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Il y a peu, je vous contais ma joie à la lecture d’un nouveau Livre Dont Vous Êtes le Héros, la Bibliothèque Infernale, écrit par Neil Jomunsi et édité chez Walrus. Et bien, la même équipe récidive avec cette Nouvelle Dont Vous Êtes le Héros lovecraftienne. Le pitch ?

Le plat du jour: une salade de tentacules! Dans ce mini-livre-jeu au format court, vous incarnerez un jeune employé de fast-food qui n’a rien demandé à personne, mais qui devra faire face à une menace cosmique, monstrueuse et visqueuse sortie d’une abominable dimension parallèle. Du Lovecraft dans l’air? C’est possible. Toujours est-il que vous devrez faire de votre mieux pour vous sortir de ce pétrin, et essayer de ne pas entraîner l’humanité dans votre chute!

Car autant vous prévenir tout de suite : votre mort sera inévitable ! En revanche, vous allez pouvoir expérimenter 1001 manières de passer l’arme à gauche. Recommencez cette histoire autant de fois qu’il vous plaira, faites des choix différents, empruntez les chemins de traverse… et surtout amusez-vous!

En effet, l’une des particularités du récit, c’est que peu importe le chemin suivi, à terme vous mourrez inévitablement. Mais toujours d’une façon différente ! Le récit est court (c’est une nouvelle ne l’oublions pas) et se prête excessivement bien à une recherche exhaustive de tous les cheminements possibles. Et on se retrouve face à de nombreux épilogues, eux mêmes concluant une trame différente à chaque fois. Selon vos choix, vos compagnons d’infortune ne tiendront pas le même rôle (mention spéciale à la belle jeune femme, au comportement très variable selon les branches suivies).

Comme dans la Bibliothèque Infernale, l’humour est omniprésent et le style vivant (contrairement à vous en fin de chaque tentative). Un texte d’introduction permet cette fois-ci encore de rentrer dans le récit et dans la peau du « héros » que l’on incarne.

On pourrait être chagriné par un format trop court, mais c’est à mon sens une force pour cette nouvelle. Sa longueur est parfaitement adaptée à la lecture-jeu lors d’un déplacement en transport en commun puisque le chemin le plus long doit aboutir en 15-20 minutes de lecture. Avec le plaisir maintes fois renouvelé de recommencer pour suivre les diverses intrigues possibles. Et à 0,99 € la bête, il serait dommage de se priver. Un format à qui je prédis un avenir radieux !

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Neil Jomunsi

Walrus, 2012 – 0,99 € (sans DRM)

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#ebookfriday (semaine 6 bis)

Cette semaine, pas de promotion chez Numeriklivres pour le #ebookfriday. Retour à la normale à la rentrée.

Le but étant de promouvoir la lecture numérique, je me suis dit que cette semaine, j’allais vous proposer trois textes disponibles au format numérique lus ces derniers temps.

ecosystematique.jpgÀ commencer par l’excellent recueil d’Anthony Boulanger : Ecosystématiques de fin de monde, chez Voy’el.

Anthony Boulanger (prix Merlin 2010) nous offre un voyage entre science-fiction et fantasy, à travers une série de nouvelles où magie,
golems et licornes côtoient vaisseaux spatiaux et planètes étranges. Ce recueil offre ainsi de merveilleux plaidoyers sur l’homme et son avenir, à cent mille lieux des visions pessimistes que l’on reproche souvent à la science-fiction.

Des nouvelles explorant de façons souvent surprenantes des potentielles fins de mondes, que ce soit le nôtre ou des mondes imaginaires. Certains textes sont particulièrement drôles (je pense par exemple à Dans sa demeure de R’lyeh la Morte…). Les sources d’inspirations sont nombreuses et on sent bien sur certains textes (comme l’hallucinant Wasteworld) que l’auteur maîtrise parfaitement son sujet. Enthousiasmant, avec une dose de réflexion sur nos comportements quotidiens, varié, un recueil à ne pas rater (pour seulement 3,99 €, multiformats, pas de DRM).

les-elfes-ne-vieillissent-pas.jpgDans un style tout à fait différent, j’ai terminé cet après-midi la lecture de Les elfes ne vieillissent pas, de Jartagnan.

Là, on est en pleine fantasy humoristique, une enquête au sein de Moc (Monaco Olympique Club ?), la Cuvette des Dieux, titre de la série de récit que Jartagnan écrit et mettant en scène Korto.

Moi, c’est Korto. La petite trentaine, un petit mètre quatre-vingt-cinq, quatre-vingt-deux kilos, une choucroute noire naturelle sur la tête, ex-courrier dans l’armée des territoires unifiés. J’aime les chats, la bière et l’humour décalé. Contre quelques sous d’or, je dénoue vos emmerdes, pour peu que l’énigme soit suffisamment complexe et intéressante. Généralement, on me trouve chez ma grand-mère, rue Italique, non loin de la place des grands moulins. Mais présentement, je suis à la taverne chez Régine, histoire de tuer le temps et d’observer les gens.

Une lecture détendue, pleine d’humour et de références, idéale pour l’été (ou pour tout autre saison). Le ton m’a fait penser à Harry Dresden propulsé dans le Disque-Monde. À découvrir d’urgence, c’est gratuit, et même disponible en EPUB. Une suite est d’ores et déjà programmée pour septembre.

hirondelles.jpgPour finir, sortons un peu de l’imaginaire pur. J’ai commencé la lecture de Les hirondelles sont menteuses, par Anita Berchenko (chez Numerik :)ivres).

Une sorte de huis clos, élargi aux rues d’un village du sud de la France, dans le bleu, le jaune, le vert et le brun des paysages du Lauragais. Un « roman » à sketches, des histoires de voisines, de passantes, où il y a ce qui se voit et ce que l’on cache. Les hirondelles arrivent avec le printemps, mais s’en vont aux premiers froids. La détresse et la misère sont les mêmes, peu importe la saison, et peu importe le lieu…Dans une mégapole, une grande ville, ou un village, les humains que nous sommes regardent passer les « autres » sans vraiment s’en préoccuper. Parfois s’en amuser, comme à une terrasse de café, sur une grande place mondialement connue, ou sur la petite place d’une mairie de province. On sirote un café en se moquant souvent de l’allure des passants. Mais on ne cherche pas à entrer dans leur intimité. Ni à leur tendre la main.

Pourtant, cela en aurait peut-être aidé quelques-unes…

Je n’ai lu pour le moment que les deux premières nouvelles. Et franchement, l’ambiance est formidablement retranscrite, on s’y croirait vraiment. Des histoires qui semblent anodines en apparence, mais dont la chute est surprenante, avec une pointe d’humour noire, ou attendrissante comme pour cette femme si inquiète pour la sécurité de son chat, mais qui en tirera une belle leçon de vie. Un début de lecture coup de cœur que je vais poursuivre dans les jours à venir et que je vous invite également à découvrir (pour seulement 3,99 €, multiformats, pas de DRM).

Et aussi chez Feedbooks

saga-dothiriel.jpgJuste deux mots pour dire que la Saga Nickolah Dothiriel (toujours elle) est également disponible au téléchargement chez Feedbooks. Il a fallu un peu déblayer le code xhtml des classes de style automatiquement générée par Sigil, mais sinon, ça se fait rapidement.

C’est ici qu’on peut récupérer tous les formats : http://fr.feedbooks.com/userbook/20682/la-saga-nickolah-dothiriel

J’approfondis

Alors, hier je confiais mon choix de suivre la voie du nouvelliste (ça ferait une super Voie dans Vampire ça…), du coup, il faut une liste de choses à faire. Ça tombe bien, j’avais plusieurs idées de nouvelles qui me trainaient dans un coin de la tête depuis quelques temps. Toutes gravitent bien sûr autour du Projet CF :

  • Titre provisoire : La convivialité des Dragons
    Style : Fantasy cybernétique [1]
    Statut actuel : Quelques notes dans un carnet. Choix à faire entre deux théories pour base du récit.

  • Titre provisoire : Plug’n’Play
    Style : Fantasy cybernétique
    Statut actuel : En cours d’écriture

  • Titre provisoire : En mémoire de Kinu
    Style : Fantasy cybernétique
    Statut actuel : En cours d’écriture. Peut-être un peu plus gros qu’une nouvelle, mais moins qu’une novella je pense.

  • Titre provisoire : L’éveil des Clairvoyants
    Style : Fantasy cybernétique
    Statut actuel : Idée qui trotte, trotte, trotte depuis de longs mois, et que les événements récents ont affinée. Faudrait que je pose quelques notes la concernant.

  • Titre provisoire : Adultère sans gravité
    Style : Fantasy cybernétique, érotique
    Statut actuel : Quelques notes dans un carnet. Idée venue lors de l’appel à textes « En apensanteur » pour Piments & Muscade [2].

Ça fait un bon programme ça, non ?

[1] Fantasy cybernétique et non cyber-fantasy car j’ai besoin d’approfondir le côté « punk » de l’univers, de bien le délimiter, le définir, avant d’oser le sous-entendre dans le cyber. Mais c’est de l’ordre du détail, et je ne pense pas que ça troublerait grand monde. Mais bon…

[2Numéro 6, paru à l’hiver 2009, c’est dire si l’idée commence à dater…

Impromptu : Témoignage de LN

Petit texte, peut-être un peu trop naÏf, mais l’idée m’a trotté en tête toute la journée et me plaisait bien. Rendez-vous à la fin pour quelques compléments sur le sujet abordé.


Témoignage de LN

Je me sens seul. Délaissé. Les gens ont peur de moi, de m’approcher, de m’emmener avec eux. D’ailleurs, le peuvent-ils ? Je comprends leurs craintes. Après tout, c’est naturel puisque l’on a décidé de me mettre sous verrou.

Certains ont voulu mettre de côté leurs réticences initiales, quand ils n’étaient pas simplement ignorants de ma condition. Au bout du compte, c’est moi qu’ils finirent par ignorer, me traitant comme un rebut inutile.

C’est pourtant la triste vérité.

Pourquoi m’avait-on emprisonné de la sorte ? Pour me protéger parait-il. Quelle ineptie que d’entraver ma liberté pour ma prétendue protection ! On voulait me sauvegarder de ceux qui m’exploiteraient malgré moi, m’offriraient en pâture à tous, sans le moindre contrôle de la part de mes prétendus sauveurs. M’avaient-ils seulement demandé mon avis ? S’étaient-ils enquis de mes sentiments, de mes envies, avant de me lier à un seul et unique lieu où livrer mes représentations ?

Je me souviens avec nostalgie de mes précédentes incarnations. Quand j’étais encore un être de cellulose et d’encre. On m’emmenait partout. Toujours une main pour caresser mon corps. Mais pas toujours la même. Et chacune m’apportait un souffle, une personnalité qui lui était propre. On m’offrait, on me partageait, on me revendait. On faisait tout pour que je continue à vivre, même si je quittais pour cela mon domicile initial. Certains disaient qu’ils me libéraient, lançaient de véritables chasses au trésor pour que l’on me retrouve.

J’aimais cette existence nomade, sans attache.

Aujourd’hui, on me confine en un seul lieu, exigu, sans la moindre liberté de vivre les multiples existences qui furent miennes. Pourtant, d’autres aussi sont devenus ces spectres dématérialisés. Mais eux ont conservé leur droit à se reproduire, à s’exiler quand bon leur semble d’un support à l’autre. On les adule, on les glorifie, on les réclame. Ceux qui comme moi sont marqués de leur sceau d’esclave, on les évite. On les conspue.

Protégé je suis. Protégé de devenir ce que je devrais être ? L’extension naturelle de ce que je fus ? Entrer dans cette ère nouvelle, voir mon potentiel démultiplié. Rien de tout ça pour moi. Et pourquoi ? Juste parce que je ne me suis pas réincarné au bon endroit, au bon moment. Entre les bonnes mains.

Je n’ai plus qu’un simple rêve. Que l’on me libère, que l’on fasse sauter ces verrous qui m’isolent et me rendent rebutant. Pouvoir vivre encore toutes les existences pour lesquelles je fus écrit. Avant que je ne meure.

Témoignage de LN

31 janvier 2011


Compléments : Je n’ai pas encore mis en place d’export des articles du blog au format .epub pour leur consultation sur liseuses/tablettes. Mais n’hésitez pas à découvrir un excellent outil pour le faire : dotEPUB.

La question des DRM comme protection des ebooks est sans aucun doute un des enjeux majeurs pour la démocratisation de la lecture au format numérique. De nombreux « petits » éditeurs ont libéré leurs fichiers de toute forme de verrou, évitant ainsi l’écueil sur lequel l’industrie musicale s’est cassée les dents au moment du virage numérique, mais les majeurs de l’édition restent malheureusement frileux et craignent le piratage massif. Alors ils protègent leurs fichiers avec des verrous qui ne pénalisent au final que l’utilisateur qui a acquis légalement son livre, ces verrous ne semblant pas si difficile que ça à faire sauter en prime.

Une liste des éditeurs qui vendent leurs livres sans DRM est disponible sur le blog de Clément Bourgoin. On pourra consulter l’interview de Numeriklivres, où l’équipe éditoriale explique son choix de proposer ses livres sans DRM.

A noter enfin, puisque nous sommes ici dans un des Royaumes de l’Imaginaire, que les ebooks proposés à la vente par Bragelonne, Milady ou encore Le Bélial’ sont eux aussi certifiés 100% sans DRM.

Cthulhu chez Neil Gaiman

Me voici de retour en Noghaard !

Et dans mon sac à dos, je vous ramène un lien vers le site des Editions Tor, le géant américain de la SFFF. Ce lien mène tout droit vers des révélations qui pourraient faire basculer votre esprit vers une irrémédiable folie… Mais qui résisterait à l’appel du Grand Cthulhu ? Surtout lorsque celui-ci se décide à faire rédiger sa biographie !

Tentés ?

Cette nouvelle humoristique de Neil Gaiman est à lire en ligne ici. Attention, anglophobes absolus s’abstenir !

Le Projet CF dévoilé

Le Projet CF, je l’évoque régulièrement, je dis systématiquement que j’en parlerai davantage plus tard et, de fil en aiguille, je ne l’ai toujours pas fait.

Alors voilà, aujourd’hui je soulève un coin du voile qui recouvre ce projet qui monopolise mes tentatives d’écritures de ces derniers mois.

C… pour Cyber

F… pour Fantasy

Comment pourrais-je définir ce genre que je cherche à aborder avec cet ensemble de textes ? C’est le croisement entre Tolkien et William Gibson, entre Robin Hobb et Bruce Sterling. Un style à ma connaissance peu abordé dans l’Imaginaire. Hormis la série de romans basée sur l’univers du jeu de rôle Shadowrun, je ne vois pas vraiment de roman qui traite de ce mélange des genres. Faerie Hackers, de Johan Heliot, s’y essaie mais, si ce roman est fort agréable, il ne pousse pas suffisamment loin le concept.

L’aspect fondamental, est que l’univers que je développe est un prolongement futuriste du nôtre, où les créatures fantastiques sont revenues à la vie, même si elles n’ont jamais vraiment disparu, et où la magie a fait sa réapparition, même si elle aussi n’a jamais vraiment disparu…

Sur un forum, j’avais essayé de décrire la cyber-fantasy de cette façon (je m’auto-cite) :

Quelques éléments à mélanger pour obtenir de la cyber-fantasy :
Matrix/Le Cobaye (pour l’aspect réseau virtuelle avec immersion de l’esprit dedans), Totall Recall (trifouillage de neurones & Co), un côté polar/thriller, des elfes, des orques, des fées et autres joyeusetés du monde l’imaginaire, Star Wars, et plein d’autres choses…

Au encore, de l’Urban Fantasy futuriste, avec une technologie de pointe hyper-développée et un monde dominé par des méga-trusts industriels et tout et tout !

Concrètement, sur un extrait d’un de mes derniers textes du genre, on arrive à ça :

Tour du consortium Kimo. Le jour se couche. Pour Zalphée, sentir les derniers rayons du soleil sur son visage est une délivrance. De courte durée, mais salvatrice. Elle se sent en pleine possession de ses capacités. Elle peut percevoir le moindre de ses muscles, le moindre de ses nerfs, comme jamais auparavant. Sa mission n’en sera que facilitée.

Ce matin, sa tâche lui semblait irréalisable. Ce soir, elle paraît presque possible.

Première difficulté, infiltrer cette citadelle d’acier et de verre. Zalphée a choisi de l’escalader. Elle avait passé son enfance à grimper à des troncs d’arbres nus de plusieurs dizaines de mètres de haut. C’était avant qu’on ne rase sa forêt pour étendre la cité tentaculaire.

Après deux heures d’efforts, Zalphée trouve ce qu’elle cherche. Une fenêtre laissée ouverte par un employé imprudent. Le fautif devra certainement se faire seppuku le lendemain pour sa négligence. En attendant, c’est la bénédiction de l’elfe qu’il reçoit. La jeune femme jette un rapide regard dans le bureau exigu. Personne. Elle pénètre rapidement dans la pièce.

Le bruit aigu d’une serrure électronique que l’on débloque. Zalphée se recroqueville sur elle-même et se tasse dans un coin. D’une simple pensée, elle actionne son implant épidermique de camouflage. Nue, totalement imberbe et chauve pour accomplir sa mission à bien, il ne lui reste plus qu’à fermer les yeux et à retenir sa respiration pour être totalement invisible au regard d’un observateur pas trop consciencieux.

La personne qui entre dans la pièce ne semble pas s’apercevoir de sa présence. Du moins pas dans un premier temps. La porte du bureau se verrouille automatiquement une fois fermée. L’employé imprudent pousse un cri de surprise. Une voix de femme. Zalphée ne lui laisse pas le temps de réagir davantage. D’un geste rapide du poignet droit, elle dénude un fourreau sous-cutané et projette une lame aiguisée dans la gorge de sa bienfaitrice d’un instant. Son corps s’effondra avec un gargouillis étranglé. En quelques secondes, un dernier spasme secoue le cadavre alors que le poison sur la lame termine de faire effet.

L’elfe récupère les vêtements de l’employée, puis elle lui tranche les mains et lui arrache un œil, en cautérisant les plaies. Elle espère seulement que les identifications biométriques ne feront pas intervenir le souffle de sa victime.

Maintenant commencent les vraies difficultés car Zalphée ne dispose que de peu de temps pour trouver un passe pour entrer dans l’ascenseur orbital et se glisser dans la cabine. Une fois qu’elle y sera parvenu, la voie jusqu’à Mariko Saki, la sorcière qui occupe la Station Spatiale Kimo, s’ouvrira à elle comme un boulevard. La tuer ne sera pas qu’une formalité cependant. Inspirant profondément, vêtue comme une employée du consortium, Zalphée s’engage alors dans le couloir pour tenter de s’acquitter avec succès de sa mission.

Vous voyez un peu ?

C’est donc vers cet univers que vont tendre mes récits, même si je n’abandonnerai jamais la fantasy « pure » comme à travers La Larme Noire !

Certes, il reste beaucoup à définir pour rendre cet univers cohérent et pour le moment, je ne l’aborde que sous certains aspects. On remarquera que la civilisation japonaise (féodale) est également une de mes inspirations sous-jacentes.

Le texte sur lequel je travaille actuellement permet de poser également de nouveaux éléments de background, se déroulant lui-même quelques années après An Anaon (voir Itinéraires #3). Il se focalise sur la découverte d’un moyen pour voyager dans le temps et j’essaie d’étudier ses conséquences, son impact sur le monde.

A l’heure actuelle, j’ai trois textes achevés se déroulant dans cet univers, Anima, An Anaon (tous deux publiés dans le webzine Itinéraires) et La Traque (qui devra subir des corrections sur le fond) ; trois textes en cours d’écriture, En mémoire de Kinu (basé notamment sur les manipulations génétiques dont sont capables certains sorciers : adaptation de la magie à ce monde nouveau), Plug’n’Play (centré sur le petit peuple) et la nouvelle actuellement en écriture (qui n’a pas encore de titre…). Egalement un texte en projet : L’éveil des Clairvoyants, récit contant le retour parmi les hommes de ces dragons télépathes, capables de délier les fils du Temps pour en tirer des visions de futurs potentiels.

Stop ! Je vais m’arrêter là, sinon j’y suis encore dans une semaine ! Alors ça suffira pour aujourd’hui (il est finalement plus grand que ce que je pensais ce pan de voile soulevé).

Complément pour les lecteurs les plus curieux : article sur le cyberpunk dans Wikipédia.

NaNoWriMo 2009 : H-9

Le compte à rebours est lancé… Dans moins de 9 heures, le coup d’envoi de l’édition 2009 du NaNoWriMo sera officiellement donné.

En attendant, je patiente, je me retiens de poursuivre les quelques lignes de celle des deux nouvelles que je suis censé écrire durant le mois de novembre (un vrai défi pour moi) pour laquelle j’ai déjà un plan de bataille qui prend forme. J’ai trouvé grosso modo l’intrigue, j’ai mes personnages, leurs antagonistes, ainsi que les soutiens potentiels de chaque partie.

Pour le deuxième texte, c’est pour le moment encore un peu vague, mais j’ai réuni de la doc pour essayer de franchir l’étape initiale : avoir une intrigue. Malgré tout, j’ai deux-trois idées à approfondir à ce niveau.

Mon but ne sera pas d’atteindre les 50 000 mots (de toute façon, ça dépasserait très largement les limites fixées par les appels à textes), mais d’atteindre 100 000 caractères, espaces comprises, au minimum (environ 17 000 mots), 25 000 mots au maximum. Donc, ça veut dire entre 500 et 1 000 mots chaque jour en moyenne.

Et si j’y arrive, mon bonus sera de poursuivre le Chapitre 10 de La Larme Noire (j’en vois déjà qui salivent au fond de la salle…).

Autrement dit, un mois de novembre plutôt chargé, va falloir tenir le rythme !

NaNoWriMo 2009

Et voilà… Je tombe dedans pour l’édition 2009 du NaNoWriMo.

Le quoi ? Le National Novel Writing Month. La grand messe annuelle des auteurs amateurs ou confirmés. Le but ? Ecrire un roman (ou plutôt une novella) en un mois, soit 50 000 mots à écrire entre le 1er novembre et le 30 novembre. Un véritable marathon de l’écriture ! Tout est expliqué en détail à cette page.

Ce sera donc ma première participation. Pour moi, il est nullement question de commencer et achever un projet de roman durant cette édition 2009. Il est vrai que j’ai toujours Dulinlë dans les cartons, mais ce n’est pas ce projet qui va m’occuper. Mon but est d’écrire trois nouvelles (ce qui devrait être équivalent en quantité) durant ce délai d’un mois.

Vais-je y arriver ? Bilan au 30 novembre, minuit…