There and back again…

Ouch ! Ça recommence à prendre la poussière par ici.

Déjà, une belle année 2016 à tous. Qu’elle rayonne de créativité, de découvertes et de choix de paragraphes heureux !

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Pas de résolution ou de bilan ici, juste un court programme de mes projets pour 2016 :

  • Me remettre à écrire régulièrement, dans un premier temps ici via des chroniques de lecture par exemple, histoire de me dérouiller un peu le clavier après trop de temps d’inaction. Je pense que notamment je ne vais pas tarder à poser dans un article les diverses théories que j’ai en tête un mois après avoir vu Le Réveil de la Force.
  • Lancer le BDVELH au début du printemps au plus tard. Je suis toujours en phase de documentation pour le moment. Je viens de me lancer de A Fire Upon the Deep de Vernor Vinge, space opera ouvrant la trilogie Zones of Thought, et qui a obtenu le Prix Hugo en 1993 (sa suite A Deepness in the Sky l’obtiendra elle aussi en 2000). Je lis des articles sur la singularité technologique et sur les ordinateurs quantiques notamment. Je verrai ce qui va en ressortir dans les semaines qui viennent.
  • Tenir le rythme que je m’imposerai pour le BDVELH. Ce sera déjà bien !

Espérons que 2016 signera un retour gagnant sur le front de l’écriture !

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Ecrire un LDVELH : papier ou numérique ? (1)

Aujourd’hui, avec les deux modes de publication que sont l’édition papier et l’édition numérique, tout projet de récit interactif dans lequel se lance un auteur se doit d’envisager le support sur lequel le lecteur-joueur découvrira son texte. Il ne parait pas raisonnable de produire exactement la même forme de récit pour une lecture numérique que pour une lecture papier.

Ce sont forcément des questions qui occupent ma réflexion alors que j’essaie d’écrire mon premier LDVELH (certainement de façon trop ambitieuse sur le papier, ce qui provoque des effets indésirables dans le processus d’écriture, comme vous vous en doutez). Je vais partir du principe que je m’oriente plutôt vers une future publication numérique et donc que je vais penser mon aventure dans cette optique.

Et puis comme je sens que je vais être bavard comme pas possible, je vais faire plusieurs articles sur le sujet. C’est également une façon de faire un premier bilan de ce que j’ai vu et retenu des LDVELH que j’ai lus depuis un an. Ca risque de sonner un peu fourre-tout par moment, mais je vais choisir à chaque fois une thématique de base autour de laquelle organiser mes réflexions. Aujourd’hui :

La Feuille d’Aventure et les dés

 

ldvelh-matosOn a grandi avec nos LDVELH de chez Folio ou Pocket et naturellement, il y a ces incontournables accessoires : la Feuille d’Aventure, le crayon, la gomme et les deux dés. L’écrasante majorité des aventures auxquelles nous avons jouées les utilisent.

Il y a clairement un effet nostalgique qui se fait sentir rien que d’y penser. Personnellement, en tant que lecteur, je reste très attaché à mon équipement (surtout qu’en prime j’ai toujours un tas de feuilles blanches sous le coude pour tracer mon cheminement dans l’aventure).

Pourtant, si le combo liseuse/tablette, feuille de personnage, dés ne m’effraie pas (bien au contraire), j’imagine aisément que cela impose des contraintes trop grandes pour le côté nomade de la lecture numérique. Du coup, il va falloir peut-être me passer de tout ou partie de ce matériel auquel on est tant habitué.

Que faire alors ?

FdA-DestinsIl est évident qu’il va falloir limiter l’utilisation de la Feuille d’Aventure et celle des dés (voire les supprimer totalement). Une série comme Destins/Virtual Reality s’en sort à merveille. La Feuille est très simple (voir ci-contre) et peut être assez aisément mémorisée puisqu’il suffit d’avoir en tête ses 4 compétences, son total de points de vie, son équipement et son argent. L’aspect le plus délicat est peut-être de retenir en prime les mots de passe rencontrés durant l’aventure.

Pas de dés non plus dans cette formidable série. Tout est géré en fonction des choix du lecteur-joueur et des compétences qu’il a choisi pour son personnage, sachant que pour se sortir de situations délicates, il y a souvent deux compétences qui offriront une échappatoire. Si votre personnage meurt, ce sera uniquement parce que vous avez effectué des choix peu judicieux. J’aime beaucoup ce système qui exclut l’aspect arbitraire des morts suite à un jet de dés foireux. Dans Les Sombres Cohortes, trop de morts ont résulté de l’accumulation de mauvais lancers. Dans les Destins, cette mécanique fonctionne au quart de tour et limite très fortement la perte de focalisation sur la lecture-jeu.

Et puis, je crois l’avoir déjà dit par le passé, j’adore, dans cette série comme dans tous les Défis Fantastiques le proposant, la possibilité de personnaliser le “héros” que l’on incarne à l’aide de compétences (ou d’objets comme dans Stormslayer de Jonathan Green). Faire d’autres choix au départ ouvre d’autres possibilités pour mener à bien l’aventure, et je suis très attaché au potentiel de rejouabilité d’un titre, comme pour un jeu vidéo. Naturellement, il faut à tout prix éviter l’écueil de L’Homme au Cheval de Brume, avec sa compétence obligatoire pour pouvoir arriver au terme de l’aventure.

fda-tdnLe Temple du Dieu Néant (bon, mais court avec 53 sections, LDVELH publié par les éditions La Saltarelle) réduit encore plus l’impact de la Feuille d’Aventure, la limitant à deux compteurs et une espace pour lister les notes diverses liées au parcours du lecteur-joueur.

Pas de règles pour jouer, juste de la jugeote pour garder son personnage en vie.

Là aussi, ça passe très bien, mais l’aventure étant courte, cela joue forcément sur le bon fonctionnement.

Les titres proposés par Walrus dans sa collection Rendez-vous au 14 vont même encore plus loin en s’affranchissant totalement de la Feuille d’Aventure. Les situations nécessitant habituellement des jets de dés sont gérées soit via un simple “Pensez à un nombre”, soit via des questions de culture générale ou, mieux encore, liées à la lecture attentive du texte (“Au fait, quelle était la couleur de la voiture qui vous a échappé lors de la filature du début de l’aventure ?”). Efficace. Je me rappelle avoir repris le jeu depuis le début pour repérer trois informations capitales pour poursuivre l’aventure (oui je sais, j’aurais pu tricher, mais c’est moins amusant).

Screenshot_2014-08-09-11-35-00Bien sûr on peut imaginer aussi de proposer (pour les lecteurs-joueurs sur tablette ou smartphone) une application complémentaire gérant la Feuille d’Aventure et les jets de dés. Mais j’imagine bien à quel point l’immersion serait réduite en miette. “Bon allons-y pour ce combat. Je lance l’application. Oh ! J’ai eu une commentaire sur FB, faut que j’aille voir ça !”. Il existe déjà des éditeurs de LDVELH sur tablettes/smartphones qui gèrent très bien l’intégralité du livre-jeu dans une application (l’excellente équipe de Tin Man Games !). Là il n’y a pas de perte d’immersion puisque l’application est en plein écran, on garde la Feuille d’Aventure et les dés, mais tout est géré automatiquement. Il y a malgré tout un côté un peu artificiel à ces lancers (lire à ce sujet la remarque de Dave Morris, auteur de plusieurs titres de la série Destins/Virtual Reality notamment, relayée dans cet article de Fantasy Game Book sur le futur des livres-jeux) et l’on perd le plaisir de faire rouler les désScreenshot_2014-08-09-11-34-43 (avec bien sûr le souffle magique dessus qui permet d’obtenir le résultat tant espéré).  L’aspect un peu spécial, c’est que lorsque je lis-joue un LDVELH de cette nature, je ne prends pas de notes et ne cartographie pas ma progression. Dommage, non ? Et puis la triche reste possible, dans des proportions plus fortes même qu’avec la version papier puisque l’on peut changer ses jets de dés d’une simple secousse au bon moment. Et ça peut vite devenir une habitude… Mais je parlerai plus en détail de tout ceci dans un autre article. Le seul vrai défaut inhérent à la notion d’application, c’est l’enfermement du lecteur-joueur, qui ne peut utiliser l’application que dans l’écosystème lié à sa tablette ou son smartphone. Problème que l’on ne rencontre pas avec un ebook classique au format epub ou mobi.

De mon côté, je reste pour le moment sur une solution façon Destins/Virtual Reality. Une feuille d’aventure simplifiée (même s’il y a encore moyen d’améliorer la pré-version actuelle), pas ou peu de dés (j’aime bien l’idée déjà rencontrée de gérer certaines actions en fonction de l’état de santé du personnage, pour le moment je vois ça via des jets de dés en attendant de trouver moins contraignant). D’ailleurs, en voici un premier visuel en exclu :

preversion-fdaVous pouvez constater que je prévois une carte de la zone d’aventure (je trouve que ça manque souvent dans les LDVELH, à plus forte raison s’il est en version numérique) pour pouvoir s’y référer facilement. Outre la Vitalité, j’ai pour l’instant dans l’idée de gérer deux jauges : celle de Karma (nom provisoire), pour tenir compte des actes du lecteur-joueur, et celle du nombre de jours écoulés, qui tient une place essentielle dans l’aventure. La liste des compétences est également provisoire, tout comme le choix de seulement deux d’entre elles. Des évolutions viendront nécessairement par la suite.

À très bientôt pour la seconde partie, où je parlerai notamment de la gestion des combats. N’hésitez pas à alimenter ma réflexion par vos remarques ou questions !

Quelles nouvelles côté écriture ?

Honnêtement, ne nous faisons pas mal en parlant de chiffres. Je dois reconnaître que depuis de longues semaines, je suis plutôt en mode monotâche. Ça se retrouve côté lecture avec une forme d’incapacité à mener plusieurs lectures de front. Je reste collé à la saga de G.R.R. Martin, sans parvenir à entamer un autre roman en parallèle. En même temps, elle est suffisamment riche pour bien occuper son lecteur. J’entre dans la deuxième moitié de A Dance with Dragons avec un plaisir de lecture qui ne faiblit pas.

Pour l’écriture, même combat. Je suis focalisé très fortement sur ce que je fais au niveau pro. Du coup il ne me reste pas de temps de cerveau disponible pour écrire.

Est-ce catastrophique en soi ?

Je ne pense pas finalement. Petit à petit, je sens mes personnages qui tentent de pointer le bout de leur nez. Pas plus tard qu’avant-hier, je me suis surpris à faire des recherches de background pour La Larme Noire. Ce matin, c’était mon projet de LDVELH qui se rappelait gentiment à moi et commençait à me souffler quelques idées pour quand je pourrai le reprendre. Cela me laisse l’espoir qu’une infime partie de mon temps de cerveau soit de nouveau disponible pour me replonger dans ces textes. Si cette part pouvait prendre de l’importance rapidement, ça signifie un retour aux affaires avant l’été (visons large).

Une seule phrase à retenir pour 2014

Pas de bonnes résolutions que je ne tiendrai vraisemblablement qu’à moitié au mieux, ni de to-do-list-de-la-mort dont je ne bifferai que trois lignes dans l’année, pas d’objectif clairement formulé non plus pour 2014 (même si vous vous doutez que mon LDVELH est LA priorité).

Juste retenir une phrase de Syven et l’appliquer chaque jour de cette année :

Bilan du #NaNo2013

2013-Participant-Square-ButtonLe NaNo 2013 vit ses dernières heures et c’est le grand rush pour beaucoup pour atteindre le Saint Graal des 50 000 mots. Ici ce n’était pas mon but, on le sait. Ai-je progressé depuis ce 21 novembre où je glissais que pendant 7 jours je n’avais rien écrit. Vous vous doutez de la réponse puisqu’il n’y a pas eu de nouveau bilan depuis.

C’est donc avec un total de 31 paragraphes sur les 100 prévus que je termine ce mois de novembre. Total atteint au 14 novembre. Et rien ensuite.

Est-ce un bilan négatif pour autant ?

Pas du tout. Certes, il m’a peut-être manqué un peu de volonté un ou deux soirs de la deuxième quinzaine, mais globalement, je pense avoir donné mon maximum. Manque d’anticipation de ma part vis-à-vis de ce mois toujours très chargé au boulot.

Pourtant, je sors très optimiste de ce « mois de l’écriture » puisque pour la première fois depuis… je ne sais même plus combien de temps, j’ai débuté un NOUVEAU projet d’écriture, partant de rien de plus que de quelques notes sur des personnages, une carte de la région à explorer et trois lignes de synopsis. Pas une réécriture ou une correction d’un texte écrit quelques années plus tôt, mais un texte tout neuf.

Et n’est-ce pas là une façon pas trop détournée de se déclarer victorieux ?

#NaNo2013 : Bilan de la semaine 1

Un peu plus d’une semaine s’est écoulée (on en est même au tiers de la route… déjà) et il est temps de faire un nouveau bilan de ma progression.

Dimanche dernier, tout était formidable puisque j’arrivais à 9 paragraphes écrits en 3 jours, soit le quota exact de là où je devais en être à ce moment.

Et puis, je n’ai pas avancé lundi, pris par le boulot, ni mardi pour la même raison, ni mercredi… ni jeudi… ni vendredi. Donc 5 jours et 15 paragraphes de retard quand fut venu le week-end (qui ne commence que le samedi après-midi dans mon cas).

Hier soir, premier relai d’écriture depuis pratiquement une semaine. Les 3 paragraphes du jour ont été écrits, et j’ai pu en enchainer 4 autres. Ce qui me laisse encore 11 paragraphes de retard.

L’arbre de l’aventure continue à s’étoffer et devient ingérable sur papier (voir ci-dessous), alors je travaille désormais avec le logiciel ZTAB (pour Ze Text Adventure game Builder), qui permet de créer ses récits interactifs sous forme de graphe et de l’exporter ensuite dans tout une diversité de format, du HTML au PDF avec liens cliquables, en passant par… le format ePub suite à ma demande à laquelle le développeur a très gentiment accéder (alors qu’il n’avait jamais entendu parler de ce format, et il est vraiment sympa ce développeur d’ailleurs). N’hésitez pas à le suivre sur Twitter et à cliquer sur « J’aime » sur la page Facebook. Si vous aussi vous écrivez des récits interactifs, je ne peux que vous conseiller ce logiciel très instinctif et efficace (et visuel, ce qui est un sacré avantage pour développer de type de récit).

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Pour le moment, j’arrive à 16 paragraphes écrits. J’espère une avancée rapide sur aujourd’hui et demain car je vais avoir plusieurs paragraphes courts à rédiger, les paragraphes d’un combat en mode narratif (comme du tour par tour où le joueur choisira à chaque tour quelle action il compte accomplir).

Je suis forcément un peu déçu de ne pas avoir mieux avancé et d’être autant en retard, mais je sais aussi que la clé sera une meilleure planification de mes relais d’écriture dans les presque trois semaines qu’il me reste encore pour attendre mon objectif de 100 paragraphes.

À savoir : je suis en train de rédiger la première branche du récit seulement, celle qui habituellement tombe dans une impasse en 2 ou 3 paragraphes maximum, puisqu’elle va à l’encontre de l’esprit du jeu. Mais j’ai envie de la développer plus que ces 2 ou 3 paragraphes pour que le lecteur-joueur soit un peu plus libre que dans la plupart des LDVELH.

Et vous, ça avance bien votre NaNo ? Vous êtes à jour ? En avance ? En retard ? Dites-moi tout !

Dernières acquisitions #2

Petit tour hier dans un dépôt-vente où je n’étais pas retourné depuis début août et je retombe sur ces 3 LDVELH que j’avais laissés de côté à l’époque, me concentrant sur d’autres séries (j’avais acquis 3 Loup Solitaire là-bas).

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Parmi les trois, L’Arpenteur de la Lune m’intéresse tout particulièrement car il suit les règles habituelles des Défis Fantastiques mais ajoute une règle supplémentaire que je n’avais pas encore rencontrée dans cette série : la personnalisation du héros incarné par le choix de compétences parmi une liste (comme dans les séries Loup Solitaire, Les Messagers du Temps ou Destins).

C’est un aspect qui m’intéresse tout particulièrement puisque je l’utilise dans mon LDVELH en cours d’écriture. En espérant qu’il soit bien géré…

#NaNo2013 : bilan du jour 1

imageJe ne ferai pas nécessairement de bilan quotidien de mes avancées, ce ne serait pas forcément intéressant à chaque fois. Mais pour la première journée, si déterminante d’un point de vue moral, je vais en faire un.

Le but de cette journée était simple : démarrer ce LDVELH sans être bloqué dès le premier paragraphe. Heureusement, ça s’est bien passé puisque mes trois paragraphes du jour étaient écrits suffisamment vite pour être rassuré. Seulement, et ça se voit sur la photo ci-dessus prise à la fin de ce relai, de nombreuses possibilités s’offrent d’emblée au lecteur-joueur et je sais déjà que 100 paragraphes ne suffiront pas pour ce LDVELH.

Je reste néanmoins focalisé sur ce total à la fin du mois, en écrire davantage dans ce laps de temps ne me semblant pas plausible.

Un deuxième relai hier soir m’a permis de doubler la mise et de passer à 6 paragraphes rédigés (dont un PFA – Paragraphe de Fin d’aventure – perdant, déjà). Au total, c’est plus de 1400 mots écrits, ce qui aurait fait une première journée de NaNo pratiquement dans le rythme si je visais les 50 000 mots.

Le principal est là : je m’amuse beaucoup avec cette première branche du récit, qui offrent des choix relativement inhabituels dans un LDVELH (et il y en aura d’autres).

De votre côté, ça démarre bien aussi ?