Les 10 livres que vous aimeriez lire cet été ~ Été 2014

L’été approche à grands pas et comme les deux dernières années, l’heure est venue de présenter ma PàL estivale. Cette année, nouveauté : je ne vais pas me contenter de lectures papier puisque ma nouvelle liseuse (l’excellente Kobo Aura) n’a aucun problème d’écran trop photosensible et gère parfaitement la lecture en extérieur, même en plein soleil !

Bref, voici la liste des 10 pour cet été, avec notamment un revenant de l’an passé.

Au programme, de la fantasy, de la fantasy, de la fantasy, de l’inclassable, de la SF, des pirates et, forcément, des LDVELH !

Lire la suite

Publicités

Les 10 livres que vous aimeriez lire cet été

10-livres-ete-2013

L’été approche à grands pas et comme l’an passé, l’heure est venue de présenter ma PàL estivale. Comme l’été dernier (souviens-toi…), mon choix se porte exclusivement sur des formats papiers, ma jolie liseuse restant toujours aussi photosensible (toute la zone de l’écran où se pose le soleil n’apparait pas au changement de page, ou plutôt elle est trop pale pour être lisible) et pas question d’emmener la tablette en camping, si camping il y a cet été. Il y aura quand même un bon chargement numérique dans le téléphone, mais ce n’est pas le même confort de lecture.

Bref, voici la liste des 10 pour cet été, avec notamment un revenant de l’an passé.

  1. La Route, par Cormac Mc Carthy
    mc-carthy-la-route
    L’accroche : L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie.
    Pourquoi je veux le lire : Parce que ces derniers temps, j’ai eu envie de lire quelques récits de survival horror avec des zombies, et que l’on retrouve tous les thèmes de ces récits dans ce roman qui a décroché le Pulitzer en 2007. Parce que j’ai vu le film il y a quelques jours, que j’ai bien aimé et que le livre est a priori plus intéressant à lire. Parce qu’il était déjà dans ma PàL avant de voir ce film, et que ça n’a que confirmé mon envie de le lire.
  2. A Game of Thrones – A Song of Ice and Fire, Book 1, par G.R.R. Martin
    GoT01
  3. A Clash of Kings – A Song of Ice and Fire, Book 2, par G.R.R. Martin
    GoT02
  4. A Storm of Swords – A Song of Ice and Fire, Book 3, par G.R.R. Martin
    GoT03
  5. A Feast for Crows – A Song of Ice and Fire, Book 4, par G.R.R. Martin
    GoT04
    L’accroche (pour les 4) : On la connait. Westeros. Des prétendants au trône à ne plus pouvoir les compter. Intrigues. Menaces. Affrontements. Morts. Est-il encore besoin de présenter la saga ?
    Pourquoi je veux les lire : Parce qu’il serait enfin temps de le faire. Parce que je ne veux plus me contenter d’une série TV d’excellente facture certes, mais qui ne pourra jamais approcher la richesse de pavés de 1000 pages. Parce que les annonces sur le découpage de ces pavés pour les besoins de la série commencent à m’inquiéter un peu. Parce que les mauvaises surprises, ça passe quand même mieux à la lecture qu’en les voyant (en tout cas pour moi). Parce que j’ai besoin d’une loooooonnnngue saga de fantasy qui ne soit pas ancrée dans l’héritage heroic tolkienique de celle-ci.
  6. Le Puits des Mémoires 1 : La Traque, par Gabriel Katz
    Le-puits-des-memoires
    L’accroche : Trois hommes se réveillent dans les débris d’un chariot accidenté en pleine montagne. Aucun d’eux n’a le moindre souvenir de son nom, de son passé, de la raison pour laquelle il se trouve là, en haillons, dans un pays inconnu. Sur leurs traces, une horde de guerriers, venus de l’autre bout du monde, mettra le royaume à feu et à sang pour les retrouver. Fugitifs, mis à prix, impitoyablement traqués pour une raison mystérieuse, ils vont devoir survivre dans un monde où règnent la violence, les complots et la magie noire.
    Pourquoi je veux le lire : Parce que je l’ai gagné lors d’un concours, et que c’est cool, mais aussi parce que j’ai lu des avis plutôt positifs le concernant, enfin pour son pitch séduisant. Parce qu’il était déjà dans la liste des 10 de l’été dernier. Parce que depuis un an, les avis le concernant m’ont confirmé que c’était un excellent récit, et que deux autres tomes sont sortis entre temps.
  7. La Zone du Dehors, par Alain Damasio
    damasio-zone-du-dehors
    L’accroche : 2084. Orwell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Souriez, vous êtes gérés ! Le citoyen ne s’opprime plus : il se fabrique. A la pâte à norme, au confort, au consensus. Copie qu’on forme, tout simplement. Au coeur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte. Le Dehors est leur espace, subvertir leur seule arme. Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution. En perdant beaucoup. En gagnant tout. Premier roman, ici réécrit, La Zone du Dehors est un livre de combat contre nos sociétés de contrôle. Celles que nos gouvernements, nos multinationales, nos technologies et nos médias nous tissent aux fibres, tranquillement. Avec notre plus complice consentement. Peut-être est-il temps d’apprendre à boxer chaos debout contre le swing de la norme?
    Pourquoi je veux le lire : Parce que La Horde du Contrevent est tout simplement une de mes grosses grosses claques de 2012, une pure expérience de lecture et une belle leçon d’écriture.
  8. Sorceleur, par Andrzej Sapkowski
    sorceleur
    L’accroche : En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contres ces menaces, un tueur à gages exceptionnel, un mutant devenu le parfait assassin grâce à la magie et à un long entraînement : Geralt de Riv.
    Fidèle aux règles de la corporation maudite des sorceleurs, il assume sa mission sans faillir dans un monde hostile et corrompu qui ne laisse aucune place à l’espoir. Héros solitaire, il n’en fera pas moins d’étonnantes rencontres au cours de ses aventures : une magicienne capricieuse aux charmes vénéneux, un troubadour paillard au grand cœur… et enfin la petite Ciri, l’enfant élue. Geralt cessera-t-il un jour de fuir devant la mort pour affronter son véritable destin ?

    Pourquoi je veux le lire : Parce que je me suis attaché à ce personnage qu’est Geralt de Riv, ainsi qu’à ses compagnons, au travers des deux sublimes adaptations de ses aventures en jeu vidéo (à cette occasion, lisez donc l’analyse que David Osmay fait du scénario de The Witcher 2, c’est passionnant et précis, mais gare aux spoilers). Parce que c’est de la Dark Fantasy, et que le Côté Obscur a toujours quelque chose de séduisant. Parce que la littérature imaginaire de l’Europe de l’Est n’est pas toujours présente sur les étals de nos librairies, à plus forte raison quand elle est d’origine polonaise, et qu’il y aura peut-être une façon un peu neuve de voir les choses (là je crois que je fonde trop d’espoir en Sapkowski quand même). Parce que je m’attends plutôt à quelque chose d’une certaine légèreté malgré tout, un peu comme l’esprit des jeux.
  9. Le Sang des 7 Rois, par Régis Goddyn
    sang-7-rois
    L’accroche : 25 juillet 806
    Deuxième jour de traque. Depuis le départ du château, la pluie n’a pas cessé de tomber. Je profite d’une roche en surplomb pour abriter le journal et écrire ce premier compte-rendu. Arrivés sur les alpages, nous avons suivi la crête pour trouver des indices. Rien ne nous avait préparés à ce que nous avons trouvé là. Un autre campement avait été édifié à cinquante pas à vol d’oiseau du premier et tout indique qu’alors que nous pensions notre retard considérable,ses occupants s’en étaient allés quelques heures auparavant.
    Pourquoi je veux le lire : Parce que c’est aussi un récit que j’ai gagné grâce à L’Atalante et que c’est toujours aussi cool. Parce que les premiers retours  de lecteurs sont très positifs, que ça semble correspondre à ce que je recherche comme lecture en ce moment. Parce que j’aurais voulu l’attaquer dès que je l’ai reçu, mais que ça n’a pas été possible (mais je me suis rattrapé avec Étoiles perdues, dans lequel je me suis plongé dès réception et que j’ai terminé hier).
  10. D’or, de rêves et de sang : L’épopée de la flibuste (1494-1588), par Michel Le Bris
    michel-le-bris-d-or-de-reves-et-de-sang
    L’accroche : Piet Heyn, qui captura la flotte de l’Or, l’Ollonais qui faisait, dit-on, manger le cœur de ses victimes, Laurent de Graff, le forban mélomane, Morgan, habile au double jeu, Hawkins, sur son Jesus of Lubeck, El Dragon , Francis Drake : ils n’en finissent pas de nous fasciner. Abordages sanglants, pillages, orgies, tortures : d’où vient que la flibuste ait pu nourrir tant de récits, de films, de chants tant de mythes ? Peut-être de ceci, qu’en elle et pour une part obscure de nous-mêmes, nous nous reconnaissons : le monde qui nait dans ces années de feu, de démesure, d’extravagantes dépenses et de dévastations monstrueuses est le nôtre… La flibuste ? Une fabuleuse histoire à découvrir, par delà les clichés et les affabulations. Ainsi, sait-on qu’elle nait un siècle plus tôt qu’on ne le croit, dans le tumulte des guerres de religion ? Qu’elle fut d’abord française et protestante – théâtre d’un affrontement philosophique fondamental ? Ici, dans un fulgurant raccourci se donne à lire tout à la fois la naissance et la fin des utopies modernes : ces brutes féroces étaient aussi des révoltés, rêvant de paradis… Avec D’or, de rêves et de sang, Michel Le Bris renouvelle radicalement notre vision de la flibuste. Voici, donc, racontée comme jamais on ne l’avait fait, l’histoire des origines de la piraterie.
    Pourquoi je veux le lire : Parce que ça fait longtemps que je me suis plongé dans un ouvrage parlant de nos bons vieux flibustiers. Parce que j’ai dans l’idée de lancer un nouveau projet de la saga mettant en scène la famille Dothiriel en 2014 et que ce sera un bon moyen de mettre en place quelques idées neuves. Parce que je l’ai acheté dans la phase préparation d’Esprits Racines (ou celle de Par-delà l’océan ? J’ai un doute finalement).

Et ce n’est que la partie papier du programme. Il y aura certainement quelques lectures numériques entre deux.

Et vous quelles lectures envisagez-vous pour cet été ?

Alain Damasio, sa Horde du Contrevent et ma Larme Noire

La Horde du Contrevent - Alain DamasioCette lecture entre dans la liste des 10 livres que je voulais lire cet été.

Pour l’occasion, j’ai envie de reprendre le principe de la chronique de lecture/papier sur l’inspiration que j’avais déjà employé suite à mes lectures de la Compagnie Noire (ici et ).

La Horde du Contrevent, par Alain Damasio, édité par La Volte, en poche chez Folio SF. À noter au passage cette excellente nouvelle : la version numérique, sans DRM, est également disponible.

L’accroche :

Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu’un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s’y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d’eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu’en Extrême-Aval ait été formé un bloc d’élite d’une vingtaine d’enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueule, leur vie durant, le vent jusqu’à sa source, à ce jour jamais atteinte : l’Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m’appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l’éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l’azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l’ultime.

Lecture coup de poing, lecture coup de cœur. Un petit bijou stylistique, philosophique, poétique, d’un cynisme formidable. Je pourrais m’extasier pendant des dizaines de ligne sur ce roman formidable, auquel on pourrait pourtant rester réfractaire. La mise en place pourrait sembler laborieuse, entrer dans ce récit alternant les points de vue n’étant pas si aisé. Le temps de se caler, de bien cerner qui est qui, et ce n’est plus que du plaisir !

Ça tombe bien d’ailleurs car c’est quand on arrive à s’habituer à cette narration si particulière, que l’on commence à saisir le background sur lequel s’appuie le récit, que les évènements deviennent palpitants. Autant dire une excellente gestion du rythme, l’exposition s’étalant juste sur la longueur nécessaire.

La quête de la Horde est un bras de fer surhumain contre une nature hostile, face à ce vent qui ne tombe jamais et brise les hommes. Un voyage initiatique jusqu’aux confins du monde. Les 23 membres de cette Horde remontent à la force du corps, plus souvent encore au mental, affrontant les éléments avec un courage proche de la folie. Avec cette question qui devient de plus en plus prégnante au fil de leur progression vers l’Extrême-Amont : et si tout cela était vain ? La réponse… je vous laisse la découvrir par vous-même.

Qu’est-ce que j’en tire pour ma Larme Noire ?

C’est l’occasion d’évoquer ce qui est pour moi la vraie grosse claque stylistique d’Alain Damasio dans ce roman : la narration par points de vue multiples. Au sein de chaque chapitre alternent les focalisations internes. Certes, Sov est le personnage qui est le plus présent à ce niveau, normal en tant que scribe de la Horde. Mais il n’est pas le seul à nous conter cette quête. Une bonne partie des 23 membres de la 34e prendront la parole au fil du roman. Et c’est là que je suis tout bonnement impressionné. Les 23 membres, sans exception, parviennent à exister pleinement par ce choix narratif.

Parce que soyons honnête, certains hordiers n’apparaîtraient pas pendant toute une partie du récit (je pense à Coriolis, Callirohé ou Aoi par exemple). Mais à travers le regard de leurs compagnons, à travers leurs propres prises de paroles à un temps du récit, l’intégralité de la Horde est présente à chaque instant devant nos yeux. Il est là le tour de force du roman ! Chaque hordier est clairement caractérisé. Et voir ce monstre de Golgoth par les yeux de ses ouailles le rend encore plus impressionnant.

C’est pour ça que ce roman est une pure leçon stylistique. Parce qu’il me confirme dans ma volonté d’explorer pour La Larme Noire une piste qui me trottait dans la tête depuis plusieurs mois, sans oser m’en approcher. Deux défauts collent au texte pour le moment :

  • une caractérisation trop forte des personnages les plus « forts » (Baldwulf et Brytwin) au détriment des autres (Hildor et Deorman essentiellement).
  • des changements de point de vue multiples, toujours en focalisation externe, qui pourraient perdre le lecteur en cours de route.

Ici, Alain Damasio m’a montré avec maestria que c’est une piste sérieuse à suivre. J’avais déjà apprécié ce format de narration dans Neuvième Cercle, le premier roman de Fabrice Colin, et là je l’ai redécouvert. Avec l’envie plus forte que jamais de voir si ma série peut encore gagner en dynamisme et en puissance en bouleversant sa narration. Surtout que les focalisations multiples, je l’ai dit, sont déjà une base de la narration depuis le début dans La Larme Noire (avec certains passages dont je ne suis pas peu fier niveau choix du point de vue). Mais le choix d’une focalisation externe était-il le bon ?

Le soucis, c’est le format série. Je m’explique. Est-ce que pour le lecteur, il n’y aura pas de soucis à se retrouver embarqué dans un récit de 6 épisodes (voir plus si je me lance complètement dans cette réécriture de la réécriture), représentant chacun 45 minutes de temps de lecture, alternant les focalisations sur de courts chapitres ? D’autant plus que les épisodes seraient certainement publiés à un rythme hebdomadaire ? N’est-ce pas compliquer les choses inutilement de ma part ? Est-ce une perte de temps que de me lancer dans un travail aussi laborieux qu’une refonte complète du système narratif ?

En fin de compte, que reste-t-il de cette lecture ?

Ces questions, je me les posais vaguement avant de lire La Horde du Contrevent. Ce roman me marquera de façon indélébile par sa qualité, par la force de son récit, par son cynisme de plus en plus présent, mais également pour les questionnements qu’il a soulevé, que ce soit ceux liés au vécu des hordiers au fil de leur éveil aux dernières formes du vent, mais également ceux liés au processus d’écriture dans lequel je suis actuellement.

Désormais, ces questions de choix de la focalisation m’accaparent quand il s’agit de repenser La Larme Noire. Je ne me les pose plus seulement en toile de fond. Et je vous les pose à vous aussi, amis lecteurs et auteurs.

Avez-vous été convaincus par cette forme de narration (que ce soit dans la Horde ou dans un autre roman) ? Pensez-vous que ce soit compatible avec un format feuilleton, et en numérique ?

Et si vous écrivez, avez-vous tenté cette expérience ? À quels écueils vous êtes vous heurtés en cours d’écriture ?

Les 10 livres que vous aimeriez lire cet été

Je pique l’idée à Lelf (enfin, c’est pas d’elle, mais du blog The Broke and the Bookish, qui a initié le Top Ten Tuesday, repris en français par Iani) : lister les 10 livres que j’aimerais lire cet été. Déjà, j’avais prévu de faire un été 100 % SFFF francophone, donc, voici les 10 livres que je vais lire cet été. Par choix, ils sont tous au format papier (il faut dire aussi que l’écran de ma liseuse – modèle Samsung E60 – réagit étrangement à la lumière du soleil…).

Vu que je vous propose à chaque fois l’accroche du roman et le pourquoi de mon choix, je vous laisse cliquer ci-dessous pour voir la suite (ça allégera la page d’accueil).

Lire la suite