Mener deux projets de front pour mieux avancer ?

Je lisais cet après-midi le bilan que Jean-Basile Boutak tirait de la réécriture qu’il a entreprise. Il s’est lancé dans la reprise d’un texte dont le premier jet a été écrit en 2005. Il a reçu ses premiers retours de bêta-lecture après ce lourd travail. Je vous laisse prendre connaissance de ce dont il retourne directement sur son blog (n’hésitez pas à faire un tour approfondi sur celui-ci, il y a des tas d »articles intéressant à lire).

Ce qui m’a fait réagir, entre autres, c’est qu’il faut absolument que je fasse en sorte de ne pas sombrer dans une certaine forme de lassitude face à un texte qui m’a suivi pendant 16 ans (la moitié de ma vie donc) et que je connais trop bien dans son déroulement.

Du coup, travailler un autre projet en parallèle me semble être une façon de ne pas s’enfermer dans cette seule réécriture et, ainsi, m’éloigner d’une démotivation. Réécrire, ce n’est pas créer. Du moins pas directement. Alors j’ai deux solutions : reprendre un texte du Projet CF et le poursuivre, par exemple Passé en otage (avec des extraits ici et ), qui garde toujours la même aura stimulante ; ou bien me lancer dans une nouvelle pour un appel à textes, celui d’Argemmios par exemple (Berceaux, Vies et Tombeaux) me tente bien. Dans ces deux derniers cas, l’aspect recherche historique/mythologique me botte bien, et ça fait un peu de temps que je ne l’ai plus fait.

Dans premier temps, je vais déjà lire quelques articles sur Babylone et Gilgamesh, histoire de voir si je me lance sur cette piste. Juste que mai 2013, c’est peut-être un peu loin pour être stimulé sur le moment. Il faut aussi que je regarde les AT se terminant en août.

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4 réflexions sur “Mener deux projets de front pour mieux avancer ?

  1. Merci pour le lien vers mon article, et pour le gentil commentaire sur l’intérêt global du blog 😉

    Ton article est intéressant, car il montre que l’on se cherche tous, nous auteurs en devenir, et qu’on n’aboutit pas nécessairement aux mêmes réponses. Pourtant, nos témoignages les uns les autres peuvent nous permettre de tester de nouvelles choses, pour nous trouver.

    La question de la motivation est en effet une question centrale… On a beau aimé un projet, c’est difficile de la garder intacte sur le long terme, le doute aidant. J’ai cependant tendance à penser que c’est aussi un indice de la qualité de notre texte.

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    • Entièrement d’accord avec toi. La phase de doute je l’ai eue lors de l’écriture de l’ultime chapitre (j’ai bien passé 2 ou 3 ans pour le boucler celui-là). Jusqu’au dégoût pour un texte qui m’est pourtant fondamental. Et puis je l’ai terminé en deux nuits. Une pour ce chapitre, une pour l’épilogue. Pas satisfait à l’époque, mais c’était fini. Et puis il y a peu, l’envie de redonner sa fonction de feuilleton au texte…

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