraire dans notre langue. Les tournures m’ont du coup semblé inutilement alambiquées, là où Martin les a voulu directes, sans fioritures. Cela m’a paru aboutir à des dialogues à la langue fleurie en carton pâte, bien moins sympathiques à lire que la version originale et cadrant parfois bizarrement avec les personnages.

Je pense par exemple au moment où Jon Snow offre à Arya l’épée qu’il a fait forger pour elle et lui dit « Première leçon. Frappe-les d’estoc.« , traduction bien éloignée à mon goût du « First lesson. Stick them with the pointy end.« , beaucoup plus direct et ne faisant pas appel à un vocabulaire spécifique. Ce qui est bien plus logique en s’adressant à une enfant de 9 ans. Bref, je suis satisfait d’avoir choisi la version originale du texte.

La gestion des points de vue m’a semblé fort pertinente et bien traitée, permettant à de nombreux aspects du récits d’être abordés. Certaines focalisations, celle de Sansa par exemple, apportent même un décalage intéressant pour certaines scènes. Celle du tournoi où meurt l’écuyer, fraîchement fait chevalier, de Jon Arryn prend ici une autre dimension, dédramatisée puisqu’il n’est qu’un chevalier inconnu aux yeux de Sansa.

On sent tout l’art du scénario de série que Martin a pu développer au fil des années, le rythme est quasi parfait, le choix de l’ordre des enchaînements entre les personnages savamment étudié. J’adhère totalement ! Et contrairement à ce que j’ai pu lire ici ou là, je n’ai pas ressenti de surenchère au niveau des cliffhangers de fin de chapitre. L’ensemble est bien dosé à mon goût.

J’ai passé un super bon moment de lecture, même si ce n’est pas la claque à laquelle je me serais attendu. Peut-être le fait d’avoir vu la série auparavant et de connaître les principaux moments de l’intrigue ?

Des adaptations

le-trone-de-fer-saison-1Quand on pense au Trône de Fer, on pense forcément à son adaptation en série. C’est d’ailleurs par l’intermédiaire de celle-ci que j’ai posé le pied à Westeros. Globalement, je trouve après lecture que la première saison de la série est plutôt fidèle aux intrigues développées dans ce premier tome de la saga. Certes les personnages sont physiquement différents de ce que j’aurais attendu, mais cela ne pose pas de problème, d’autant que les acteurs tiennent parfaitement la baraque. Par contre, certains personnages m’ont attiré davantage de sympathie dans la série que dans le roman, les scénaristes de celles-ci leur ayant donné plus de présence que la narration de Martin (je pense par exemple à Littlefinger).

Je ne reviendrai pas sur les libertés prises par la série, on trouvera sans soucis des articles en traitant en long, en large, en travers, et avec une analyse plus fine que ce que je pourrais proposer.

bd-le-trone-de-fer-volume-1Plus proche du roman, l’adaptation en bande dessinées est tout à fait convenable. J’ai lu les premiers épisodes juste après avoir lu le roman et honnêtement, je m’y suis beaucoup plus retrouvé au niveau du contenu. Par contre, j’ai eu l’impression que de nombreux détails, de nombreuses transitions manquaient pour une bonne compréhension de la bande dessinées. À plusieurs reprises, je me suis dit que si je n’avais pas lu le roman, je me serais demandé où je vais. Le style graphique m’avait rebuté au premier feuilletage, mais on s’y fait.

En conclusion : la série est plus compréhensible, les acteurs y ont des gueules qui donnent du caractère aux personnages et les rendent attachants. La bande dessinée colle plus près au texte (quelle femme cette Cat dans le roman graphique, bien plus proche de l’image qu’en donne le roman), mais gère mal ses enchaînements.

Où l’on atteint le point Larme Noire de cette chronique…

Les habitués des lieux l’ont certainement remarqué lors de précédentes chroniques, par moment, j’aime bien enchaîner avec les enseignements tirés pour mes propres projets.

J’avais évoqué lors de mon retour de lecture de la formidable Horde du Contrevent mon envie de proposer un récit à multiples narrateurs pour La Larme Noire, histoire de permettre à certains personnages d’exister davantage. Là, contrairement à ce qu’avait proposé Alain Damasio avec des focalisations internes à la première personne, Martin nous propose des focalisations internes à la troisième personne, et cela fonctionne très bien je trouve.

Le nombre limité de focalisations est également un plus pour A Game of Thrones. Le découpage en chapitres nommés selon le personnage que l’on va suivre, permet de tout de suite savoir où l’on est, quelle partie de l’intrigue va (a priori) avancer. Dans La Horde, il faut un temps pour bien cerner qui parle à quel moment, mais l’assimilation de chaque symbole est quand même rapide. Cependant, traiter un grand groupe de personnages comme celui de La Horde est certainement plus adapté au choix de la première personne.

Je garde l’idée des focalisations internes à la troisième personnes, qui pourrait trouver tout son intérêt à partir du troisième épisode, et même dès le premier. À vrai dire, elle se présente comme un choix incontournable si je veux gérer les choses comme je le souhaite.

Les idées s’affinent peu à peu, et c’est bien bon…

Les 10 livres que vous aimeriez lire cet été

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L’été approche à grands pas et comme l’an passé, l’heure est venue de présenter ma PàL estivale. Comme l’été dernier (souviens-toi…), mon choix se porte exclusivement sur des formats papiers, ma jolie liseuse restant toujours aussi photosensible (toute la zone de l’écran où se pose le soleil n’apparait pas au changement de page, ou plutôt elle est trop pale pour être lisible) et pas question d’emmener la tablette en camping, si camping il y a cet été. Il y aura quand même un bon chargement numérique dans le téléphone, mais ce n’est pas le même confort de lecture.

Bref, voici la liste des 10 pour cet été, avec notamment un revenant de l’an passé.

  1. La Route, par Cormac Mc Carthy
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    L’accroche : L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie.
    Pourquoi je veux le lire : Parce que ces derniers temps, j’ai eu envie de lire quelques récits de survival horror avec des zombies, et que l’on retrouve tous les thèmes de ces récits dans ce roman qui a décroché le Pulitzer en 2007. Parce que j’ai vu le film il y a quelques jours, que j’ai bien aimé et que le livre est a priori plus intéressant à lire. Parce qu’il était déjà dans ma PàL avant de voir ce film, et que ça n’a que confirmé mon envie de le lire.
  2. A Game of Thrones – A Song of Ice and Fire, Book 1, par G.R.R. Martin
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  3. A Clash of Kings – A Song of Ice and Fire, Book 2, par G.R.R. Martin
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  4. A Storm of Swords – A Song of Ice and Fire, Book 3, par G.R.R. Martin
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  5. A Feast for Crows – A Song of Ice and Fire, Book 4, par G.R.R. Martin
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    L’accroche (pour les 4) : On la connait. Westeros. Des prétendants au trône à ne plus pouvoir les compter. Intrigues. Menaces. Affrontements. Morts. Est-il encore besoin de présenter la saga ?
    Pourquoi je veux les lire : Parce qu’il serait enfin temps de le faire. Parce que je ne veux plus me contenter d’une série TV d’excellente facture certes, mais qui ne pourra jamais approcher la richesse de pavés de 1000 pages. Parce que les annonces sur le découpage de ces pavés pour les besoins de la série commencent à m’inquiéter un peu. Parce que les mauvaises surprises, ça passe quand même mieux à la lecture qu’en les voyant (en tout cas pour moi). Parce que j’ai besoin d’une loooooonnnngue saga de fantasy qui ne soit pas ancrée dans l’héritage heroic tolkienique de celle-ci.
  6. Le Puits des Mémoires 1 : La Traque, par Gabriel Katz
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    L’accroche : Trois hommes se réveillent dans les débris d’un chariot accidenté en pleine montagne. Aucun d’eux n’a le moindre souvenir de son nom, de son passé, de la raison pour laquelle il se trouve là, en haillons, dans un pays inconnu. Sur leurs traces, une horde de guerriers, venus de l’autre bout du monde, mettra le royaume à feu et à sang pour les retrouver. Fugitifs, mis à prix, impitoyablement traqués pour une raison mystérieuse, ils vont devoir survivre dans un monde où règnent la violence, les complots et la magie noire.
    Pourquoi je veux le lire : Parce que je l’ai gagné lors d’un concours, et que c’est cool, mais aussi parce que j’ai lu des avis plutôt positifs le concernant, enfin pour son pitch séduisant. Parce qu’il était déjà dans la liste des 10 de l’été dernier. Parce que depuis un an, les avis le concernant m’ont confirmé que c’était un excellent récit, et que deux autres tomes sont sortis entre temps.
  7. La Zone du Dehors, par Alain Damasio
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    L’accroche : 2084. Orwell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Souriez, vous êtes gérés ! Le citoyen ne s’opprime plus : il se fabrique. A la pâte à norme, au confort, au consensus. Copie qu’on forme, tout simplement. Au coeur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte. Le Dehors est leur espace, subvertir leur seule arme. Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution. En perdant beaucoup. En gagnant tout. Premier roman, ici réécrit, La Zone du Dehors est un livre de combat contre nos sociétés de contrôle. Celles que nos gouvernements, nos multinationales, nos technologies et nos médias nous tissent aux fibres, tranquillement. Avec notre plus complice consentement. Peut-être est-il temps d’apprendre à boxer chaos debout contre le swing de la norme?
    Pourquoi je veux le lire : Parce que La Horde du Contrevent est tout simplement une de mes grosses grosses claques de 2012, une pure expérience de lecture et une belle leçon d’écriture.
  8. Sorceleur, par Andrzej Sapkowski
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    L’accroche : En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contres ces menaces, un tueur à gages exceptionnel, un mutant devenu le parfait assassin grâce à la magie et à un long entraînement : Geralt de Riv.
    Fidèle aux règles de la corporation maudite des sorceleurs, il assume sa mission sans faillir dans un monde hostile et corrompu qui ne laisse aucune place à l’espoir. Héros solitaire, il n’en fera pas moins d’étonnantes rencontres au cours de ses aventures : une magicienne capricieuse aux charmes vénéneux, un troubadour paillard au grand cœur… et enfin la petite Ciri, l’enfant élue. Geralt cessera-t-il un jour de fuir devant la mort pour affronter son véritable destin ?

    Pourquoi je veux le lire : Parce que je me suis attaché à ce personnage qu’est Geralt de Riv, ainsi qu’à ses compagnons, au travers des deux sublimes adaptations de ses aventures en jeu vidéo (à cette occasion, lisez donc l’analyse que David Osmay fait du scénario de The Witcher 2, c’est passionnant et précis, mais gare aux spoilers). Parce que c’est de la Dark Fantasy, et que le Côté Obscur a toujours quelque chose de séduisant. Parce que la littérature imaginaire de l’Europe de l’Est n’est pas toujours présente sur les étals de nos librairies, à plus forte raison quand elle est d’origine polonaise, et qu’il y aura peut-être une façon un peu neuve de voir les choses (là je crois que je fonde trop d’espoir en Sapkowski quand même). Parce que je m’attends plutôt à quelque chose d’une certaine légèreté malgré tout, un peu comme l’esprit des jeux.
  9. Le Sang des 7 Rois, par Régis Goddyn
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    L’accroche : 25 juillet 806
    Deuxième jour de traque. Depuis le départ du château, la pluie n’a pas cessé de tomber. Je profite d’une roche en surplomb pour abriter le journal et écrire ce premier compte-rendu. Arrivés sur les alpages, nous avons suivi la crête pour trouver des indices. Rien ne nous avait préparés à ce que nous avons trouvé là. Un autre campement avait été édifié à cinquante pas à vol d’oiseau du premier et tout indique qu’alors que nous pensions notre retard considérable,ses occupants s’en étaient allés quelques heures auparavant.
    Pourquoi je veux le lire : Parce que c’est aussi un récit que j’ai gagné grâce à L’Atalante et que c’est toujours aussi cool. Parce que les premiers retours  de lecteurs sont très positifs, que ça semble correspondre à ce que je recherche comme lecture en ce moment. Parce que j’aurais voulu l’attaquer dès que je l’ai reçu, mais que ça n’a pas été possible (mais je me suis rattrapé avec Étoiles perdues, dans lequel je me suis plongé dès réception et que j’ai terminé hier).
  10. D’or, de rêves et de sang : L’épopée de la flibuste (1494-1588), par Michel Le Bris
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    L’accroche : Piet Heyn, qui captura la flotte de l’Or, l’Ollonais qui faisait, dit-on, manger le cœur de ses victimes, Laurent de Graff, le forban mélomane, Morgan, habile au double jeu, Hawkins, sur son Jesus of Lubeck, El Dragon , Francis Drake : ils n’en finissent pas de nous fasciner. Abordages sanglants, pillages, orgies, tortures : d’où vient que la flibuste ait pu nourrir tant de récits, de films, de chants tant de mythes ? Peut-être de ceci, qu’en elle et pour une part obscure de nous-mêmes, nous nous reconnaissons : le monde qui nait dans ces années de feu, de démesure, d’extravagantes dépenses et de dévastations monstrueuses est le nôtre… La flibuste ? Une fabuleuse histoire à découvrir, par delà les clichés et les affabulations. Ainsi, sait-on qu’elle nait un siècle plus tôt qu’on ne le croit, dans le tumulte des guerres de religion ? Qu’elle fut d’abord française et protestante – théâtre d’un affrontement philosophique fondamental ? Ici, dans un fulgurant raccourci se donne à lire tout à la fois la naissance et la fin des utopies modernes : ces brutes féroces étaient aussi des révoltés, rêvant de paradis… Avec D’or, de rêves et de sang, Michel Le Bris renouvelle radicalement notre vision de la flibuste. Voici, donc, racontée comme jamais on ne l’avait fait, l’histoire des origines de la piraterie.
    Pourquoi je veux le lire : Parce que ça fait longtemps que je me suis plongé dans un ouvrage parlant de nos bons vieux flibustiers. Parce que j’ai dans l’idée de lancer un nouveau projet de la saga mettant en scène la famille Dothiriel en 2014 et que ce sera un bon moyen de mettre en place quelques idées neuves. Parce que je l’ai acheté dans la phase préparation d’Esprits Racines (ou celle de Par-delà l’océan ? J’ai un doute finalement).

Et ce n’est que la partie papier du programme. Il y aura certainement quelques lectures numériques entre deux.

Et vous quelles lectures envisagez-vous pour cet été ?

Mots & Légendes 8 : Femme dans tous ses états

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Le numéro 8 de Mots & Légendes sur le thème « Femme dans tous ses états » est disponible depuis peu au téléchargement.

Vous pouvez le lire en version PDF, Epub ou Mobi en suivant l’un des liens ci-dessous :
Télécharger la version PDF
Télécharger la version Epub
Télécharger la version Mobi

Au sommaire de ce huitième opus :
Une couverture (excellente) de Martine Fassier
2 galeries d’univers graphiques :
Martine Fassier
Cyril Barreaux
7 nouvelles :
Initiation d’Anne Rossi (elle est partout en ce moment !), illustré par Gwenran
La chose qui pensait de Didier Reboussin, illustré par Marine Karmowski (géniale illustratrice de La Geste de Klarg le Troll !)
La ménestrel des steppes de Loïc Henry, illustré par Jonathan Fievet
Parfum de femme de Thomas Spok, illustré par AbigailDream
Nouveau départ d’Alice Mazuay, illustré par Sedenta Kernan
Retour aux sources de Grégory Covin, illustré par Mickael Martins
Les lamentations du désert de Dana B. Chalys, illustré par Yvan Villeneuve
1 article :
Les femmes dans le cycle arthurien de Kevin Kiffer

À découvrir sans plus tarder !

La Boîte de Schrödinger, Expérience 1 ~ Michael Roch

9782363761798Qu’y a-t-il dans la Boîte ? Dans celle de Michael Roch, il y a de vieux inspecteurs de police en prise avec des forces occultes et mystérieuses, il y a des asiles d’aliénés qui cachent des secrets impossibles à révéler. Il y a aussi des visions, certainement provoquées par des soirées arrosées mais… les visions ont-elles l’habitude de mordre si fort ? Ici des paysages souterrains et urbains se peuplent de créatures terrifiantes et de peurs ancestrales. Sortir le soir d’Halloween ? Pourquoi pas, si vous aimez les monstres hargneux… De fait, il y a toutes sortes de choses dans la Boîte. Oserez-vous l’ouvrir ?

Nouvelle découverte via Adopte un Auteur, voici un autre recueil de la collection la Boîte de Schrödinger, après celui de Jacques Fuentealba, publié par Walrus. Les “Expériences” sont plus courtes que les saisons (environ le tiers de la longueur). C’est donc Michael Roch que j’ai choisi d’adopter, un choix que je ne regrette aucunement.

Son recueil, et c’est suffisamment rare pour être relevé, présente huit nouvelles qui m’ont presque toutes vraiment emballé à la lecture. Est-ce dû au format court du recueil qui limite le nombre de textes ? Peut-être un peu, car les genres abordés sont moins variés, mais c’est surtout lié au style très fluide dont fait preuve l’auteur.

Le triptyque d’ouverture nous permet de suivre les aventures d’André Despérine, personnages qui aurait pu mériter un plein recueil de nouvelles tant il m’a paru sympathique. Des enquêtes qui ne manquent pas d’humour d’ailleurs. Il va s’en dire que ces trois nouvelles se suivent et sont liées entre elles. J’ai beaucoup apprécié ces enquêtes complètement décalées. Une superbe réussite d’entrée.

Dans la seconde partie du recueil, intitulée Antériorités, deux nouvelles dont un chouette Pathologie, jouant autour du thème classique de la surenchère entre amis se racontant des histoires. Et Deux francs, bien que l’on comprenne rapidement ce qui se passe, est tellement bien menée que je lui pardonne sa conclusion téléphonée.

La troisième partie du recueil, Urbanités, s’ouvre sur Du sang, et de la salive, qui nous place aux côtés de Gaspard, un gars avide de violence qui doit rejoindre sa famille pour le réveillon. Une nouvelle très courte, mais au style direct pas désagréable. La nouvelle suivante, Sous la ville, est l’un des moments qui m’ont le plus enthousiasmé du recueil (juste après les d’ores et déjà indispensables enquête d’André Despérine bien sûr). Tout commence par une soirée d’Halloween, et se termine par… Je vous laisse le découvrir. J’ai beaucoup aimé la façon dont est mené le récit. Ces allers-retours entre les deux temps où il se déroule intriguent et donnent constamment envie de poursuivre sa lecture. La gradation vers le fantastique et l’horreur est bien gérée. Une belle réussite en partant d’une situation initiale peu emballante (mais c’est là le propre d’un bon auteur que de partir d’un thème banal et de le mener de façon originale). La dernière nouvelle Le gnome de Mexico marque peu après ce voyage sous la ville, peut-être la nouvelle qui m’a un peu moins plu que les autres sans pour autant être désagréable à lire.

Adopte un Auteur se révèle une fois de plus être un excellent biais pour découvrir de nouveaux auteurs. Que ce soit Jacques Fuentealba ou ici Michael Roch, ce sont deux belles découvertes que je viens de faire. Leurs autres titres seront forcément attractifs après ce premier contact. N”hésitez pas à les découvrir vous aussi !

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Michael Roch, un auteur à adopter

La Boîte de Schrödinger, Saison 2 ~ Jacques Fuentealba

Cela faisait pas mal de temps que je souhaitais lire un ouvrage de Jacques Fuentealba, diverses critiques de son Émile Delcroix et l’ombre sur Paris m’ayant intrigué, tout comme ses micro-nouvelles que l’on peut lire au gré des réseaux sociaux ou dans La Fabrique de Littérature Microscopique. Le tout nouveau concept d’Adopte un auteur m’a donné l’occasion rêvée de me plonger de ce recueil de nouvelles fantastiques publié par Walrus.

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Vous ne trouvez pas qu’il y a dans l’air comme une odeur de fantômes, de monstres, de bizarreries, de vampires et d’apocalypses en tous genres? Oui, c’est bien ce que je me disais! Voici donc la nouvelle saison de l’OVNI littéraire made in Walrus: la Boîte de Schrödinger est de retour pour une nouvelle saison, avec aux manettes le formidable auteur d’ « Émile Delcroix » précédemment publié chez Walrus, Jacques Fuentealba.

« La Boîte de Schrödinger » se veut devenir, toute proportion gardée, l’équivalent textuel de ce que « La Quatrième Dimension » fut pour la télévision il y a quelques dizaines d’années, à savoir un formidable laboratoire de scénaristes, de conteurs, d’auteurs et d’inventeurs. Des auteurs aussi célèbres que Richard Matheson, entre autres, ont travaillé d’arrache-pied à faire de cette série télé la référence en matière de Fantastique. La Boîte de Schrödinger, à sa hauteur, veut prolonger l’héritage, et offre donc aux auteurs désireux d’en être la possibilité de travailler à leur propre saison, avec leurs propres épisodes, dont chacun portera sa patte, son univers propre. En donnant un nouvel éclairage à ce genre injustement boudé qu’est la nouvelle, nous espérons ouvrir la voie à de nombreuses suites. La seule contrainte: proposer au lecteur des univers étranges, décalés, bancals, où le fantastique, la peur et l’extraordinaire surgissent dans notre quotidien pour ne plus jamais nous laisser en paix!

Comme toujours, même lorsqu’un seul auteur tient la plume, la critique d’un recueil de nouvelles est un exercice très particulier, et je vais faire de mon mieux.

Parmi les 21 nouvelles de cette Boîte de Schrödinger, il y a celles qui marquent indéniablement.

L’École de la vie déjà, certes à la thématique pas très originale, mais dont le style accroche rapidement le lecteur. Et puis l’évolution de la nouvelle n’est pas inintéressante.

Les Pluies du crépuscule, qui offre un traitement original au récit de super-héros.

L’Appel du cor, avec son aspect très progressif (quasiment au sens musical du terme) qui nous entraine aux côtés du narrateur jusque dans une folle cavalcade.

Indicible, l’une de mes nouvelles favorites du recueil, qui met en scène des versions francisées des plus fameux auteurs d’horreur anglo-saxons. Savoureuse.

Les Monstres, autre récit de super-héros se déroulant dans le même univers que Les Pluies du crépuscule (à quand un texte plus long dans celui-ci Jacques ?), avec une infiltration nerveuse à l’esprit très cyberpunk.

L’Ermite, au final savoureux de dérision.

Le métadragon, là aussi hilarante. L’idée est tout bonnement géniale. Une belle façon de tourner en dérision l’un des classiques du récit héroïque.

Trop de paperasse ! Sympathique nouvelle de SF à la conclusion pleine d’humour noir.

L’Accordeur de Miroirs revisite l’image du vampire et ses origines, à la façon d’un récit mythologique. J’adore.

Et puis La Troisième Voie, et sa structure poétique. Superbe ouverture de la cinquième partie du recueil, consacrée aux Apocalypses. Certainement la partie qui m’a le plus emballé, l’apothéose du recueil. La Puissance destructrice du mythe est une quête de la vérité, face à la régression de l’humanité, ouvrant sur une terrible révélation. Sous des cieux de flammes et de cendres… voit la Terre se consumer littéralement, envahie par des créatures de feu.  Les moins qu’humains, malgré quelques poncifs dans les noms des personnages, nous présente une humanité au-delà de l’agonie. Sera-t-elle finalement sauvée ?

Et se conclure par ce génial Épilogue qui m’a instantanément fait penser à la série Thursday Next de Jasper Fforde. Superbe façon d’en finir avec ce recueil, avec une nouvelle qui parlera aux lecteurs et aux auteurs.

Le reste du recueil est de bonne facture, malgré deux ou trois nouvelles peu marquantes, et le style de Jacques Fuentealba nous aide à nous délecter de ces textes. Un bémol cependant pour la nouvelle qui ouvre ce recueil, Ghost Dance, dont la thématique est intéressante mais avec un traitement que j’ai trouvé trop longuet, et une certaine lourdeur inhérente à un récit mettant en jeu des Indiens, avec des noms à rallonge qui surchargent la lecture. Mais il était difficile de faire autrement en même temps. Il faudra juste que le lecteur ne s’arrête pas à cette entame de recueil, car il raterait de bien bons moments par la suite.

Au final, un très bon recueil de nouvelles fantastiques, varié aussi bien dans les styles que dans les genres, avec des textes majoritairement marquants. À découvrir sans hésitation.

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Jacques Fuentealba, un auteur à adopter.

Jésus contre Hitler, épisodes 1 à 3 ~ Neil Jomunsi

Le vendredi, sur les réseaux sociaux, c’est le jour de VendrediLecture, excellente initiative vous proposant de gagner des livres en partageant vos lectures. Alors quel meilleur jour dans la semaine pour vous parler de mes dernières lectures (pas toujours les plus récentes) ?

Cette semaine, je vais vous présenter une série que j’ai lue lors de la seconde moitié de 2012 et dont j’ai parlé régulièrement sur ce blog sans jamais la chroniquer : Jésus contre Hitler, écrite par Neil Jomunsi (à qui l’on doit notamment La Bilbliothèque Infernale et Menu Cthulhu, les deux Livres dont Vous Êtes le Héros qui ont remis le genre au goût du jour dans l’édition numérique, ainsi que Moi Bobby Bébé Zombie). 3 épisodes sont parus à ce jour et constituent la première saison de cette série publiée par Walrus.

Épisode 1 : Zombies nazis en Sibérie

jesus-contre-hitler-01Sibérie, fin des années 60. Grâce à la magie noire, le sinistre Adolf Hitler est de retour, plus dément que jamais. Son plan? Ressusciter le plus de cadavres possible et constituer une armée de zombies nazis invincibles! Pour certains, il s’agirait de la Fin du Monde. Pour d’autres, c’est simplement le début d’une nouvelle journée de travail. Car John J. Christ, chef de l’Agence B, connait bien le problème: il a plus d’une fois affronté le petit moustachu hystérique et sait comment déjouer ses plans démoniaques.

À l’aide de son nouveau coéquipier David Goldstein, qui se demande bien pourquoi on a absolument tenu à l’incorporer dans cette unité délirante, John va faire ce qu’il sait faire de mieux: botter les fesses des créatures de cauchemar, des monstres des abysses, des esprits frappeurs et autres méchants en tout genre. Ha oui, on ne vous avait pas dit? John J. Christ n’est autre que Jésus, le seul, le vrai, l’unique. Et il est en colère.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas un récit qui va se prendre au sérieux. Et ça fait du bien ! C’est bien écrit, ça va vite, très vite. Une ambiance de série B assumée, avec des dialogues qui font mouche et des personnages bien campés. Ce premier épisode est l’occasion de poser les bases de la série, de faire connaissance avec l’Agence B, David, John et même un certain “petit moustachu hystérique”. L’occasion de rappeler que l’on peut rire de tout.

L’action est au rendez-vous et la part belle est réservée à l’humour… noir bien entendu ! Une lecture à ne surtout pas prendre au premier degré (de toute façon comment pourrait-on le faire ?) et rien ne vous retiendra de découvrir cette série, puisque ce premier épisode délirant est GRATUIT ! Et puis ce final… Bref, on en redemande et ça tombe bien pour ceux qui découvrirait aujourd’hui car il y a encore 2 épisodes derrière.

Épisode 2 : Tentacules en folie

jesus-contre-hitler-02Vous connaissez Cthulhu ? Pour vous, il ne s’agit peut-être que d’une création imaginaire de H.P. Lovecraft. Mais John J. Christ, lui, le connait bien : c’est une vieille connaissance. Alors, lorsque le démoniaque dieu poulpe décide de se réveiller pour semer la terreur sur la planète, il faut agir et vite ! David Goldstein, le fidèle bras droit de John, ne le sait que trop bien: depuis peu, les rêves du militaire sont peuplés de créatures de cauchemar. Y aurait-il un lien avec l’Apocalypse à tentacules en préparation ? C’est ce que nos deux comparses découvriront. Mais pour mener à bien cette mission, il leur faudra de l’aide. De l’aide hautement qualifiée…

Ce deuxième épisode c’est, comment dire… mon préféré des 3 ! Déjà pour le sujet, le ton employé et pour les idées qui foisonnent dedans (cette aide “hautement qualifiée” et son environnement, j’adore). On y retrouve la sauce cocktail au bon goût de série B du premier épisode, mais en plus développé, prenant un peu plus le temps de poser les choses. Il faut dire que ce second épisode est deux fois plus long que le premier.

Là aussi on dévore le récit sans se prendre la tête, toujours accompagné par l’humour pas toujours du meilleur goût, mais tellement délectable, inhérent à ce type d’histoire. Il va sans dire que si le premier épisode vous avait convaincu, celui-ci vous confirmera votre attachement à la série. Sinon, cette autre façon d’aborder le conflit entre Jésus et Hitler (car on se doute qu’il finira par faire son apparition), respectant malgré ses délires l’esprit des récits lovecraftiens (dont Neil est un grand fan), pourra vous accrocher. Surtout que dans mon souvenir (lu en octobre dernier, ça commence à dater), il y avait un peu moins de passages nawak dans cet épisode-ci.

Bref, on continue à en redemander et ça tombe bien parce que…

Épisode 3 : Heil Yéti !

jesus-contre-hitler-03Le Tibet est une terre pleine de mystères et Lhassa — sa capitale — une ville qui renferme de lourds secrets. Et c’est un véritable nid de vipères qui attend John J. Christ et David Goldstein à leur arrivée: il leur faudra aussi bien composer avec les troupes chinoises qu’avec des créatures beaucoup plus coriaces… et poilues! Car ici, au pied des imposantes montagnes de l’Himalaya, le Yéti n’est pas qu’une vieille légende servie aux touristes en mal de sensations fortes.

Le troisième épisode des aventures de John J. Christ et David Goldstein entraîne nos héros sur les traces d’une conspiration ésotérique dont les conséquences pourraient bien être catastrophiques. Et il va de soi que lorsqu’il est question d’Apocalypse, Adolf Hitler n’est jamais loin. Les deux hommes d’action de l’Agence B devront déjouer tous les pièges tendus, éviter les embûches et les cadavres, jusqu’au final à couper le souffle!

Nouvelle Apocalypse en vue ! Et cette fois-ci, c’est au Tibet que John et David vont devoir se rendre. La série ne fait que se bonifier au fil des épisodes (même si comme dit plus haut, je garde ma préférence pour Tentacules en folie) et celui-ci montre une meilleure maîtrise encore du récit. On se rapproche dans l’esprit d’un bon vieux Indiana Jones (un mix entre les Aventuriers de l’Arche Perdue – la partie au Népal – et le Temple Maudit), à la sauce Neil Jomunsi. Là encore, j’ai senti une sorte d’hommage à ces films d’aventure fantastique derrière le texte, sans pour autant sombrer dans le pastiche, loin de là.

L’humour reste naturellement omniprésent, certaines rencontres étant destinées à devenir culte ! Et la présentation de l’éditeur ne nous ment pas en annonçant un “final à couper le souffle”. Il l’est littéralement. Un sacré final, qui nous fait attendre la seconde saison avec une impatience non feinte.

Au bilan, une série comme on aimerait en voir plus souvent, mêlant pulp et série B, hyper référencée, un pur moment de bonheur geek. De quoi se détendre, tonifier ses zygomatiques et cesser de réfléchir le temps d’une lecture, en se laissant porter par les aventures épiques des deux agents de l’Agence B !

Comment, vous n’êtes pas déjà en train de télécharger le premier épisode gratuit ?

En ce vendredi plein de Follow Friday sur Twitter, je vous invite à suivre Neil Jomunsi /@NeilJomunsi et Walrus /@studiowalrus qui publie cette série géniale.

Et vous, que lisez-vous en ce vendredi ? Partagez donc votre lecture sur les réseaux sociaux dans le cadre de VendrediLecture !

La Dernière Terre, tome 1 : L’enfant meredhian ~ Magali Villeneuve

Le vendredi, sur les réseaux sociaux, c’est le jour de VendrediLecture, excellente initiative vous proposant de gagner des livres en partageant vos lectures. Alors quel meilleur jour dans la semaine pour vous parler de mes dernières lectures (pas toujours les plus récentes) ?

Pour cette troisième édition, revenons à nos premières amours : la Fantasy, avec ce premier roman de Magali Villeneuve (oui oui, la même Mag que celle qui a réalisé la couverture de Par-delà l’océan), début d’une saga en six tomes publiée par Les Éditions de L’Homme Sans Nom : La Dernière Terre.

La Dernière Terre, tome 1 : L’enfant merehdian ~ Magali Villeneuve

LaDerniereTerre_Tome1_EnfantMerehdianUn monumental ruban de pierre se dresse en sentinelle au bord des brumes éternelles.

Les hommes leur ont donné un nom : la Dernière Terre.

Dans la cité-capitale des Cinq Territoires, Cahir, jeune homme frêle, maladif, aux mœurs et aux allures bien éloignées des codes stricts qui font loi autour de lui, subsiste envers et contre la réprobation générale. Il est issu des Giddires, un peuple rejeté, au ban de la paix politique qui unit les autres contrées. Malgré cela, entre intelligence et ingénuité, il parvient à se rapprocher de certains locaux, dont Ghent, fils du Haut-Capitaine à la tête des forces militaires des Basses-Terres.

Au fil de ces jours paisibles, s’il advenait un événement capable de bouleverser tous les dogmes établis, quel poids l’existence de Cahir aurait-elle dans la balance des certitudes ?

Ce premier roman est le fruit d’une longue gestation à deux têtes, celle de Magali Villeneuve, qui prend la plume, et d’Alexandre Dainche, son complice de toujours. L’idée leur vient en 2002 et en 2007, alors que le premier tome est presque bouclé, ils lancent le blog du projet LDT, qui tiendra en haleine durant de longs mois leurs fans de toujours (dont je fais partie, ne nous le cachons pas). C’est d’ailleurs sur ce blog que vous pourrez retrouver toute la gestation de ce projet, de sa révélation (au Jour 1 du blog) à son édition à l’automne 2012.

Vous me direz, qu’en as-tu pensé après toute cette attente ?

Eh bien, pas la peine de faire durer le suspense, j’ai beaucoup aimé. C’est un premier tome d’exposition, qui permet de faire connaissance avec les divers protagonistes, la plupart en interaction, mais pas tous. Le ton est relativement posé et nous met face à un récit de fantasy loin des déluges pyrotechniques et de l’action sans répit.

Ici, l’humain et le lien relationnel (amical, familial) sont au centre des attentions. Nous sommes loin du classique roman où plane une menace d’invasion ou de retour d’un grand méchant que l’on pensait emprisonné à jamais. L’auteur se focalise sur l’échange et le ressenti des personnages, reléguant l’action à de brefs moments (parfois lourds de conséquences néanmoins). Le récit prend son temps, le rythme se retrouve parfois volontairement cassé quand il commence à s’emballer, et n’hésite pas à se faire introspectif quand les faits le nécessitent. Les protagonistes sont bien approfondis, même les Agrevins malgré leur personnalité relativement monolithique. Le style très enlevé de Magali nous y plonge sans difficulté. Je connaissais la précision de son trait, c’est désormais celle de sa plume qui se révèle.

Point de magie ou d’oreilles pointues non plus. L’univers est pour le moment très réaliste. Le Rempart fait inévitablement penser au Mur du Trône de Fer, même si ici les habitants se plaisent à penser qu’il n’y a rien que la brume au-delà. Mais on ne nous la fait pas, hein ! On se doute bien que s’il existe et s’il y a des Arpenteurs qui parcourent son chemin de ronde jour et nuit, c’est qu’il y a une menace encore inconnue de l’autre côté. C’est un des points qui m’a intrigué que d’apprendre par la suite ce qui se cache dans ces brumes… Les descriptions sont finement ciselées, d’une grande précision, mais sans lourdeur. Très agréable à lire.

Il en résulte un bon premier tome, où l’on rencontre des personnages attachants que l’on a hâte de retrouver par la suite (ça tombe bien, le second tome, Des Certitudes, est prévu pour début avril). De nouveaux enjeux devraient se révéler, certains ayant déjà été effleurés au cours de ce premier volume.

À noter que le premier tirage de L’enfant merehdian est accompagné d’un livret de 16 pages d’illustrations inédites, Visions de la Dernière Terre, on l’on retrouve plusieurs artistes de renommée internationale comme Cent Alantar, David Gilson ou Marc Simonetti par exemple, ainsi que des réalisations de Magali et Alexandre. Alors si le roman vous intéresse, ne tardez pas trop à l’acquérir ! Des Certitudes connaitra ce même privilège et même plus puisqu’il sera préfacé par John Howe, himself, rien que ça !

Et en ce vendredi plein de Follow Friday sur Twitter, je vous invite à suivre Magali Villeneuve / @Cathaoir1, Alexandre Dainche / @alexandreD23, le compte officiel de la saga @LaDerniereTerre et l’éditeur, l’Homme Sans Nom, avec un catalogue à découvrir sans tarder / @editionshsn.

Et vous, que lisez-vous en ce vendredi ? Partagez donc votre lecture sur les réseaux sociaux dans le cadre de VendrediLecture !