Les 10 livres que vous aimeriez lire cet été ~ Été 2018 (Partie 2)

Reprenons une bonne vieille habitude : faire une liste des lectures estivales qui m’attendent ! C’est parti pour l’édition 2018 !

Voici les 5 autres titres (toujours sans recherche d’ordre de priorité de lecture) que j’espère lire au cours de cet été :

Le vieil homme et la guerre, par John Scalzi.

L’accroche “J’ai fait deux choses le jour de mon soixante-quinzième anniversaire. Je suis allé sur la tombe de ma femme et je me suis engagé.” À soixante-quinze ans, l’âge minimum requis, John Perry n’est pas le seul à intégrer les Forces de défense coloniale, le seul ticket pour les étoiles, mais sans retour. Plus rien ne le retient sur Terre. Combien d’années de vie peut-il encore espérer ? En revanche, s’engager, c’est défendre la Terre, protéger l’expansion de l’humanité dans les étoiles, retrouver une seconde jeunesse et, à l’issue du service, obtenir le statut de colon sur une planète nouvelle. Sur Terre, nul ne sait ce qu’il advient de ces recrues à part qu’on leur promet une guerre sans merci contre la myriade d’espèces intelligentes qui se partagent un “espace vital” interstellaire beaucoup trop étroit. John Perry devient donc soldat. Avec son nouveau statut commencent les révélations, inimaginables.

Pourquoi je veux le lire : Je n’ai pas lu énormément de SF militaire, mais je garde plutôt de bons souvenirs de mes essais. Du coup j’ai bien envie de me lancer dans le premier tome de cette saga qui semble avoir été bien appréciée de ses lecteurs, intrigué par le titre et par le pitch. La promo de Milady sur quelques uns de ses titres en poche a fait le reste pour l’amener sur mes étagères juste avant l’été.

 

Port d’Âmes, par Lionel Davoust.

L’accroche : Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.

Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d’Aniagrad, où tout se vend et tout s’achète, pour reconquérir l’honneur de sa famille. L’occasion lui en est rapidement donnée : Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques. Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville, le jeune homme s’investit de tout son cœur dans le projet.

Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l’ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s’il veut atteindre son but sans perdre son âme.

Pourquoi je veux le lire : De Lionel Davoust, outre les bons conseils que l’on peut lire régulièrement sur son blog, je conserve le souvenir d’une superbe nouvelle sur le mythe arthurien que j’avais découverte initialement via le défunt podcast Utopod : L’Île close. Ce one-shot est l’occasion de découvrir l’univers de Lionel Davoust sur un roman qui se suffit à lui-même. Par ailleurs, je ne lis pas suffisamment de fantasy ou SF francophone (et je reconnais qu’avec seulement trois titres la représentant dans cette liste, je ne casse pas pas suffisamment mes habitudes) et j’ai conscience que c’est un tort à plusieurs égards : non seulement il est bien dommage d’avoir autant de lacunes dans la littérature SFFF de sa propre langue, mais en prime c’est se priver de riches leçons sur l’écriture en lisant des textes qui ne sont pas passés un travers du prisme de la traduction.

 

Les Chroniques Perdues de LanceDragon, tome 1 : Dragons des Profondeurs, par Margaret Weis et Tracy Hickman.

L’accroche : Ils ont sauvé les réfugiés de Pax-Tharkas et les ont guidés jusqu’à la vallée cachée. Les voilà un moment en sécurité, mais les forces des armées draconiques sont toujours à leur poursuite. Pendant que Tanis recherche un abri dans le royaume nain de Thorbardin, les autres relèvent leurs propres défis. Raistlin est étrangement attiré dans la forteresse hantée du nom de Kallotte. Sturm part à la recherche du légendaire marteau de Kharas, l’outil qui permettrait de forger la fameuse Lancedragon. quant à Tika, elle se lance dans un périlleux voyage pour sauver ceux qu’elle aime d’une mort certaine. Mais c’est le nain, Flint Forgefeu, qui est confronté au pire. Alors que les héros tentent de sauver les vies de ceux dont ils sont responsables, Flint est contraint de faire un choix difficile, un choix qui pourrait bien influer sur l’avenir du monde.

Pourquoi je veux le lire : Ah l’univers de DragonLance, pendant la période de la Guerre de la Lance qui est le décor de la trilogie initiale, que de souvenir ! Ce fut une rencontre littéraire marquante, du genre qui inspire tout ce qu’on fait derrière. Mes PJ de JDR fantasy portaient le nom des héros (j’ai ainsi incarné quelques Tanis, Caramon ou Sturm dans différents univers, ainsi qu’un Kender dont j’ai oublié le nom – ce n’était pas Tass – dans un scénario épique de ADD). Ah oui, mon trio de Secret of Mana s’appelait Tanis, Tika et Tass lors d’une partie. Sans parler que je m’étais lancé dans l’écriture de L’éclat de Miriel Ithil, aka La Larme Noire, après avoir les Chroniques. Tout ça pour dire que c’est un univers fondamental à mes yeux, malgré tout ce qu’il a de basique, et que cela fait trop longtemps que j’ai mis les pieds en Ansalonie. Je crois que ça ne doit pas faire loin de 18 ans maintenant, en dehors d’une ou deux incursions. Cela va être top de se replonger dedans, surtout avec ces Chroniques Perdues qui comblent certaines ellipses de la trilogie originelle.

 

Spin, par Robert Charles Wilson.

L’accroche : Une nuit d’octobre, Tyler Dupree, douze ans, et ses deux meilleurs amis, Jason et Diane Lawton, quatorze ans, assistent à la disparition soudaine des étoiles. Bientôt, l’humanité s’aperçoit que la Terre est entourée d’une barrière à l’extérieur de laquelle le temps s’écoule des millions de fois plus vite. La Lune a disparue, le Soleil est un simulacre, les satellites artificiels sont retombés sur terre. Mais le plus grave, c’est qu’à la vitesse à laquelle vieillit désormais le véritable Soleil, l’humanité n’a plus que quelques décennies à vivre…

Qui a emprisonné la Terre derrière le Bouclier d’Octobre? Et s’il s’agit d’extraterrestres, pourquoi ont-ils agi ainsi ?

Pourquoi je veux le lire : À une époque pas si lointaine, j’ai rempli ma bibliothèque d’un certain nombre de titres de SF pour tenter de combler un peu le vide que j’avais en la matière. La lecture de A Fire upon the Deep de Vernor Vinge m’avait bien accroché et je voulais avoir de quoi lire en SF sur mes étagères. J’ai déniché du classique en occasion avec du Asimov ou du Vance par exemple, ou encore un peu de Dick. Un auteur en particulier est venu remplir les rangs : Robert Charles Wilson. Les accroches de ses romans m’avaient bien plu et j’avais souvent entendu parler de lui pour ce roman, Spin. Quand fut venu le temps de choisir quelques romans de SF pour cet été, ce dernier s’est naturellement imposé aux côtés du Vinge évoqué dans la première partie de cette liste.

 

Sur des Mers plus Ignorées, par Tim Powers.

L’accroche : Fin du XVIIe siècle, dans le Nouveau Monde. Là seulement la magie continue de procurer la jeunesse éternelle, de ramener les morts à la semi-vie et de rendre fous d’horreur les rares Européens qui s’y aventurent ; tel ce père qui cherche à faire revivre sa femme dans le corps de sa fille…

Voguant vers la plantation qui lui revient de droit, Chandagnac est capturé par des pirates et sera forcé de se joindre à eux.

Pour sauver Beth des atroces pratiques magiques que son père s’apprête à lui faire subir, devra-t-il aussi s’initier aux fabuleuses puissances du vaudou et de ses loas ? mener une lutte sans merci contre les magiciens et les pirates, les loas et les bocors, les zombies, la folie et la mort ?

Pourquoi je veux le lire : Ce roman apparaissait déjà dans ma liste pour l’été 2014 et son cocktail de piraterie et de vaudou, qui est celui de Par-delà l’Océan, m’attire toujours autant. Est-ce que cet été sera le bon pour enfin le lire ? On le saura assez rapidement. Forcément je serai hyper motivé à l’idée que sa lecture me serve de déclencheur pour travailler sur la réédition en indépendant de Par-delà l’Océan déjà, mais aussi pour réveiller mon envie d’écrire sa suite ! On ne pas se faire de faux espoir dès à présent, mais si ça pouvait avoir cet effet, ce serait top !

 

Et voilà pour mon programme de lecture des semaines à venir. Naturellement, cela ne prend pas en compte les BD qui viendront se greffer, ainsi que quelques LDVELH qui devraient aussi s’incruster et bouleverser un peu ces projets de lecture.

Et de votre côté, vous prévoyez de lire quoi pendant l’été ?

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Les 10 livres que vous aimeriez lire cet été ~ Été 2018 (Partie 1)

Reprenons une bonne vieille habitude : faire une liste des lectures estivales qui m’attendent ! C’est parti pour l’édition 2018 ! Voici les 5 premiers titres (sans recherche d’ordre de priorité de lecture) que j’espère lire au cours de cet été :

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A Deepness in the Sky, par Vernor Vinge.

L’accroche : Dans l’immensité de la Galaxie, l’étoile Marche-Arrêt est une énigme. Elle s’éteint pendant deux cent quinze ans puis se rallume pour trente-cinq ans. Son unique planète est habitée par des araignées intelligentes qui viennent d’inventer la radio. Leur signaux attirent deux expéditions interstellaires.

Celle des Queng Ho, un peuple marchand et itinérant qui parcourt l’espace en vendant et en achetant de l’information technologique.

Et celle des Emergents, issus d’une civilisation violente et sadique qui a fait de la lutte pour le pouvoir son mode de vie.

Qui l’emportera ?

Pourquoi je veux le lire : J’avais tout bonnement adoré mon premier roman de l’auteur (A Fire upon the Deep) et c’est tout naturellement que j’aimerais me lancer dans cet autre roman situé dans le même univers mais à une autre époque. Je ne pense pas y retrouver le savoureux mélange de SF et de fantasy qui m’avait permis de me réconcilier avec la SF, mais les retours sont excellents sur ce second opus alors j’y plongerai les yeux fermés.

Les Pirates de l’Escroc-Griffe, tome 2 : Les Feux de Mortifice, par Jean-Sébastien Guillermou.

L’accroche : Je ne vais pas la mettre pour ne pas spoiler ceux qui n’ont pas encore lu le premier tome de cette saga fantastique. Du coup, je vous balance celle du premier tome : Les Terres Interdites.

Lorsque Caboche, après s’être enfui de l’orphelinat militaire, part à la recherche de son père, il ne s’attendait certainement pas à rencontrer la compagnie de L’Escroc-Griffe et encore moins à monter à bord de leur bateau ! Connu pour n’avoir jamais réussi un abordage, l’équipage de Bretelle, vieux capitaine désabusé, ressemble plus à la troupe d’un cirque qu’à une bande de pirates. Mais Caboche va les entraîner dans un voyage rocambolesque sur les Mers Turquoises, à la recherche d’un trésor mythique. Une quête dangereuse puisqu’ils sont pourchassés par l’invincible et immortel Amiral-Fantôme, et qui les mènera jusqu’aux confins du Monde-Fleur, aux abords des mystérieuses Terres Interdites…

Pourquoi je veux le lire : Le premier tome était déjà top à lire, avec beaucoup de rebondissements, de l’action à gogo et un univers riche et regorgeant d’idées originales. Une belle découverte et une lecture idéale pour la période estivale.

The Number Mysteries, par Marcus du Sautoy.

L’accroche : From the author of ‘The Music of the Primes’ and ‘Finding Moonshine’ comes a short, lively book on five mathematical problems that just refuse be solved – and on how many everyday problems can be solved by maths. Every time we download a song from Itunes, take a flight across the Atlantic or talk on our mobile phones, we are relying on great mathematical inventions. Maths may fail to provide answers to various of its own problems, but it can provide answers to problems that don’t seem to be its own – how prime numbers are the key to Real Madrid’s success, to secrets on the Internet and to the survival of insects in the forests of North America. In ‘The Number Mysteries’, Marcus du Sautoy explains how to fake a Jackson Pollock; how to work out whether or not the universe has a hole in the middle of it; how to make the world’s roundest football. He shows us how to see shapes in four dimensions – and how maths makes you a better gambler. He tells us about the quest to predict the future – from the flight of asteroids to an impending storm, from bending a ball like Beckham to predicting population growth.It’s a book to dip in to; a book to challenge and puzzle – and a book that gives us answers.

Pourquoi je veux le lire : Un peu de lecture en anglais en plus du Vinge pour entretenir le contact avec la langue pendant l’été. Un peu de maths vulgarisées pour rester en contact pendant l’été. Et une éventuelle source d’inspiration pour le boulot pour l’année à venir. En plus j’ai entendu beaucoup de bien de l’auteur au cours des deux dernières années, donc il est plus que temps de me pencher sur son œuvre.

Les Foulards Rouges, saison 1 : Bagne, par Cécile Duquenne.

L’accroche : Sur Bagne, Lara traverse les étendues désertiques pour remplir ses contrats. Car Lara est une Foulard Rouge, appelée à faire régner la loi à grand renfort de balles. Et sur cette planète-prison où les deux-tiers de la population sont des hommes, anciens violeurs ou psychopathes, c’est une vraie chance pour une jeune femme comme elle de ne pas avoir fini dans un bordel. En plus, elle fait plutôt bien son boulot – on la surnomme même Lady Bang. Mais Lara n’a pas obtenu ce job par hasard – tout comme elle n’a pas atterri dans cet enfer par hasard. Elle doit tout ça à quelqu’un en particulier, à qui elle en veut profondément… et qui, pourtant, a quelque chose à lui offrir – une chose qui n’a pas de prix. Lara acceptera-t-elle de baisser un peu sa garde et de se lier à de dangereux criminels comme le mystérieux Renaud ? Si elle veut reprendre son destin en main et ne pas finir ses jours ici, elle n’aura pas vraiment le choix…

Pourquoi je veux le lire : Je garde un très bon souvenir de ma lecture du premier épisode de cette première saison, proposé gratuitement pour ceux qui aimerait découvrir l’univers. L’été est là aussi un moment idéal pour retourner sur Bagne. D’autant que les saisons 2 et 3 sont également bien au chaud dans ma bibliothèque numérique ! Ce qui pourrait bouleverser quelque peu cette liste…

La carrière du mal , par Robert Galbraith.

L’accroche : Lorsque Robin Ellacott reçoit ce jour-là un mystérieux colis, elle est loin de se douter de la vision d’horreur qui l’attend : la jambe tranchée d’une femme.

Son patron, le détective privé Cormoran Strike, est moins surpris qu’elle, mais tout aussi inquiet. Qui est l’expéditeur de ce paquet macabre ? Quatre noms viennent aussitôt à l’esprit de Strike, surgis de son propre passé. Quatre individus capables les uns comme les autres, il le sait, des plus violentes atrocités.

Les enquêteurs de la police en charge du dossier ne tardent pas à choisir leur suspect idéal – mais Strike, persuadé qu’ils font fausse route, décide de prendre lui-même les choses en main. Avec l’aide de Robin, il plonge dans le monde pervers et ténébreux des trois autres coupables potentiels. Mais le temps leur est compté, car de nouveaux crimes font bientôt surface, toujours plus terrifiants…

Pourquoi je veux le lire : J’ai plongé avec bonheur dans les deux premières enquêtes de Cormoran Strike, même si la première intrigue m’avait semblé un poil trop classique, et une troisième enquête n’est pas de refus, m’étant attaché aux deux principaux protagonistes. Et puis c’est J.K. Rowling aux commandes derrière ce pseudonyme alors forcément il y a art du récit puissamment maîtrisé, ainsi que des personnages parfaitement écrits.

 

Et voilà pour ces premiers romans qui vont m’accompagner au cours des deux prochains mois. À demain ou après-demain pour la deuxième partie de ces lectures estivales.

La Geste de Klarg le Troll (Chant 40)

Où l’on cherche comment aider un inconscient…

La Geste de Klarg le Troll
Seconde Époque

Chant 40 : Dans la tête d’un Troll

Surpris par tant d’ardeur, il fallut un moment
À Klarg pour comprendre ce qui se déroulait
Sous ses yeux ébahis. Vilo qui chamboulait
La première ligne de défense, assommant.

Myrtira ne cessait pas de l’invectiver,
Traumatisant le Troll par tant de véhémence.
Commençait à sentir mauvais la performance
Du chevalier fougueux, malgré lui entravé.

Klarg pensait si vite que chauffait sa cervelle.
Sans pouvoir compter sur Pompon Roux, somnolent,
Seul à pouvoir sauver le guerrier de fer blanc
Malgré les cris hargneux de l’elfique femelle.

Une ombre s’étala, couvrant soudain la plaine.
Une issue imprévue, au souffle thermogène.

 

7 & 8 mai 2018

La Geste de Klarg le Troll (Chant 39)

Nous y voici enfin arrivés. Le nouveau Chant de La Geste de Klarg le Troll, après pratiquement 8 ans d’attente. La seconde bonne nouvelle, c’est que le Chant 40 est déjà dans la boîte et qu’il sera en ligne mercredi prochain.

Inutile de m’attarder davantage, je vous souhaite une bonne lecture !

 

Où un chevalier se montre bien trop entreprenant…

 

La Geste de Klarg le Troll
Seconde Époque

Chant 39 : … on se lance dans un assaut insensé !

 

Le paladin fonça tête baissée sur l’ost,
En main sa seule épée, en tête peu d’idée.
Myrtira tempêta. La course débridée
De Vilo provoqua comme un tas de compost.

Dès le premier impact, il envoya six orques
Se fracasser à terre et s’empêtra les pieds
Dans le méli-mélo de guerriers estropiés,
Ébréchant sa lame et son image de marque.

Le vacarme tira les monstres verdâtres
De leur stupéfaction. Un grognement monta
Autour du chevalier, promesse de fiesta.
La face de Vilo devint soudain d’albâtre.

Tout à fait éveillé, il prit enfin conscience
Des terribles effets d’un excès de confiance.

7 novembre 2010 & 28 avril 2018

Le retour de Klarg le Troll > Jour 14 : La Geste de Klarg le Troll (Chant 38)

Et voilà, c’est le dernier jour de cette rétrospective de La Geste de Klarg le Troll.

Le dernier Chant à avoir été publié jusqu’à présent, en octobre 2010. Il y a une éternité. Demain je vous dévoilerai donc avec émotion la suite de cette saga, même s’il ne doit pas rester beaucoup des lecteurs qui l’avaient découverte en janvier 2006 (en fait, quand je vois mes stats, je me dis qu’il ne doit pas y avoir beaucoup de lecteurs tout court, mais qu’importe, Klarg est de retour dès demain et ça fait plaisir !).

Pour le dernier bonus, voici la version manuscrite du tout premier Chant (cliquez dessus pour l’afficher en plus grand) histoire de voir comment s’était passée son écriture en coulisses.

C’est parti pour le Chant 38, qui se clôturait il y a près de 8 ans sur un insoutenable cliffhanger…

 

Où l’on repart à l’Aventure…

 

La Geste de Klarg le Troll
Seconde Époque

Chant 38 : Quand on s’endort l’esprit pas clair…

 

Quand le jour se leva, tous quatre s’éveillèrent,
La flamme ravivée de leur motivation
Illuminant leurs yeux emplis d’obstination.
Leur bivouac se montra un parfait belvédère.

Improvisant de nuit, l’esprit un peu brumeux,
Un abri de fortune, ils n’avaient pas perçu
Les innombrables feux, les chants gras, issus
D’un campement pouilleux. Avec quel plan fumeux ?

À leurs pieds s’étendait ce qui fut une plaine.
Une jolie plaine, sans doute à l’herbe verte,
Désormais en travers, en large, en long couverte
D’orques trop silencieux, le regard plein de haine.

Les oreilles de Klarg de dépit retombèrent.
Vilo chargeait, prêt à grattouiller des lombaires.

21 & 24 octobre 2010

Le retour de Klarg le Troll > Jour 13 : La Geste de Klarg le Troll (Chant 37)

En ce treizième jour de rétrospective, la tension commence à monter. Il ne reste en effet plus que ce Chant 37 et le suivant avant de vous dévoiler le dernier né de la Geste. Cela fait longtemps que je n’ai plus proposé un texte à la lecture (depuis le 22 juillet 2016 je crois et le 5e épisode du BDVELH), ça fait un peu bizarre de s’y remettre…

En bonus aujourd’hui, encore des gribouillis. Cette fois-ci, un Klarg en mode aubergiste qui m’avait servi d’avatar sur un forum que j’avais créé il y a quelques années. Je vous livre les versions « encrée » et colorée de cet avatar. L’occasion de voir une fois de plus, que la coloration ce n’est vraiment pas ma tasse de thé ! Ça pique un peu les yeux, mais le net devrait s’en remettre assez bien.

 

 

Où l’on s’extrait comme on peut de la mêlée et de l’arène…

La Geste de Klarg le Troll

Seconde Époque

Chant 37 : Retour à la… normale ?

 

Profitant du délire ambiant, de l’inconscience
Du sorcier, Myrtira saisit le paladin
Par le bras, tandis qu’il jetait, comme un boudin,
Klarg sur son épaule, décampant en urgence.

Secoué, le troll parut plus vert que de coutume.
Ses boyaux tinrent bon. L’instant aurait été
Mal choisi pour que son ventre joue l’entêté.
La jambe du mage pesait comme une enclume.

Pompon, empanaché de roux, marchait en tête,
Montrant les dents, grognant, ses petits poings serrés.
Nul n’aurait osé sur son chemin s’insérer.
Vite, ils purent prendre la poudre d’escampette.

La ville enfin au loin, Klarg, l’air d’un maquignon,
Lança en riant : « A la vantur cons pagnons ! »

 

24 juin 2007

 

Le retour de Klarg le Troll > Jour 12 : La Geste de Klarg le Troll (Chant 36)

Je parlais hier d’attente entre l’écriture des Chants de cette Seconde Époque de la Geste. On en a ici une bonne illustration. Trois mois après le Chant 35, le Chant 36 arrivait enfin. L’attente s’allongeait, et ce n’était malheureusement que le commencement comme vous l’aurez compris puisque l’on approche du fatidique Chant 38. Je l’avais posté le 27 avril 2007, quelques jours après l’avoir écrit. Je prenais un peu plus mon temps, moins dans le travail à flux tendu. Après tout, quand trois mois se sont écoulés, inutile de se presser.

En parlant d’illustration, j’avais aussi utilisé (avec son accord) ce cher Klarg pour accompagner les appels à textes que je relayais à une époque sur ce blog.

Sans plus tarder, voici le retour du Chant 36 !

 

Où l’on déguste une jambe de nécromant…

La Geste de Klarg le Troll
Seconde Époque

Chant 36 : Festin, panique et digestion

Le sort de Tartempion soudain interrompu,
Les zombies invoqués redevinrent poussière.
S’abandonnant à sa frénésie carnassière,
Klarg mangea la jambe sans en sembler repu.

La bouche écumante, les crocs couverts de sang,
Le troll furieux rugit, les mâchoires écartées,
La figure crispée, comme par la douleur heurtée.
Dans les gradins, quelqu’un poussa un cri glaçant.

Saisie d’effroi, la foule oublia la décence,
Cédant à la panique et s’élançant, intense,
Vers la piste, vers les sorties, se piétinant.

En bas, Klarg haletait comme s’il étouffait.
Le troll se détendit, brusquement satisfait,
En expulsant un rot immonde et détonnant.

23 avril 2007

 

Le retour de Klarg le Troll > Jour 11 : La Geste de Klarg le Troll (Chant 35)

Dans la vie de Klarg, il y a eu des pauses.

Parfois courtes (quelques semaines comme entre les Chants 34 et 35), parfois un peu plus longues (quelques mois) et la dernière en date qui s’étend depuis plus de 7 ans. Alors forcément, il y a eu un moment où ça s’est ressenti sur son caractère et ses pensées. Ce fut l’objet du gribouillis qui accompagne aujourd’hui le Chant 35, où la magie noire se déchaîne…

Qui dit Chant 35 dit que l’on se rapproche de l’instant où arrivera enfin de l’inédit (aka le Chant 39) ! Alors partons sans tarder affronter Tartempion le Nécromant…

 

 

Où la magie noire est à l’ œuvre…



La Geste de Klarg le Troll
Seconde Époque

Chant 35 : Le Maléfice de Tartempion



La terre se mit à trembler, se fissurant.
Des mottes craquelées surgissaient des bras d’os,
Suivis de cadavres, par un sombre négoce
Animés, affamés, suppliciés murmurant.

Tartempion jubilait, alors que ses zombies
S’extrayaient lentement hors du sol de l’arène.
Les vibrations enflaient, assommant de migraines
Vilo et la foule, secouant Klarg l’estourbi.

Rugissant comme un fou, Klarg soudain ranimé
Se jeta de nouveau sur la jambe du mage,
Refermant sa mâchoire avec force, carnage
Alors qu’il sectionnait le mollet abîmé.

S’il est bien une chose à savoir sur les trolls,
C’est que les réveiller vous coûte une guibolle.

 

26 janvier 2007

 

Le retour de Klarg le Troll > Jour 10 : La Geste de Klarg le Troll (Chant 34)

En ce dixième jour de rétrospective, nous (re)croisons la route d’un puissant nécromant au nom charmant : Tartempion. Quel maléfice lancera-t-il à nos héros…

En bonus gribouillé, une antique stèle exhumée par les meilleurs archéologues et représentant un certain Troll en tenue guerrière.

 

Où un paladin interroge un sorcier…



La Geste de Klarg le Troll
Seconde Époque

Chant 34 : Tartempion le Sorcier



Le mage mal en point et le troll assommé,
Vilo se retrouva seul au centre de la lice.
Timidement, la foule applaudit, sans délice,
Ne trouvant pas de meilleur guerrier à acclamer.

Le paladin sourit et salua, très fier.
Puis il se ressaisit, attrapa par le col
Le sorcier, lui flanqua deux terribles torgnoles
Et le maintint en l’air, de sa poigne de fer.

« Qui es-tu magicien ?

― Tremble pauvre mortel
Car je suis Tartempion, le puissant nécromant !
Tu ne peux rien contre ma magie !
― Boniment !

― D’ici peu, du troll tu contempleras la stèle. »

Le sorcier prononça alors son maléfice.
Vilo pâlit, venait le moment du sacrifice.

 

9 décembre 2006

 

Le retour de Klarg le Troll > Jour 9 : La Geste de Klarg le Troll (Chant 33)

Parmi ses apparitions gribouillées, Klarg était aussi venu fêter la nouvelle année avec nous en 2007.

Un détail amusant que j’ai pu remarquer au cours de cette rétrospective, la plupart des Chants de cette Seconde Époque ont été mis en ligne après 23h, preuve du travail d’écriture à flux tendu que j’exerçais à ce moment. À peine écrit, aussitôt posté. Certainement une évolution désormais, puisque je peux prendre le temps de laisser un peu reposer un texte destiné à ce blog avant de le mettre en ligne.

Idée qui me vient en tête au moment où j’écris ces lignes d’ailleurs : pourquoi ne pas proposer la Geste sur une plateforme de lecture comme Wattpad ? Si jamais vous avez un avis sur la question, n’hésitez pas à m’en faire part.

Aujourd’hui, c’est aussi le retour du Chant 33, publié pour la première fois le 7 novembre 2006, dans lequel notre Troll retrouve sa nature sauvage…

 

 

Où le sang coule…

 

La Geste de Klarg le Troll
Seconde Époque


Chant 33 : Sauvagerie

 

Le menton ruisselant d’une écume verdâtre,
Klarg grogna, menaçant, griffes et crocs dehors,
Bondit sur le mage, molestant son corps.
Le troll était furieux, le regard tel un âtre.

La foule excitée par la vue du sang versé
Scandait avec rage le nom de son champion,
Voulant la mise à mort du sorcier Tartempion.
Mâchoires écartées, Klarg allait l’exercer.

Un cri d’effroi monta dans les gradins, strident.
Vilo se tourna vers Myrtira, sidérée.
Elle pressa le preux d’agir sans différer.
Même Pompon Roux le suppliait, débordant.

Hardi, il se dressa, altier dans sa cuirasse,
Il abattit son poing sur la bête vorace.

7 novembre 2006