Dernières acquisitions #9

J’hallucine un peu en voyant le temps passé. Un an et demi déjà que je n’ai plus parler de mes trouvailles en matière de LDVELH. Une éternité à l’échelle de la vie d’un blog. Du coup, je ne vais pas pouvoir retrouver l’intégralité de ce que j’ai pu glaner depuis, mais en me focalisant sur les derniers mois, je devrais trouver largement de quoi faire. Il y a à la fois du neuf et de l’occasion dans tout ça.

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Je vais débuter par mon coup de cœur de l’année 2015 : les BD dont Vous êtes le Héros publiées aux éditions Makaka. Une super découverte pour un format tout à fait adapté aux aventures interactives. Ici, les cases de chaque planche jouent le rôle des paragraphes, et les numéros à choisir sont la plupart du temps à lire dans la case elle-même. Et parfois, ils sont même plutôt bien dissimulés.

J’adore vraiment le principe. Sur les quatre que ma Douce et Tendre m’a offertes au fil des occasions, j’ai pu jouer à Captive et à Loup Garou.  Le plaisir de jeu est là avec deux aventures passionnantes et bien mises en forme, chacune avec ses règles spécifiques (par exemple la gestion du temps dans Captive, qui change certains événements, ou encore l’expérience dans Loup Garou, donnant accès à de nouvelles compétences au fil de l’aventure).

Et le programme de publication pour 2016 est hyper alléchant, avec notamment un concept de city builder dans une ambiance Far West que j’ai hâte de découvrir.

Il faudrait assez rapidement que je parle plus en détail de ces deux aventures auxquelles j’ai joué , mais je ne vais pas m’avancer vu mon rythme de rédaction d’articles ces derniers mois.

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Mon autre grosse découverte, c’est celle de la série Fabled Lands, par Dave Morris et Jamie Thomson. Certainement l’expérience de LDVELH la plus proche du jeu de rôle, et du jeu vidéo d’aventure. Les six volumes dont je dispose correspondent chacun à une région du monde où se déroule l’aventure, avec des quêtes annexes, du leveling et une liberté de mouvement à ma connaissance unique dans les LDVELH (peut-être que la série Destiny Quest entre aussi dans cette catégorie).

Pas eu le temps de me plonger totalement dedans, seulement d’expérimenter un peu sur les deux premiers volumes, mais ça semble assez énorme !

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On poursuit dans la VO avec trois titres de l’excellente série Virtual Reality (Destins en VF), tous écrits par Dave Morris. J’avais déjà joué à Heart of Ice dans sa version numérique, mais celle-ci n’était pas illustrée. L’occasion s’est présentée de commander la version papier pour en disposer et rejouer à ce génial LDVELH de SF post-apocalyptique, certainement la meilleure aventure de SF que j’aie pu jouer, et un des meilleurs LDVELH qui me soit passé par les mains, tout simplement.

S’y ajoute Eye of the Dragon, un Fighting Fantasy/Défis Fantastiques que je n’avais pas encore, et dont l’édition française ne me plaisait pas trop (je ne suis pas fan des dernières éditions poche chez Folio, et je trouvais en plus que les illustrations manquaient de contraste).

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En dehors de Eye of the Dragon qui revient s’incruster ici (pourtant il ne traîne pas vraiment une réputation très flatteuse…), les deux autres titres sont un vrai coup de bol.  Ils proviennent du stock de Megara Entertainment qui a souffert d’une inondation.  Ils faisaient partie des exemplaires les plus abîmés par l’eau et l’éditeur les offraient à ceux qui voudraient bien les adopter. Une occasion en or pour découvrir le travail que fait Megara pour la (ré)édition de LDVELH. Quelques inédits sont déjà au catalogue et d’autres sont en préparation pour cette année. A suivre de très près (il y a notamment le tome 7 de Fabled Lands qui devraient débarquer sous peu).

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Tout ça, je l’ai ramené à la maison en une journée. Des titres de chez Grûnd, dont j’aime beaucoup la collection de livres jeu, qui seront un plaisir à jouer avec mon petit padawan d’ici quelques temps.

Deux « raretés » avec une BD dont Vous êtes le Héros (encore une) mettant en scène Astérix. Il en existe 4 tomes parus en 1988-89 et j’étais bien content de tomber sur celui-ci. L’autre « rareté », c’est un LDVELH adapté du dessin animé Le Sourire du Dragon. dessin animé lui-même adapté de Donjons et Dragons par… Gary Gigax himself (mais ce n’est pas lui qui est aux commandes des LDVELH) !

De la chance aussi en trouvant deux des grands formats publiés par Gallimard ces dernières années, et pas n’importe lesquels puisque ce sont les deux publications récentes en Défis Fantastiques que j’ai le plus aimé jouer en VO : La Nuit du Loup-Garou et La Nuit du Nécromancien.

S’ajoute enfin la version Folio Junior Edition Spéciale de  Le Sorcier de la Montagne de Feu que je cherchais depuis pas mal de temps.

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Là ce sont vraiment les trouvailles les plus récentes, celles dénichées ce mois-ci. Avec Les Maîtres des Ténèbres en V1, avec sa couverture excellente, bien bien bien plus attractive que celle qui nous a été proposée à partir de la V2. Enfin ! Et aussi la V1 de Le Seigneur de l’Ombre. Quelques tomes de L’Oeil Noir et, surtout, un premier titre de la série Tu es le Héros, publiée par Nathan; et justement celui qui me faisait de l’œil : celui on l’on incarne un dinosaure. Grrrroooaaarrrr !

Un dernier lot ?

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Celui-ci, il m’attendait au pied du sapin après l’avoir réservé via un célèbre site de petites annonces en France. Deux éditions en meilleur état que celles que j’avais des deux tomes de la série Épouvante, une autre édition de Le Sorcier de la Montagne de Feu que je possédais auparavant mais que je ne parviens toujours pas à retrouver, et également deux titres de séries moins présentes en occasion que les classiques séries de chez Folio.

Bien sûr, il y en a beaucoup d’autres qui ont rejoint mes étagères (désormais très bien remplies) depuis septembre 2014, mais cela donne déjà un joli panorama des nouveaux arrivants.

Faudra que je sois plus régulier pour présenter mes dernières entrées à partir de maintenant, parce que je suis sûr d’avoir raté des belles trouvailles dans la liste présentée ici.

Bien sûr, cela ne fait pas avancer mes propres projets (comme le BDVELH…), mais ça fait du bien d’écrire un peu, non ?

Dernières acquisitions #8

Oh ! Ça faisait longtemps que je vous avais proposé un petit récapitulatif de mes trouvailles en LDVELH. Surtout que cet été 2014 a été riche en la matière. Plus que le 2013, où pourtant je partais avec une collection de seulement 5 titres. Aujourd’hui, je suis proche des 150 et il m’en manque encore beaucoup potentiellement. Naturellement, plus on en a, plus on en veut, mais moins on en trouve que l’on ne possède pas déjà. Cela n’a pas empêché mes recherches de l’été d’être très fructueuses.

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Premier lot de trouvailles. Les deux titres du haut, je les ai commandés à une librairie anglaise en ligne. Master of Chaos est celui qui a été traduit par Le Sceptre Noir (cherchez pas…), j’en parlais dernièrement. L’accompagne Night of the Necromancer, de Jonathan Green, titre relativement récent et dont j’avais entendu le plus grand bien.  J’ai eu l’occasion de le lire-jouer et de le terminer en juillet et ce titre remplit tout à fait mes attentes. Il confirme également tout le bien que je pense de Jonathan Green en tant qu’auteur de LDVELH (il se classe aisément sur le podium auprès de Dave Morris). Il faudra que j’en reparle plus en détails.

J’ai également dégoté dans ma bouquinerie favorite Le Sépulcre des Ombres, du même Jonathan Green. Si je ne dis pas d’ânerie, cela doit être son premier titre pour la série Fighting Fantasy. J’espère que je ne serai pas déçu en revenant sur sa première expérience d’écriture de LDVELH.

Et puis, dans la même bouquinerie, j’ai finalement complété rapidement la série Chroniques Crétoises, contrairement à ce que je craignais. Une série ancrée dans la mythologie grecque qui figure en bonne place dans ma PAL spéciale LDVELH.

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Deuxième lot. Là, ce fut le « miracle ». Trouver le tout dernier tome de Loup Solitaire, La Cité de l’Empereur, pour moins d’un euro. Allez voir n’importe quel site de vente en ligne, il faut un sacré coup de bol de le trouver à moins de 20 euros. Certes, il semblerait que ce soit un piètre LDVELH, mais sa rareté et son côté collector en font un indispensable. Et c’est le dernier Loup Solitaire à être paru bordel ! Quand même ! Bref, un grand moment d’incrédulité lorsque j’ai mis la main dessus. Dans le même dépôt-vente, j’ai également trouvé La Guerre des Runes, autre Loup Solitaire pas évident à trouver pour pas cher.

Le même jour, j’ai également mis la main chez Emmaüs sur un Sherlock Holmes (Meurtre au Club Diogène) et un Défis Fantastiques au résumé attractif, puisqu’il évoque l’animisme.

Oui, c’est bien VOUS, humble elfe des bois natif de la forêt d’Yffen, que les dieux ont estimé capable de tenir tête à la horde chaotique et démoniaque d’Ishtrack. Il vous faudra vous introduire au sein de cette cohue armée avant qu’elle deviennent invincible. Mais Ishtrack, comme tous les princes démons, est invulnérable aux armes forgées de mains d’homme_ et même à l’épée magique des grands elfes.Votre unique atout est sans doute votre connaissance du monde des rêves, privilège des shamans. Elle seule vous donne une chance d’échapper aux dangers qui vous guettent…

Ça donne envie non ? En plus, c’est écrit par l’auteur de La Planète Rebelle. Un gage de qualité.

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Troisième lot. Ah ! Nous voilà en août. Et en août, il y a la Nuit du Livre à Bécherel. L’an passé, c’est là que je débutais réellement ma collection. Cette année, forcément, les découvertes ont été plus rares (enfin je parle des titres que je ne possédais pas encore). Je suis malgré tout revenu avec un grand sourire aux lèvres, puisque mon espoir secret était de trouver La Créature Venue du Chaos. La photo parle toute seule !

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Quatrième lot. Je retourne chez Emmaüs (un de mes principaux fournisseurs depuis un an). Oh ! Un Défis et Sortilèges. Voici le deuxième cycle de la série complet et il ne me manque plus qu’un seul tome pour boucler le premier cycle. Content je suis, car cette série autorisant le multi-joueurs (jusqu’à quatre) est parmi les expérimentations en LDVELH qui m’intriguent le plus. Au même endroit, je mettais la main sur La Malédiction du Pharaon, avant-dernier tome avant de compléter la série Dragon d’Or.

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Cinquième lot. L’été passé, j’avais mis les pieds dans une bouquinerie où j’avais trouvé les livres un peu cher. Les LDVLEH étaient à 3 euros, là où j’avais trouvé la majeure partie des miens entre 1 et 2 euros. Entre temps, j’ai pu voir que ce tarif de 3 euros est tout à fait acceptable, puisque finalement, quand on commande un livre à 1 euro sur un célèbre site de petites annonces entre particuliers, les frais de port s’élèvent à environ 2 euros. Donc, je retourne dans cette bouquinerie. Il y avait une caisse (oui oui, une caisse) pleine de LDVELH. J’y pioche deux Loup Solitaire : Le Tyran du Désert, grâce auquel je complète le premier cycle de la série, et Les Pirates de Shadaki, fort peu évident à dénicher dans cette édition semble-t-il. J’y complète également la série Dragon d’Or en trouvant Le Château des Âmes Damnées. Et puis, enfin, L’Épreuve des Champions que bizarrement je ne possédais pas encore. J’ai quand même laissé tomber Le Justicier de l’Espace, célèbre pour être un des plus mauvais Défis Fantastiques publiés. J’attendrai de le trouver à 1 euro.

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Sixième et dernier lot pour cet été. Bouclons ici la boucle en retournant dans ma bouquinerie préférée, évoquée au premier lot. Là, c’est un peu le jackpot inattendu. J’avais déjà réservé La Nuit du Météore et L’Oeil du Sphinx (ce dernier me permettant de disposer des quatre premiers tomes de La Saga du Prêtre Jean, le dernier tome publié étant un des LDVELH les plus difficiles à dénicher), mais je ne m’attendais pas à dégotter enfin La Cité Interdite et ainsi boucler la série Astre d’Or, qui se déroule dans le même univers que Loup Solitaire. Cette série aussi figure en très bonne place dans ma PAL spéciale LDVELH.

J’ai également pu y trouver mes deux premiers tomes de la série Donjons & Dragons Niveau avancé. Mystère sur la qualité de ces LDVELH, mais j’avais bien aimé les deux titres en niveau normal que j’avais lu. Du coup, je pars avec un a priori plutôt positif sur deux aventures, notamment pour Le Voleur de Karass, écrit par Douglas Niles que j’avais déjà lu quelques titres écrits dans l’univers de Lancedragon. Pour compléter ce dernier lot, Objectif : Apocalypse, de la série Les Messagers du Temps. Série qui ne m’avait pas convaincu lors de ma première aventure, mais qui reste très bien écrite et à qui je ne peux m’empêcher de laisser d’autres chances de me convaincre.

Un été bien rempli au niveau trouvailles, non ? Et dire qu’il reste encore trois semaines pour faire encore grandir la liste !

Ecrire un LDVELH : papier ou numérique ? (1)

Aujourd’hui, avec les deux modes de publication que sont l’édition papier et l’édition numérique, tout projet de récit interactif dans lequel se lance un auteur se doit d’envisager le support sur lequel le lecteur-joueur découvrira son texte. Il ne parait pas raisonnable de produire exactement la même forme de récit pour une lecture numérique que pour une lecture papier.

Ce sont forcément des questions qui occupent ma réflexion alors que j’essaie d’écrire mon premier LDVELH (certainement de façon trop ambitieuse sur le papier, ce qui provoque des effets indésirables dans le processus d’écriture, comme vous vous en doutez). Je vais partir du principe que je m’oriente plutôt vers une future publication numérique et donc que je vais penser mon aventure dans cette optique.

Et puis comme je sens que je vais être bavard comme pas possible, je vais faire plusieurs articles sur le sujet. C’est également une façon de faire un premier bilan de ce que j’ai vu et retenu des LDVELH que j’ai lus depuis un an. Ca risque de sonner un peu fourre-tout par moment, mais je vais choisir à chaque fois une thématique de base autour de laquelle organiser mes réflexions. Aujourd’hui :

La Feuille d’Aventure et les dés

 

ldvelh-matosOn a grandi avec nos LDVELH de chez Folio ou Pocket et naturellement, il y a ces incontournables accessoires : la Feuille d’Aventure, le crayon, la gomme et les deux dés. L’écrasante majorité des aventures auxquelles nous avons jouées les utilisent.

Il y a clairement un effet nostalgique qui se fait sentir rien que d’y penser. Personnellement, en tant que lecteur, je reste très attaché à mon équipement (surtout qu’en prime j’ai toujours un tas de feuilles blanches sous le coude pour tracer mon cheminement dans l’aventure).

Pourtant, si le combo liseuse/tablette, feuille de personnage, dés ne m’effraie pas (bien au contraire), j’imagine aisément que cela impose des contraintes trop grandes pour le côté nomade de la lecture numérique. Du coup, il va falloir peut-être me passer de tout ou partie de ce matériel auquel on est tant habitué.

Que faire alors ?

FdA-DestinsIl est évident qu’il va falloir limiter l’utilisation de la Feuille d’Aventure et celle des dés (voire les supprimer totalement). Une série comme Destins/Virtual Reality s’en sort à merveille. La Feuille est très simple (voir ci-contre) et peut être assez aisément mémorisée puisqu’il suffit d’avoir en tête ses 4 compétences, son total de points de vie, son équipement et son argent. L’aspect le plus délicat est peut-être de retenir en prime les mots de passe rencontrés durant l’aventure.

Pas de dés non plus dans cette formidable série. Tout est géré en fonction des choix du lecteur-joueur et des compétences qu’il a choisi pour son personnage, sachant que pour se sortir de situations délicates, il y a souvent deux compétences qui offriront une échappatoire. Si votre personnage meurt, ce sera uniquement parce que vous avez effectué des choix peu judicieux. J’aime beaucoup ce système qui exclut l’aspect arbitraire des morts suite à un jet de dés foireux. Dans Les Sombres Cohortes, trop de morts ont résulté de l’accumulation de mauvais lancers. Dans les Destins, cette mécanique fonctionne au quart de tour et limite très fortement la perte de focalisation sur la lecture-jeu.

Et puis, je crois l’avoir déjà dit par le passé, j’adore, dans cette série comme dans tous les Défis Fantastiques le proposant, la possibilité de personnaliser le “héros” que l’on incarne à l’aide de compétences (ou d’objets comme dans Stormslayer de Jonathan Green). Faire d’autres choix au départ ouvre d’autres possibilités pour mener à bien l’aventure, et je suis très attaché au potentiel de rejouabilité d’un titre, comme pour un jeu vidéo. Naturellement, il faut à tout prix éviter l’écueil de L’Homme au Cheval de Brume, avec sa compétence obligatoire pour pouvoir arriver au terme de l’aventure.

fda-tdnLe Temple du Dieu Néant (bon, mais court avec 53 sections, LDVELH publié par les éditions La Saltarelle) réduit encore plus l’impact de la Feuille d’Aventure, la limitant à deux compteurs et une espace pour lister les notes diverses liées au parcours du lecteur-joueur.

Pas de règles pour jouer, juste de la jugeote pour garder son personnage en vie.

Là aussi, ça passe très bien, mais l’aventure étant courte, cela joue forcément sur le bon fonctionnement.

Les titres proposés par Walrus dans sa collection Rendez-vous au 14 vont même encore plus loin en s’affranchissant totalement de la Feuille d’Aventure. Les situations nécessitant habituellement des jets de dés sont gérées soit via un simple “Pensez à un nombre”, soit via des questions de culture générale ou, mieux encore, liées à la lecture attentive du texte (“Au fait, quelle était la couleur de la voiture qui vous a échappé lors de la filature du début de l’aventure ?”). Efficace. Je me rappelle avoir repris le jeu depuis le début pour repérer trois informations capitales pour poursuivre l’aventure (oui je sais, j’aurais pu tricher, mais c’est moins amusant).

Screenshot_2014-08-09-11-35-00Bien sûr on peut imaginer aussi de proposer (pour les lecteurs-joueurs sur tablette ou smartphone) une application complémentaire gérant la Feuille d’Aventure et les jets de dés. Mais j’imagine bien à quel point l’immersion serait réduite en miette. “Bon allons-y pour ce combat. Je lance l’application. Oh ! J’ai eu une commentaire sur FB, faut que j’aille voir ça !”. Il existe déjà des éditeurs de LDVELH sur tablettes/smartphones qui gèrent très bien l’intégralité du livre-jeu dans une application (l’excellente équipe de Tin Man Games !). Là il n’y a pas de perte d’immersion puisque l’application est en plein écran, on garde la Feuille d’Aventure et les dés, mais tout est géré automatiquement. Il y a malgré tout un côté un peu artificiel à ces lancers (lire à ce sujet la remarque de Dave Morris, auteur de plusieurs titres de la série Destins/Virtual Reality notamment, relayée dans cet article de Fantasy Game Book sur le futur des livres-jeux) et l’on perd le plaisir de faire rouler les désScreenshot_2014-08-09-11-34-43 (avec bien sûr le souffle magique dessus qui permet d’obtenir le résultat tant espéré).  L’aspect un peu spécial, c’est que lorsque je lis-joue un LDVELH de cette nature, je ne prends pas de notes et ne cartographie pas ma progression. Dommage, non ? Et puis la triche reste possible, dans des proportions plus fortes même qu’avec la version papier puisque l’on peut changer ses jets de dés d’une simple secousse au bon moment. Et ça peut vite devenir une habitude… Mais je parlerai plus en détail de tout ceci dans un autre article. Le seul vrai défaut inhérent à la notion d’application, c’est l’enfermement du lecteur-joueur, qui ne peut utiliser l’application que dans l’écosystème lié à sa tablette ou son smartphone. Problème que l’on ne rencontre pas avec un ebook classique au format epub ou mobi.

De mon côté, je reste pour le moment sur une solution façon Destins/Virtual Reality. Une feuille d’aventure simplifiée (même s’il y a encore moyen d’améliorer la pré-version actuelle), pas ou peu de dés (j’aime bien l’idée déjà rencontrée de gérer certaines actions en fonction de l’état de santé du personnage, pour le moment je vois ça via des jets de dés en attendant de trouver moins contraignant). D’ailleurs, en voici un premier visuel en exclu :

preversion-fdaVous pouvez constater que je prévois une carte de la zone d’aventure (je trouve que ça manque souvent dans les LDVELH, à plus forte raison s’il est en version numérique) pour pouvoir s’y référer facilement. Outre la Vitalité, j’ai pour l’instant dans l’idée de gérer deux jauges : celle de Karma (nom provisoire), pour tenir compte des actes du lecteur-joueur, et celle du nombre de jours écoulés, qui tient une place essentielle dans l’aventure. La liste des compétences est également provisoire, tout comme le choix de seulement deux d’entre elles. Des évolutions viendront nécessairement par la suite.

À très bientôt pour la seconde partie, où je parlerai notamment de la gestion des combats. N’hésitez pas à alimenter ma réflexion par vos remarques ou questions !

Dernières acquisitions #5

Les petits nouveaux arrivés en ce début d’année 2014 (il doit en manquer un ou deux).

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Premier lot suite à une visite dans une de mes bouquineries préférées. L’occasion de compléter la série Loup* Ardent en mettant la main sur le premier tome de cette saga connue pour être ultra bourrine. On verra à la lecture ce qu’il en est. Très heureux d’avoir trouvé pas mal de non-Gallimard, notamment mes trois premiers Histoires à jouer.

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Et ce lot trouvé via un célèbre suite de petites annonces. Je poursuis ainsi les séries Dragons d’or (et les LDVELH de l’excellent Dave Morris), Quête du Graal et La Voie du Tigre (J’ai enfin les 4 premiers, je vais pouvoir bientôt m’y mettre, dès que je trouverai le temps pour). Et enfin un tome de la formidable série Destins (bon ok en V2, donc pas belle la couverture, mais le contenu reste le même), série dont je pourrai vous parler sous peu pour en avoir lu-joué 2 pendant les fêtes.

Petit à petit, la collec se développe pour atteindre bientôt les 100 volumes !

Les lectures oubliées de 2013 : les LDVELH

Je me rends compte qu’un certain nombre de lectures de cette année n’ont pas eu le droit à une chronique. Alors plutôt que de ne pas en parler, ou d’écrire dans un futur indéterminé une hypothétique chronique, je vais faire de rapides retours de lectures.

Premiers à y passer, logiquement, les LDVELH lus ces derniers mois.

imageLe Repaire des Morts Vivants, par Dave Morris et Jamie Thomson

Le dernier que j’ai lu. J’en gardais un bon souvenir, puisqu’il m’avait inspiré des noms de lieux et de personnages dans la première mouture de L’éclat de Miriel Ithil. Ah, le Général Gurkon ! En le rejouant, j’ai retrouvé cette ambiance qui m’avait plu à l’époque. Manque de chance pour moi, j’ai choisi sans le savoir la route plus simple et directe. Du coup, je l’ai emporté du premier coup en ratant de chouettes rencontres. Peu importe, le potentiel de rejouabilité est excellent entre les divers chemins possibles et les différents moyens de venir à bout du grand méchant. Sans oublier les mini-quêtes facultatives. Un kill the sorcerer pas si classique que ça.

imageLe Talisman de la Mort, par Mark Smith et Jamie Thomson

J’avais lu beaucoup de bien de ce titre, que je n’avais jamais eu ou lu auparavant. Première remarque : je n’ai pas réussi encore à le terminer. J’étais arrivé très loin dans ma progression avant de me faire laminer dans un combat que je ne pouvais pas gagner tant j’étais affaibli par la route qui m’avait amené là. Je le reprendrai cependant avec plaisir car il est d’une grande richesse dans les situations que l’on aborde. De l’infiltration pour récupérer un objet, aux choix moraux (est-ce que j’aide le bijoutier ou les braqueurs), de l’exploration aux combats, il y a un peu de tout. Originalité dans la situation de départ puisque nous jouons un humain venu de notre monde qui se retrouve propulsé dans le monde d’Orb (celui que les auteurs développeront dans la série La Voie du Tigre). Un très bon titre, une excellente entrée dans l’univers des LDVELH par sa richesse et sa difficulté tout à fait abordable.

02_foret_maledictionLa Forêt de la Malédiction, par Ian Livingstone

Aventure sympathique et forestière, qui invite à l’exploration. Une structure amusante qui permet de refaire l’exploration de la forêt jusqu’à obtenir tous les morceaux du marteau que l’on doit retrouver. Je le reconnais, il m’a fallu tricher une fois pour en venir à bout, à cause d’un jet de dé que je n’aurais pas réussi sinon. Le plus drôle, c’est qu’au bout d’un moment, on se balade avec une brouette d’objets, puis une remorque… Mais que le personnage n’en ai pas pénalisé. Pas très réaliste, mais une aventure assez fun avec de nombreuses péripéties. Un bon moment de lecture-jeu, même s’il y a un manque certain d’originalité et d’aspect héroïque.

07_ile_du_roi_lezardL’Île du Roi-Lézard, par Ian Livingstone

Une autre aventure que j’ai terminée du premier coup, en prenant par hasard le chemin optimal. Avec de la chance aux dés à la création du personnage, tout s’est passé plutôt tranquillement. J’ai passé un moment plaisant, sur cette île où l’on croise toutes sortes de créatures plus ou moins mutantes. Peut-être parce que j’ai peu galéré pour le terminer, ce titre m’a laissé un peu sur ma faim et m’a moins marqué que mes autres lectures depuis cet été. Pas un mauvais titre en soi, mais quand le challenge se trouve autant réduit par les objets récupérés au passage, il manque quelques palpitations lors de l’affrontement final.

Enfin, la série Sorcellerie !, par Steve Jackson (UK)

Cette série mériterait à elle seule de nombreux articles pour en parler en détail. Elle fourmille de trouvailles géniales et se révèle clairement à la hauteur de sa réputation d’être une des meilleures séries de LDVELH, si ce n’est la meilleure pour certains. Mais je vais faire au plus court, puisque je sens que sinon je vais encore rester plusieurs mois sans retour de lecture la concernant… Partons sans tarder en quête de la Couronne des Rois qui a été dérobées par l’infâme Archimage de la Citadelle de Mampang.

01_collines_malefiques_ed1Tout débute avec Les Collines Maléfiques. On nous charge de la mission et après charge à nous de nous rendre jusqu’à la cité de Kharé, première étape de notre périple. Globalement, ce premier tome est une mise en jambe presque bucolique. Il n’y a pas de réel passage obligé et de nombreux chemins mèneront à la destination finale. Bien entendu, chaque chemin proposera son lot de rencontres et d’objets utiles pour la suite de l’aventure. C’est la premier point fort de la série : la cohérence sur la durée. Un objet trouvé dans ce premier tome ne servira peut-être qu’à jeter un sort dans le dernier tome. Là on se familiarise avec la magie, on mémorise les sorts essentiels, on tire conséquence de certaines erreurs (notamment lorsque l’on ne peut pas posséder le bon ingrédient pour lancer un sort). Seul le combat final m’a semblé difficile, en décalage avec la simplicité globale de cet apéritif aventureux. On finit par atteindre les portes de Kharé.

02_cite_pieges_ed1Nous arrivons ainsi à La Cité des Pièges. Changement d’ambiance. Exit la promenade en pleine nature, et bienvenue dans les ruelles nauséabondes et dangereuses de Kharé. Notre mission est simple : découvrir les vers qui formeront le message permettant d’ouvrir les portes à l’autre bout de la cité. Plus facile à dire qu’à faire honnêtement. La Cité des Pièges mérite bien son nom et il faudra faire preuve d’astuce, de prudence et de bon sens pour s’extraire vivant des rues poisseuses de danger, et avoir la chance de son côté par moment aussi. La difficulté est relativement élevée avec un grand nombre de points de passage obligatoire. Jusqu’au dernier moment, on ne sait pas si on va s’en sortir. Parvenir au terme donne vraiment l’impression d’avoir relevé un bon challenge. Comme dans le 1er tome, il faudra faire des choix judicieux pour obtenir des bonus pour l’aventure suivante.

03_sept_serpents_ed1Une fois franchie la porte permettant de quitter Kharé, nos ennuis sont loin d’être terminés. En effet, Les Sept Serpents sont partis en direction de Mampang pour avertir l’Archimage de notre mission et de notre arrivée prochaine (si on s’en sort et que l’on parvient à sa citadelle, ce qui semble loin d’être gagné à ce moment de l’aventure). Maintenant, c’est simple (enfin pas tant que ça) : il faut stopper les Sept Nazgûls… euh Serpents avant qu’ils n’atteignent Mampang. Ouais, ben c’est loin d’être simple parce qu’il faudra 1) Les débusquer en ayant pris soin 2) de trouver auparavant leurs points faibles. Là on sent l’OTP monstrueux. Tellement monstrueux que je crois me souvenir n’avoir trouvé que 2 ou 3 des Serpents. Ce qui n’empêche pas (heureusement) d’atteindre Mampang. Mais avec un effet de surprise quelque peu compromis… À savoir que, selon le nombre de Serpents tués, votre personnage que vous avez incarnés pendant déjà trois aventures récoltera malus ou bonus qui pourraient être d’un grand secours (ou un sacré boulet) pour la suite. Autre trouvaille géniale car cela s’apparente à un système d’expérience qui permet de faire progresser ou régresser le personnage selon son degré de réussite. Il va sans dire que ce tome a un potentiel de rejouabilité énorme et que je le rejouerai avec un grand plaisir jusqu’à trouver la route menant aux Sept Serpents.

04_couronne_roisMais nous voici parvenus à Mampang, plus ou moins en bon état, et il est temps d’entrer dans la citadelle pour récupérer La Couronne des Rois. Entrer dans la citadelle, c’est un peu vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué puisque nous sommes juste au pied de la montagne où elle se dresse. L’occasion de rencontres mémorables, si l’on ne tombe pas dans un nouveau piège en cours de chemin. On finira par entrer dans Mampang bien sûr, et là encore Steve Jackson nous montre qu’il n’est pas le père des LDVELH pour rien. Les trouvailles sont nombreuses, les rencontres amies ou ennemies également et il faudra beaucoup de chance et de jugeotte pour parvenir à déjouer les innombrables pièges de la série et parvenir jusqu’à l’Archimage pour se retrouver face à… ce qui m’est apparu comme l’idée la plus géniale de la série, mais aussi la plus terrible potentiellement. Je n’en dit pas plus, j’ai suffisamment évoqué sur ce blog à quel point je regrettais d’avoir triché (sans le vouloir en prime) et d’avoir loupé tout cet aspect du récit.

Vous l’aurez compris, cette série est formidable et mérite plus qu’amplement sa réputation. Si vous ne devez jouer que quelques LDVELH dans votre vie, placez ces quatre tomes en bonne position sur votre liste, vous vous ferez plaisir. Mais attention aux crises de nerfs parce que la difficulté est gratinée par moment et il ne faudra pas avoir peur de s’y reprendre à plusieurs reprises (juste pour info, il m’a fallu plus d’une quarantaine d’essais si je me souviens bien pour finir La Couronne des Rois, et sans prendre la route attendue à cause d’un bug que je n’ai pas senti sur le moment).

Voilà pour le premier des bilans lectures de 2013. À bientôt pour la suite, avec les lectures numériques de cette année dont je n’ai pas parlé.

Dernières acquisitions #4

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Les petits nouveaux arrivés cette semaine.

Bonne pioche avec Le Repaire des Morts Vivants, que j’avais étant ado et que je suis très heureux de retrouver grâce à un célèbre site de petites annonces. Un titre riche, où la quête principale est ponctuée de quêtes secondaires que l’on peut choisir de réaliser ou pas.

Bonne pioche aussi avec Les Mercenaires du Levant en bon état chez Emmaüs (toujours, j’y passe une fois par semaine, et c’est régulièrement payant). Au même endroit, Le Livre des Règles et Le Livre des Aventures pour L’Œil Noir. Une curiosité que je mets de côté au cas où je tombe un jour sur les quelques aventures solo qui existent pour ce système de règles.

Projet #LDVELH : le retour

Oh ! Ça faisait longtemps que j’en avais parlé ici !

le-maitre-des-tempetes-defis-fantastiquesAlors qu’un inédit en français produit par Le Grimoire et Gallimard, et bien d’autres projets liés présentés sur Ulule, devrait s’inviter sur les étagères des librairies courant novembre (Le Maître des Tempêtes, paru en anglais sous le titre Stormslayer en 2009).

Alors que plusieurs titres de Dave Morris sont actuellement réédités en anglais (et disponibles en numériques au format Kindle pour ceux de la série Virtual Reality, Destins chez nous) et que The Way of the Tiger a eu le droit à son projet Kickstarter pour une réédition en version “luxueuse” (encore 5 jours avant la fin).

Alors, donc, que l’actualité sur les LDVELH semble battre son plein (il suffit de jeter un œil au calendrier des sorties annoncées dans le dernier numéro de Fighting Fantazine), il serait temps de me consacrer à ce qui devrait occuper la majeure partie de mon temps libre (plutôt que ces interminables tergiversations sur une potentielle migration…) : mon propre projet de LDVLEH.

Où j’en suis depuis le temps ?

Pas beaucoup plus avancé au niveau de l’écriture, c’est un fait. Il faut dire que je poursuis ce qui constitue ma phase de documentation, fort agréable au demeurant puisque là elle consiste à jouer-lire le maximum de LDVELH ! Et surtout à varier les systèmes de règles utilisées et les approches scénaristiques (avec ou sans dés, en solo ou en équipe, OTP ou grande liberté d’action, quêtes uniques ou multiples, avec ou sans quêtes annexes…). Ce n’est pas la diversité qui manque, heureusement.

Les deux prochaines lectures seront d’ailleurs en VO avec Bloodbones (Le Pirate de l’Au-delà en français) et Howl of the Werewolf (La Nuit du Loup-Garou chez nous). Je dois reconnaitre que j’adore le travail accompli sur cette édition-ci, même si tous les titres ne sont pas disponibles (moins de la moitié des Fighting Fantasy + les 4 Sorcery !).

26_bloodbones  FFHowl

Deux idées de séries néanmoins qui s’installent solidement : Les Chroniques de Noghaard (retour aux sources !), qui proposera des aventures plus ou moins indépendantes dans mon univers fantasy de prédilection, et Moonless City, qui prendra pour cadre l’univers de fantasy cybernétique que vous avez pu rencontrer dans mes nouvelles An Anaon ou La Traque. Ce dernier univers connaitra d’ailleurs peut-être deux branches relativement dépendantes. Je ne perds pas non plus de vue l’idée d’une série dans l’univers de Par-delà l’océan, vraisemblablement avec Filhip Dothiriel (le père de Nickolah) comme héros. Là ça reste encore dans le flou.

J’espère débuter l’écriture à proprement parler d’une première aventure avant la fin de l’année, peut-être même dans les semaines qui viennent.