Confessions d’un automate mangeur d’opium

Cette lecture entre dans la liste des 10 livres que je voulais lire cet été. Pour que chaque roman ait sa chronique, les retours seront aussi synthétiques que possible.

Confessions d’un automate mangeur d’opium par Fabrice Colin et Mathieu Gaborit, édité chez Le Serpent À Plumes.

L’accroche :

Paris, 1899… L’industrie, portée par la force de l’Éther, a révolutionné le monde. Le ciel bourdonne de machines volantes, les automates sont partout qui agissent au service des hommes, hommes qui communiquent entre eux par téléchromos d’un continent à un autre. Dans cette ville moderne où s’ouvre une éblouissante Exposition Universelle, une jeune comédienne, Margo, aidée de son frère psychiatre, enquête sur la mort mystérieuse de son ex-maîtresse et d’un singulier personnage créateur de robots…
Écrites à deux mains par deux jeunes auteurs incroyablement doués, ces Confessions d’un automate mangeur d’opium sont un bonheur d’imagination et de virtuosité littéraire, à découvrir au plus vite.

Encore une chouette lecture ! Roman steampunk écrit en 1999 par deux jeunes talents plein d’avenir, qui ont montré par la suite que ce n’était pas usurpé, ce fut pour moi un bon retour dans un genre vers lequel je ne me suis que peu tourné.

Certes, on pourrait reprocher un décor trop légèrement décrit (tout ce qui ne sert pas à l’intrigue est laissé de côté, alors que l’on aimerait en savoir bien plus) et des personnages qui manquent de facettes, avec des stéréotypes inévitables. Pourtant, le récit est rythmé, l’alternance des points de vue de Margo et de son frère Théo permettant d’apporter des éclairages divers sur l’intrigue. Celle-ci est assez classique (et serait directement transposable en scénario de jeu de rôle, et  je suis sûr que ce n’est pas fortuit), mais menée correctement. Le style est fluide, ce qui n’était pas évident avec une écriture à quatre mains.

Bref, un bon moment passé dans ce Paris de 1899 version uchronique, même si l’ensemble resterait perfectible. Un pur divertissement façon feuilleton d’aventure. Une bonne entrée en matière pour le lecteur souhaitant découvrir le courant Steampunk.

Ma note sur Livraddict : 8/10

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La Malédiction d’Old Haven

imagePremière lecture de ma série 100 % SFFF Francophone de l’été (mais qui n’est pas dans la liste des 10 puisque j’étais déjà plongé dedans) avec ce roman jeunesse de Fabrice Colin.

L’auteur, je l’avais découvert par ses interventions dans Casus Belli, puis par ses premiers romans, fort sombres (Neuvième Cercle et Les Cantiques de Mercure). J’avais continué de le suivre dans le diptyque Arcadia, puis dans sa saga de Fantasy, Winterheim. Puis sont venues les années 2000 et j’ai un peu perdu de vue le travail de Fabrice Colin, alors que celui-ci gagnait en visibilité au fil des années.

L’accroche de ce roman est la suivante :

1723, Gotham. Mary Wickford, jeune orpheline à la beauté flamboyante, quitte le couvent et les soeurs qui l’ont recueillie dix-sept ans plus tôt. En route vers l’est, la jeune fille s’arrête dans le vieux village d’Old Haven où règne une atmosphère lourde de secrets. Sans jamais être venue, elle connaît ces paysages de brumes et de ténèbres… C’est ici que fut brûlée vive, jadis, une sorcière du nom de Lisbeth Wickford…

C’est donc un roman de sorcières… Mais pas que. On y trouve pêle-mêle du roman de pirates, du roman fantastique, du roman initiatique, de l’horreur lovecraftienne, un soupçon de steampunk et d’uchronie, tout cela dans un mélange plutôt réussi. C’est là que je comprends ce que Fabrice Colin évoquait en interview quand il disait que la littérature jeunesse permettait une liberté que l’on n’a pas forcément en littérature adulte. Ici, pas besoin de chercher à être catalogué dans un style particulier, condition trop souvent limitante dans la littérature dite adulte. C’est de l’Imaginaire. Point barre.

Et j’ai beaucoup aimé cet aspect du roman, tout comme le style fluide développé au fil des pages. Sentir la liberté de l’auteur à suivre toutes ses idées pour écrire un texte est savoureux. Les emprunts à Lovecraft sont une des charnières du récit, ce qui était vraiment inattendu en début de lecture, début un peu laborieux quand même. Je suis entré petit à petit dans le texte, poursuivant ma lecture avec plaisir.

Seule ombre au tableau, passé les premières pages, la partie initiatique de la quête de Mary, qui tombe en plein milieu de l’histoire et casse le rythme qui s’était mis en place. J’ai trouvé cela un peu dommage, même si c’est justifié.

Le final est de toute beauté, avec (spoilons un tout petit peu) la libération d’un Grand Ancien sur la ville de Gotham. Les références à Lovecraft et au Mythe sont nombreuses et font partie intégrantes du récit de toute façon.

Alors un roman qui met en scène des Grands Anciens et des dragons, forcément j’ai beaucoup aimé ! À noter le roman Le Maître des dragons, qui présente la même histoire, mais du point de vue d’un autre personnage. Les avis le concernant sont assez partagés, mais je pense que je me plongerai dedans après l’été.

Ma note : 7/10 (à cause du rythme brisé en cours de route)

Les 10 livres que vous aimeriez lire cet été

Je pique l’idée à Lelf (enfin, c’est pas d’elle, mais du blog The Broke and the Bookish, qui a initié le Top Ten Tuesday, repris en français par Iani) : lister les 10 livres que j’aimerais lire cet été. Déjà, j’avais prévu de faire un été 100 % SFFF francophone, donc, voici les 10 livres que je vais lire cet été. Par choix, ils sont tous au format papier (il faut dire aussi que l’écran de ma liseuse – modèle Samsung E60 – réagit étrangement à la lumière du soleil…).

Vu que je vous propose à chaque fois l’accroche du roman et le pourquoi de mon choix, je vous laisse cliquer ci-dessous pour voir la suite (ça allégera la page d’accueil).

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