Quelle plateforme privilégier pour soutenir un auteur indépendant?

Ce n’est pas dans mes habitudes, mais pour une fois je vais relayer ici ce billet d’Olivier Saraja qui pourra en intéresser parmi les lecteurs numériques. Je m’étais souvent posé cette question d’ailleurs et c’est bien d’y avoir enfin une réponse concrète. Va falloir revoir certaines habitudes, mais ça ne devrait pas être trop compliqué !

Le site d'auteur d'Olivier Saraja

La question est revenue à quelques reprises sur les réseaux sociaux. Parfois, certains lecteurs ne comprennent pas pourquoi je mets en valeur telle plateforme de vente en ligne, comme YouScribe, par rapport à telle autre, pourtant tellement plus populaire.

La réponse tient en deux concepts :

  • auteur autopublié
  • rémunération

Certes, le principal pour un auteur, qu’il soit autopublié ou conventionnellement édité, c’est d’être lu. C’est quand même la vocation de nos textes, que d’êtres diffusés, lus, appréciés, commentés, discutés. Pour cela, pas de grand secret : le ténor en la matière s’appelle Amazon, et l’un de ses nombreux challengers se nomme Kobo. Ce sont, à ma connaissance, les éditeurs de contenu et fabricants de liseuses appropriées les plus populaires.

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Le 1er septembre, j’achète un livre/ebook de SFFF/Horreur francophone !

Inspirée par l’idée géniale d’un auteur québécois qui a lancé l’opération « le 12 août, j’achète un livre québécois », la communauté L’Invasion des Grenouilles propose à son tour d’organiser une opération similaire destinée à promouvoir la littérature francophone de SFFF (science-fiction/fantastique/fantasy) et d’horreur en France.
Les auteurs francophones de ces genres ont du talent, de l’imagination à revendre, et méritent d’être découverts.
Alors, « Le 1er septembre, j’achète un livre/ebook de SFFF/horreur francophone ».

Retrouvez sur Facebook le groupe L’Invasion des Grenouilles.

Pour l’occasion, je vais évoquer quelques titres SFFF francophones. Celui que je viens de finir (et que je vous conseille très fortement), celui que je lis actuellement et ceux que j’ai acheté aujourd’hui à l’occasion de cette manifestation.

La Dernière Terre, tome 2 : Des certitudes.

imageJe vous avais parlé l’an passé du premier tome de cette saga de Fantasy écrite par Magali Villeneuve : L’enfant meredhian. Un premier tome qui m’avait déjà enthousiasmé par ses personnages bien approfondis et par le style précis mais pas rébarbatif de Magali. Voici donc une brève chronique (ce n’est jamais évident de rentrer dans les détails lorsqu’il s’agit d’une suite, le risque de spoil étant non négligeable) de Des certitudes.

Ce second tome poursuit la saga sur ces bases, et fait même mieux. Non seulement, les personnages sont toujours aussi fouillés, mais ils évoluent suivant des voies pas forcément prévisibles. En particulier, Feor Elliem prend beaucoup d’ampleur dans cet opus et apparaît comme un de mes personnages favoris de ce début de saga (6 tomes sont prévus pour le moment).

Le style reste d’une rare précision, ce qui induit par moment un rythme de lecture plus lent pour bien savourer chaque nuance mise en place. À partir de la moitié du roman, les certitudes auxquelles le titre fait allusion se retrouvent irrémédiablement bouleversées et les mystères du premier tome s’épaississent de plus en plus.

Un coup de cœur pour cette année 2014.

Un regret ? L’attente à venir d’ici la parution du troisième tome !

Mon Donjon, mon Dragon.

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On pitche un peu avant de parler de cette novella de Lilian Peschet :

Bram est le modèle même du geek parfait : une carrière professionnelle vouée au développement de sites web pour clients pénibles, une vie sociale principalement consacrée aux jeux de rôles, aux jeux vidéo et à la lecture de romans de science-fiction ou de fantasy, et une vie sexuelle… proche du néant. Pourtant, un grain de sable va venir perturber cette mécanique bien huilée. Ce grain de sable s’appelle Aurore, une jeune fille apparemment bien sous tout rapport et qui débarque en tant que stagiaire dans l’entreprise de Bram. Aurore va bouleverser sa vie… mais pas forcément dans la direction souhaitée.

Mon Donjon Mon Dragon est plus qu’un roman : c’est un manifeste du nerd, une véritable exploration sociologique de l’étrange univers dans lequel évoluent les geeks, et une déclaration d’humour noir et grinçant. Les geeks ont donné au monde ses plus beaux cerveaux, et leurs rangs grossissent chaque jour : Mon Donjon Mon Dragon nous incite à considérer de plus près ceux que – par cruauté ou simplement par bêtise – le monde a longtemps appelés losers.

Alors ok, vous me direz que ce n’est pas de la SFFF à proprement parler, mais les thématiques abordées nous seront familières. Pour le moment, j’aime beaucoup la façon dont Lilian évoque la trajectoire de Bram au début de la novella. Les scènes avec les clients (la première notamment) sont bien sympa. Forcément, j’en suis seulement au moment juste après la rencontre avec Aurore, donc il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir dans ce Donjon, mais j’aime déjà beaucoup ce que j’en ai exploré !

Les ebooks achetés aujourd’hui :

9782363762412Une novella dont le pitch m’intrigue énormément.

Cassandra est une étudiante un peu particulière : héritière de l’antique famille royale des Galata, la jeune princesse prépare une thèse de Magie à l’université. Passant en revue les grimoires les plus vénérables et les plus prestigieux, l’académicienne mène une vie rangée et, pour tout dire, un peu ennuyeuse : elle rêve par-dessus tout d’aller sur le terrain et de devenir enfin Chasseuse de livres. Car la Magie a beau avoir déserté le pays depuis quatre siècles, certains nostalgiques des arts occultes semblent convaincus que l’énergie mystique est sur le point de reparaître. Mais les évènements prennent une tournure inattendue le jour où la jeune érudite reçoit une invitation pour une soirée à la Fondation des Sciences Occultes. La vénérable Tamora Caton a en effet une mission à lui confier : retrouver le mythique « L’Appel des Anciens », plus qu’un livre, une légende des arts magiques et une source de pouvoirs terribles pour celui qui mettra la main dessus. L’occasion est trop belle. Mais l’étudiante n’imagine pas encore que son chemin sera parsemé d’embuches et dépassera de loin sa simple curiosité scientifique. Dans l’ombre, les convoitises s’aiguisent.

Sachant que c’est Walrus qui produit ce texte d’une centaine de pages, je n’ai aucun doute sur son originalité (surtout qu’un côté steampunk est annoncé, du coup, étant peu familier du genre, ça ne peut que m’intéresser) et les premiers retours de lecture sont très encourageants.

9782918719335

Vous rappelez du fabuleux Au Sortir de l’Ombre de Syven ? Et bien en fin de chronique, j’évoquais cette nouvelle qui se déroule dans le même univers.

Étonnamment, je ne l’avais pas encore lue. Ce sera bientôt un oubli réparé.

Prêts à vous replonger dans les Ombres et à affronter de nouveaux des Gothans ? Moi je le suis !

 

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Dernier achat pour cette journée dédiée à la SFFF francophone. Une nouvelle que j’ai trouvée dans la liste d’achat d’Alex Evans (oui, l’auteur de La Chasseuse de Livres ci-dessus). Le résumé me tente bien et c’est l’occasion de découvrir le travail de la jeune maison d’éditions Flammèche.

Mai 1610.

Paris est en émoi suite à l’assassinat du roi Henri IV. Mais Hector n’a que faire des intrigues politiques qui secouent la capitale. Un homme à l’allure inquiétante a fait enlever ses sœurs et il est prêt à tout pour les retrouver.

Cependant, le bretteur est loin d’imaginer quels sombres desseins se jouent réellement dans les entrailles de la ville.

D’autres titres sont présentés ici ou là :

Ray’s Day 2014 : c’est parti !

Edit du 25 août : Le Ray’s Day est terminé pour cette année, avec deux jours de prolongation pour les propres textes. Désormais les liens ne sont plus accessibles, mais les textes que j’avais proposés vont continuer à vivre naturellement. À commencer par La Larme Noire dont je vais poursuivre la réécriture dans les mois qui viennent. On se donne rendez-vous le 22 août 2015 pour un second Ray’s Day ?

Et voilà, c’est le grand jour du Ray’s Day ! Comme promis, je vous offre aujourd’hui de la lecture (les textes seront disponibles jusqu’à dimanche).

Je commence par l’inédit Âme en Peine, une nouvelle fantastique que je considère comme fondamentale dans mon parcours d’écrivain car elle m’a permis, en le poussant à son paroxysme, de développer la part la plus hyperbolique de mon style.

À télécharger : en epub (toutes liseuses et tablettes) | en mobi (pour Kindle) | en PDF

À l’occasion de ce premier Ray’s Day, je remets également à disposition les textes proposés sur Feedbooks jusqu’à récemment encore. L’occasion de redécouvrir notamment les nouvelles introduisant mon univers de fantasy cybernétiques : Anima, et surtout An Anaon et La Traque. Le tout complété par une nouvelle de light fantasy, Entre-mondes, une fanfic dans l’univers de Lancedragon, Une histoire de… kender ? et un recueil de poèmes. Cliquez sur les couvertures pour les télécharger gratuitement sur Feedbooks.

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Et puis bien sûr, le fabuleux bonus que représente la version de travail de La Larme Noire et dont je parlais hier ! L’occasion de (re)découvrir ce roman de fantasy qui lors de sa publication en épisodes a fait les beaux jours des diverses incarnations de ce blog et qui avait connu un nombre flatteur de téléchargements (pour combien de lectures au final ?) sur Feedbooks.

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À télécharger : en epub (toutes liseuses et tablettes) | en mobi (pour Kindle) | en PDF

N’hésitez pas à me transmettre vos sentiments sur les textes que vous aurez lus (en commentaire de cet article ou via la page Contact de ce site par exemple), à partager cet article pour que vos amis puissent les découvrir et à vous rendre sur le site du Ray’s Day pour parcourir les diverses participations à l’occasion de cette grande célébration de la lecture !

#RaysDay : le bonus ?

C’est à peu près officiel maintenant car il ne devrait me rester que quelques retouches à effectuer sur mes fichiers d’ici là : demain, pour le Ray’s Day, il y aura un bonus sur la programmation prévue !

couverture-larmenoireJe préférais ne pas l’évoquer avant d’être quasiment certain de pouvoir boucler cela dans les temps. En ce mois d’août 2014, avec votre arlésienne préférée, à savoir la nouvelle version destinée à l’édition de La Larme Noire, nous fêtons nos 18 ans de vie commune. Une vie commune faite de bonheurs et de coups de gueule forcément, mais qui débouchera, je l’espère, dans quelques années (2 ou 3 serait vraiment top) sur une version qui sera conforme à ce que je souhaite faire du premier jet bouclé à l’aube de 2011.

Vous l’aurez compris, demain, et jusqu’à dimanche, vous pourrez de nouveau télécharger ici-même La Larme Noire, dans sa version 1 de 2011. C’est y pas beau ça ?

hashtag-date-1024x562Bannière du Ray’s Day par Neil Jomunsi,
sous licence Creative Commons CC-BY

Couverture de La Larme Noire par Elie Darco

Ecrire un LDVELH : papier ou numérique ? (1)

Aujourd’hui, avec les deux modes de publication que sont l’édition papier et l’édition numérique, tout projet de récit interactif dans lequel se lance un auteur se doit d’envisager le support sur lequel le lecteur-joueur découvrira son texte. Il ne parait pas raisonnable de produire exactement la même forme de récit pour une lecture numérique que pour une lecture papier.

Ce sont forcément des questions qui occupent ma réflexion alors que j’essaie d’écrire mon premier LDVELH (certainement de façon trop ambitieuse sur le papier, ce qui provoque des effets indésirables dans le processus d’écriture, comme vous vous en doutez). Je vais partir du principe que je m’oriente plutôt vers une future publication numérique et donc que je vais penser mon aventure dans cette optique.

Et puis comme je sens que je vais être bavard comme pas possible, je vais faire plusieurs articles sur le sujet. C’est également une façon de faire un premier bilan de ce que j’ai vu et retenu des LDVELH que j’ai lus depuis un an. Ca risque de sonner un peu fourre-tout par moment, mais je vais choisir à chaque fois une thématique de base autour de laquelle organiser mes réflexions. Aujourd’hui :

La Feuille d’Aventure et les dés

 

ldvelh-matosOn a grandi avec nos LDVELH de chez Folio ou Pocket et naturellement, il y a ces incontournables accessoires : la Feuille d’Aventure, le crayon, la gomme et les deux dés. L’écrasante majorité des aventures auxquelles nous avons jouées les utilisent.

Il y a clairement un effet nostalgique qui se fait sentir rien que d’y penser. Personnellement, en tant que lecteur, je reste très attaché à mon équipement (surtout qu’en prime j’ai toujours un tas de feuilles blanches sous le coude pour tracer mon cheminement dans l’aventure).

Pourtant, si le combo liseuse/tablette, feuille de personnage, dés ne m’effraie pas (bien au contraire), j’imagine aisément que cela impose des contraintes trop grandes pour le côté nomade de la lecture numérique. Du coup, il va falloir peut-être me passer de tout ou partie de ce matériel auquel on est tant habitué.

Que faire alors ?

FdA-DestinsIl est évident qu’il va falloir limiter l’utilisation de la Feuille d’Aventure et celle des dés (voire les supprimer totalement). Une série comme Destins/Virtual Reality s’en sort à merveille. La Feuille est très simple (voir ci-contre) et peut être assez aisément mémorisée puisqu’il suffit d’avoir en tête ses 4 compétences, son total de points de vie, son équipement et son argent. L’aspect le plus délicat est peut-être de retenir en prime les mots de passe rencontrés durant l’aventure.

Pas de dés non plus dans cette formidable série. Tout est géré en fonction des choix du lecteur-joueur et des compétences qu’il a choisi pour son personnage, sachant que pour se sortir de situations délicates, il y a souvent deux compétences qui offriront une échappatoire. Si votre personnage meurt, ce sera uniquement parce que vous avez effectué des choix peu judicieux. J’aime beaucoup ce système qui exclut l’aspect arbitraire des morts suite à un jet de dés foireux. Dans Les Sombres Cohortes, trop de morts ont résulté de l’accumulation de mauvais lancers. Dans les Destins, cette mécanique fonctionne au quart de tour et limite très fortement la perte de focalisation sur la lecture-jeu.

Et puis, je crois l’avoir déjà dit par le passé, j’adore, dans cette série comme dans tous les Défis Fantastiques le proposant, la possibilité de personnaliser le “héros” que l’on incarne à l’aide de compétences (ou d’objets comme dans Stormslayer de Jonathan Green). Faire d’autres choix au départ ouvre d’autres possibilités pour mener à bien l’aventure, et je suis très attaché au potentiel de rejouabilité d’un titre, comme pour un jeu vidéo. Naturellement, il faut à tout prix éviter l’écueil de L’Homme au Cheval de Brume, avec sa compétence obligatoire pour pouvoir arriver au terme de l’aventure.

fda-tdnLe Temple du Dieu Néant (bon, mais court avec 53 sections, LDVELH publié par les éditions La Saltarelle) réduit encore plus l’impact de la Feuille d’Aventure, la limitant à deux compteurs et une espace pour lister les notes diverses liées au parcours du lecteur-joueur.

Pas de règles pour jouer, juste de la jugeote pour garder son personnage en vie.

Là aussi, ça passe très bien, mais l’aventure étant courte, cela joue forcément sur le bon fonctionnement.

Les titres proposés par Walrus dans sa collection Rendez-vous au 14 vont même encore plus loin en s’affranchissant totalement de la Feuille d’Aventure. Les situations nécessitant habituellement des jets de dés sont gérées soit via un simple “Pensez à un nombre”, soit via des questions de culture générale ou, mieux encore, liées à la lecture attentive du texte (“Au fait, quelle était la couleur de la voiture qui vous a échappé lors de la filature du début de l’aventure ?”). Efficace. Je me rappelle avoir repris le jeu depuis le début pour repérer trois informations capitales pour poursuivre l’aventure (oui je sais, j’aurais pu tricher, mais c’est moins amusant).

Screenshot_2014-08-09-11-35-00Bien sûr on peut imaginer aussi de proposer (pour les lecteurs-joueurs sur tablette ou smartphone) une application complémentaire gérant la Feuille d’Aventure et les jets de dés. Mais j’imagine bien à quel point l’immersion serait réduite en miette. “Bon allons-y pour ce combat. Je lance l’application. Oh ! J’ai eu une commentaire sur FB, faut que j’aille voir ça !”. Il existe déjà des éditeurs de LDVELH sur tablettes/smartphones qui gèrent très bien l’intégralité du livre-jeu dans une application (l’excellente équipe de Tin Man Games !). Là il n’y a pas de perte d’immersion puisque l’application est en plein écran, on garde la Feuille d’Aventure et les dés, mais tout est géré automatiquement. Il y a malgré tout un côté un peu artificiel à ces lancers (lire à ce sujet la remarque de Dave Morris, auteur de plusieurs titres de la série Destins/Virtual Reality notamment, relayée dans cet article de Fantasy Game Book sur le futur des livres-jeux) et l’on perd le plaisir de faire rouler les désScreenshot_2014-08-09-11-34-43 (avec bien sûr le souffle magique dessus qui permet d’obtenir le résultat tant espéré).  L’aspect un peu spécial, c’est que lorsque je lis-joue un LDVELH de cette nature, je ne prends pas de notes et ne cartographie pas ma progression. Dommage, non ? Et puis la triche reste possible, dans des proportions plus fortes même qu’avec la version papier puisque l’on peut changer ses jets de dés d’une simple secousse au bon moment. Et ça peut vite devenir une habitude… Mais je parlerai plus en détail de tout ceci dans un autre article. Le seul vrai défaut inhérent à la notion d’application, c’est l’enfermement du lecteur-joueur, qui ne peut utiliser l’application que dans l’écosystème lié à sa tablette ou son smartphone. Problème que l’on ne rencontre pas avec un ebook classique au format epub ou mobi.

De mon côté, je reste pour le moment sur une solution façon Destins/Virtual Reality. Une feuille d’aventure simplifiée (même s’il y a encore moyen d’améliorer la pré-version actuelle), pas ou peu de dés (j’aime bien l’idée déjà rencontrée de gérer certaines actions en fonction de l’état de santé du personnage, pour le moment je vois ça via des jets de dés en attendant de trouver moins contraignant). D’ailleurs, en voici un premier visuel en exclu :

preversion-fdaVous pouvez constater que je prévois une carte de la zone d’aventure (je trouve que ça manque souvent dans les LDVELH, à plus forte raison s’il est en version numérique) pour pouvoir s’y référer facilement. Outre la Vitalité, j’ai pour l’instant dans l’idée de gérer deux jauges : celle de Karma (nom provisoire), pour tenir compte des actes du lecteur-joueur, et celle du nombre de jours écoulés, qui tient une place essentielle dans l’aventure. La liste des compétences est également provisoire, tout comme le choix de seulement deux d’entre elles. Des évolutions viendront nécessairement par la suite.

À très bientôt pour la seconde partie, où je parlerai notamment de la gestion des combats. N’hésitez pas à alimenter ma réflexion par vos remarques ou questions !

Les 10 livres que vous aimeriez lire cet été ~ Été 2014

L’été approche à grands pas et comme les deux dernières années, l’heure est venue de présenter ma PàL estivale. Cette année, nouveauté : je ne vais pas me contenter de lectures papier puisque ma nouvelle liseuse (l’excellente Kobo Aura) n’a aucun problème d’écran trop photosensible et gère parfaitement la lecture en extérieur, même en plein soleil !

Bref, voici la liste des 10 pour cet été, avec notamment un revenant de l’an passé.

Au programme, de la fantasy, de la fantasy, de la fantasy, de l’inclassable, de la SF, des pirates et, forcément, des LDVELH !

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Les lectures oubliées de 2013 : les lectures numériques

Je me rends compte qu’un certain nombre de lectures de cette année n’ont pas eu le droit à une chronique. Alors plutôt que de ne pas en parler, ou d’écrire dans un futur indéterminé une hypothétique chronique, je vais faire de rapides retours de lectures.

Deuxième épisode : les lectures numériques de cette année 2013.

L’Entre-Monde, tome 1, par Charlotte Charpotentre-temps-1-charlotte-charpot.jpg

C’est étrange comme les choses peuvent ne plus paraître très claires un an après une lecture. Je conserve l’impression d’une lecture agréable, invitant à lire le tome 2 (qui est dans ma PAL démesurée). Pourtant en vérifiant sur Livraddict, je n’ai noténoté ce premier tome qu’à 12/20. Il faudra que je reprenne cette histoire d’incarnations multiples car son potentiel continue à m’intéresser et vu que j’avais bien aimé son Rec, Stop and Play, je pense que je n’étais pas de bonnes dispositions quand je l’ai lu.

toxic-2-stephane-desienneToxic, épisodes 2 et 3, par Stéphane Desienne

La série Toxic, mêlant invasion E.T. et survival horror sous fond d’épidémie zombie, j’avais accroché dès le premier épisode. J’avais trouvé la partie SF plus qu’attractive et la partie zombie classique sur le coup, moins avec du recul (et quelques dizaines d’épisodes de Walking Dead à la TV et en BD).

La suite de la série confirmerait-elle mon impression première ?

toxic-3-stephane-desienneElle le fait au-delà de mes espérances. Ces deux épisodes renforcent l’intérêt que l’on porte aux parties où l’on suit les E.T., mention spéciale pour Jave, aux motivations pas toujours très claires. Mais surtout, ce sont les humains qui gagnent en consistance dans ces deux épisodes. On s’attache réellement à eux et leur lutte pour la survie nous tient en haleine.

Les épisodes 4 et 5 m’attendent encore et le final de cette première saison (c’est l’excellente nouvelle : ce n’est que la première saison) devrait paraître sous peu.

Un de mes coups de cœur de l’année 2013 assurément. Une série que je vous conseille de découvrir (le premier épisode est toujours gratuit).

chalk-1-freddy-woetsChalk, épisode 1 : Enfin lâche !, par Freddy Woets

L’histoire d’un rendez-vous manqué je pense. Sur le papier, cette série de fantasy urbaine teintée d’informatique, avec un ton désabusé, avait tout pour me plaire. Mais je ne suis malheureusement pas entré dans ce premier épisode. Je n’ai peut-être encore une fois pas dû choisir le bon moment pour le lire.

Certes, j’ai trouvé l’ensemble intrigant, mais pas suffisamment pour me ruer sur la suite. Les bases restent cependant assez attirantes pour que je sois prêt à donner sa chance à cette série. J’ai pu voir des avis très positifs la concernant, donc je pense que ça vaut la peine de se plonger dans les épisodes suivants. J’ai d’ailleurs par la suite acheté son intégrale, qui m’attend sur ma liseuse. À savoir : ce premier épisode est gratuit, alors tentez le voyage.

brigade-des-loups-1-lilian-peschet.jpgLa Brigade des Loups, épisode 1, par Lilian Peschet

Un pitch original, un style percutant. Le mélange polar/fantastique prend bien. L’univers uchronique se met en place et nous intrigue. Un bon épisode de présentation donc, peut-être trop court du fait d’une narration alternant les points de vue. Il est ainsi difficile de s’attacher aux personnages sur une lecture aussi brève, mais l’hameçon a pris malgré cela. Une série que je vais suivre avec plaisir durant cette nouvelle année de lecture. Le premier épisode est gratuit, les épisodes 2 et 3 sont déjà disponibles. N’hésitez pas à plonger dans les sombres recoins de Budapest.

Voilà pour les quelques lectures numériques dont je n’avais pas encore parlé cette année. Il me restera encore à revenir sur les lectures papiers de 2013 qui n’ont pas eu la chance d’être chroniquées par manque de temps. Pour le moment, j’en profite pour vous souhaiter un bon passage en 2014, que la créativité et l’inspiration guident vos plumes dans les corridors de l’Imaginaire et aiguillent vos découvertes dans les librairies numériques et physiques !

Antarktos ~ Paul Adrien Jellsen

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1958.

La Seconde Guerre Mondiale est terminée depuis sept ans et le Reich ne s’est écroulé qu’au prix d’une guerre nucléaire et bactériologique dévastatrice. Le monde vit maintenant dans une paix relative, mais tendue. Depuis deux ans, d’étranges engins volants de forme circulaire ont été aperçus du ciel de l’Ouest américain jusqu’au Pôle Sud. Personne ne connait l’origine de ces soucoupes volantes mais l’on redoute qu’une résistance nazie ait pu survivre à l’abri des regards. Une expédition est alors dépêchée en Antarctique pour découvrir la vérité dissimulée derrière ces étranges appareils.

Vous incarnez un ancien pilote de bombardier nucléaire en poste en Antarctique. Engagé dans une aventure qui vous dépasse, vous allez explorer les tréfonds d’une base mystérieuse prise dans les glaces du Pôle, peuplée de menaces terrifiantes et innommables.

Parviendrez-vous à sauver vos compagnons d’infortune et à fuir cet enfer blanc ?

Après la déception confirmée par la relecture du LDVELH Le Vaisseau du Temps, je me suis replongé dans cette autre production de Walrus que j’avais bien aimée à ma première lecture, mais que je n’avais pas trouvé le temps de chroniquer ensuite. Il est donc grand temps de m’y mettre, surtout que je viens de le relire.

D’emblée, l’introduction peut se dérouler de deux façons différentes. Autant dire que la sensation de liberté est tout de suite présente. On arrive dans les deux cas au même point, mais en n’ayant pas fait les mêmes rencontres. Une fois notre bonne vieille Martha décollée, bien sûr, les ennuis vont commencer.

Par la suite, on a la possibilité de se comporter courageusement et d’avancer toujours plus loin dans l’aventure, mais on peut également choisir d’être le pire des couards et aboutir à des fins non mortelles vantant notre ô combien pitoyable attitude. L’une des celles-ci m’a d’ailleurs bien fait rire puisque l’auteur nous propose soit d’accepter cette fin pitoyable et de refermer le livre, soit de reprendre à un point qu’il a choisi. Car l’auteur a pensé à placer deux ou trois « points de sauvegarde » permettant de ne pas reprendre l’aventure depuis son tout début. Très bonne idée de sa part puisqu’il y a des paragraphes par lesquels on passera forcément à un moment donné.

Quand nous sommes dans la mystérieuse base, j’ai été sincèrement surpris car là aussi les chemins sont multiples pour explorer ce donjon moderne. Car c’est un peu de cela qu’il s’agit. Mourir criblé de balles, reprendre au moment de l’arrivée à la base, choisir un chemin alternatif, se terrer, fuir, errer, progresser sur une voie totalement différente pour retrouver un des moments déjà vécu lors d’un trajet totalement autre est grisant je trouve. Les pièges sont nombreux, les surprises également. Plusieurs scènes m’étaient restées en mémoire et les revivre m’a fait penser « Ah oui, c’était dans lui cette scène-là ! ». Celle de ma cuisine par exemple. La dernière partie de l’exploration est vraiment excellente, avec une ambiance horrifique bien rendue.

Le style est efficace et l’auteur n’hésite pas à user du second degré pour se moquer gentiment de nous dans certaines situations (les fins pitoyables en sont un bon exemple).

Un léger bémol cependant car si on trouve des petites illustrations dans le corps de certains paragraphes, elles ne sont pas assez nombreuses à mon goût et il manque des illustrations pleines pages pour parfaire l’immersion déjà très réussies. Quand je vois le résultat dans Plongée sur R’lyeh, je me dis que ça en vaut vraiment la peine.

J’ai passé un excellent moment à rejouer cette aventure, qui propose une bonne rejouabilité, ce qui accroît aussi bien le plaisir de jeu-lecture que la durée de vie de ce LDVELH. En prime, il se termine d’une façon qui laisse penser qu’il y aura une suite. Je serai de ceux qui la joueront !

Verdict : Difficulté 13/20 (plusieurs situations mortelles, mais avec un peu de jugeote on peut les éviter) et Intérêt : 16/20 (notamment pour le final !).

Antarktos par Paul Adrien Jellsen, chez Walrus

4,99€ et sans DRM dans toutes les bonnes librairies numériques

Le Vaisseau du Temps ~ Cyril Amourette

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Dans « Le Vaisseau du temps », vous incarnez le major Briggs, envoyé avec une équipe de secours sur l’ISS Leviathan. Ce gigantesque vaisseau, en orbite stationnaire autour de la Terre depuis son retour de mission, ne donne plus signe de vie: l’équipage semble s’être évanoui, et la radio ne donne plus aucune nouvelle. Il va vous falloir, à la tête de l’expédition internationale en charge de l’exploration du vaisseau, percer cet inquiétant mystère. Mais la mission ne se passera pas exactement comme vous l’aviez souhaité, et ce que vous allez découvrir à l’intérieur de cette cathédrale flottante risque de remettre en cause vos certitudes militaires… et celles de l’humanité toute entière.

Le Vaisseau du Temps a été mon troisième LDVELH de chez Walrus, c’est aussi le troisième qui avait été publié par cette excellente maison d’édition 100% numérique. Du coup ça peut sembler étrange d’en parler seulement maintenant, alors que je l’ai acheté en mai 2012 très peu de temps après sa sortie. À l’époque, je me suis jeté dessus à peine téléchargé (je m’en souviens encore, je l’avais lu-joué sur mon smartphone) et j’ai fait quelques tentatives non couronnées de succès, l’impression de ne pas avancer, de tourner en rond pour trouver ce foutu élévateur que je ne trouvai jamais. Le tout accompagné d’une sensation de peu de liberté. J’avais vite (trop vite ?) abandonné à ce moment, très vite refroidi.

Il faut dire que je sortais à l’époque de Dead Space 2 et que je m’attendais à retrouver l’ambiance survival horror du jeu. Et qu’il n’en était rien pour ce que j’avais pu voir.

Et puis, il y a eu cette volonté croissante depuis bientôt un an d’écrire un LDVELH, couplée à ma “redécouverte” estivale du genre. Du coup, je reprends aussi les LDVELH numériques que j’ai achetés chez Walrus. Je m’étais bien amusé à refaire quelques uns des nombreux chemins possibles de Menu Cthulhu. Je m’apprête d’ici peu à me perdre une fois de plus dans le dédale de La Bibliothèque Infernale et à retenter une Plongée sur R’lyeh. Autant d’excellentes expériences qui ont contribué à relancer mon intérêt pour les récits interactifs. Mais il y avait ce Vaisseau du Temps qui me regardait toujours d’un drôle d’air malheureux dans son coin. Alors je lui ai redonné sa chance et me suis rendu de nouveau dans les entrailles de l’ISS Léviathan.

Donc m’y revoilà. Même début linéaire, ne proposant pas beaucoup d’originalité et ne se révélant pas très palpitant. Retour au passage où il faut trouver ce fichu élévateur… Plus attentif que lors de ma lecture passée, je me suis vite dépêtré de ce mini labyrinthe pour trouver l’accès aux autres étages.

Là, ça commence à devenir plus intéressant car une ambiance commence à se mettre en place. L’ISS Léviathan commence à se révéler comme un lieu mystérieux et on commence à se prendre à l’histoire. Vraiment. Me voilà heureux d’avoir redonné sa chance à cette aventure. Mais très vite, les défauts reprennent le dessus et nous font même oublier les bons passages de l’aventure (pourtant je suis sûr qu’il y en a eu, mais qui ont été remplacés dans ma mémoire par les aspects négatifs).

L’aventure est excessivement linéaire. Lorsque des choix multiples sont proposés au lecteur-joueur, soit il s’agit de choisir (je caricature à peine) entre aller à droite ou à gauche, soit les paragraphes nous permettent d’explorer tous les choix. La notion même de choix perd alors tout sens. Pire encore, il n’est pas rare d’enchainer une dizaine de paragraphes sans que le récit nous offre la moindre alternative. La descente du puits est un modèle du genre… terriblement frustrant. Je ne parle même pas du paragraphe 201 qui se réduit à “…allez au 175”, le dit paragraphe 175 nous offrant un laconique “…allez au 60”. Ok c’est pour faire un effet de suspense ici, mais après les innombrables sessions où l’on demeure sur des rails, ça tombe à l’eau.

Et il reste un aspect qui tue totalement le principe même du LDVELH : la fin. Là encore, l’intention de l’auteur (même si elle est hyper téléphonée) est louable, mais dans tout LDVELH (en tout cas je n’en ai pas encore rencontré qui déroge à la règle), on atteint nécessairement, au pire, une meilleure fin possible (comme dans Menu Cthulhu où l’on meurt forcément, mais une des fins permet quand même de sauver l’humanité en retour). Là, rien de tout ça. Il n’y a aucun paragraphe de fin (j’ai vérifié). Frustrant.

Dernière critique : il n’y a aucune illustration. C’est très dommageable à l’immersion. Je pense que certains passages auraient été plus marquant en étant illustrés. Quand j’ouvre un de mes vieux LDVELH après quinze ans, les illustrations me sautent aux yeux et m’arrachent un sourire ému accompagné d’un “Ah ! Mais oui. Je m’en rappelle.” des plus nostalgiques. Les illustrations sont partie intégrante des LDVELH. Leur absence est perturbante.

Pourtant, il y a de bonnes idées dans ce LDVELH, je ne le nie pas. Le découpage en chapitres qui peuvent s’apparenter à autant de niveau que le lecteur-joueur va devoir franchir est bien pensé. Il apporte la possibilité notable que lorsque l’on meurt dans un chapitre, le “allez au” renvoie au début de ce chapitre et pas au début de l’aventure. C’est tout à fait appréciable, surtout qu’ici il n’y a pas d’équipement, pas d’information utile pour la suite, juste l’exploration du Vaisseau et la découverte strate après strate des évènements qui l’ont conduit jusqu’à l’orbite terrestre.

Les flashbacks du personnage que l’on incarne étoffent celui-ci ainsi qu’une partie du background de l’histoire terrestre. C’est plaisant car ces aspects sont généralement peu exploités dans les LDVELH.

Et puis la nature même de l’ISS Léviathan et de son hôte laissait entrevoir de si formidables possibilités mais, comme pour ma lecture de L’Homme au Cheval de Brume, je trouve que le traitement choisi pour l’intrigue se serait prêté davantage à un récit classique et non interactif. Il y avait du potentiel, mais les idées (elles sont pourtant bien là, j’insiste là-dessus) sont trop vite exploitées et ne laissent pas de place à l’interactivité.

Tout ceci me faisant clairement prendre conscience de la difficulté de l’exercice consistant à écrire un LDVELH…

Verdict : Difficulté : 10/20 (la principale difficulté étant de ne pas décrocher du récit…) et Intérêt : 6/20 (j’espère néanmoins que Cyril Amourette nous proposera d’autres aventures, j’ai vu qu’un univers de sa création avait été récompensé par une publication dans Casus Belli n°6, un bon cadre pour un futur LDVELH ?).

La Boîte de Schrödinger, Expérience 1 ~ Michael Roch

9782363761798Qu’y a-t-il dans la Boîte ? Dans celle de Michael Roch, il y a de vieux inspecteurs de police en prise avec des forces occultes et mystérieuses, il y a des asiles d’aliénés qui cachent des secrets impossibles à révéler. Il y a aussi des visions, certainement provoquées par des soirées arrosées mais… les visions ont-elles l’habitude de mordre si fort ? Ici des paysages souterrains et urbains se peuplent de créatures terrifiantes et de peurs ancestrales. Sortir le soir d’Halloween ? Pourquoi pas, si vous aimez les monstres hargneux… De fait, il y a toutes sortes de choses dans la Boîte. Oserez-vous l’ouvrir ?

Nouvelle découverte via Adopte un Auteur, voici un autre recueil de la collection la Boîte de Schrödinger, après celui de Jacques Fuentealba, publié par Walrus. Les “Expériences” sont plus courtes que les saisons (environ le tiers de la longueur). C’est donc Michael Roch que j’ai choisi d’adopter, un choix que je ne regrette aucunement.

Son recueil, et c’est suffisamment rare pour être relevé, présente huit nouvelles qui m’ont presque toutes vraiment emballé à la lecture. Est-ce dû au format court du recueil qui limite le nombre de textes ? Peut-être un peu, car les genres abordés sont moins variés, mais c’est surtout lié au style très fluide dont fait preuve l’auteur.

Le triptyque d’ouverture nous permet de suivre les aventures d’André Despérine, personnages qui aurait pu mériter un plein recueil de nouvelles tant il m’a paru sympathique. Des enquêtes qui ne manquent pas d’humour d’ailleurs. Il va s’en dire que ces trois nouvelles se suivent et sont liées entre elles. J’ai beaucoup apprécié ces enquêtes complètement décalées. Une superbe réussite d’entrée.

Dans la seconde partie du recueil, intitulée Antériorités, deux nouvelles dont un chouette Pathologie, jouant autour du thème classique de la surenchère entre amis se racontant des histoires. Et Deux francs, bien que l’on comprenne rapidement ce qui se passe, est tellement bien menée que je lui pardonne sa conclusion téléphonée.

La troisième partie du recueil, Urbanités, s’ouvre sur Du sang, et de la salive, qui nous place aux côtés de Gaspard, un gars avide de violence qui doit rejoindre sa famille pour le réveillon. Une nouvelle très courte, mais au style direct pas désagréable. La nouvelle suivante, Sous la ville, est l’un des moments qui m’ont le plus enthousiasmé du recueil (juste après les d’ores et déjà indispensables enquête d’André Despérine bien sûr). Tout commence par une soirée d’Halloween, et se termine par… Je vous laisse le découvrir. J’ai beaucoup aimé la façon dont est mené le récit. Ces allers-retours entre les deux temps où il se déroule intriguent et donnent constamment envie de poursuivre sa lecture. La gradation vers le fantastique et l’horreur est bien gérée. Une belle réussite en partant d’une situation initiale peu emballante (mais c’est là le propre d’un bon auteur que de partir d’un thème banal et de le mener de façon originale). La dernière nouvelle Le gnome de Mexico marque peu après ce voyage sous la ville, peut-être la nouvelle qui m’a un peu moins plu que les autres sans pour autant être désagréable à lire.

Adopte un Auteur se révèle une fois de plus être un excellent biais pour découvrir de nouveaux auteurs. Que ce soit Jacques Fuentealba ou ici Michael Roch, ce sont deux belles découvertes que je viens de faire. Leurs autres titres seront forcément attractifs après ce premier contact. N”hésitez pas à les découvrir vous aussi !

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Michael Roch, un auteur à adopter