King Kong

Que dire sur ce formidable film de Peter Jackson qui n’ait déjà été répété des dizaines de fois ?
Je sors à peine de la salle et je ne peux m’empêcher de livrer à chaud mes impressions, malgré l’heure tardive !
J’avais eu très peur en apprenant que Peter Jackson, que j’avais découvert avec le jubilatoire Braindead il y a une douzaine d’années, allait faire un remake d’un film qui me semblait trop basique (je sais ce n’était qu’un a priori sans fondement puisque je n’ai jamais vu l’original…). Je me demandais pourquoi il allait prendre le risque de se fourvoyer dans ce qui m’apparaissait comme un film de commande, après le succès de son adaptation du Seigneur des Anneaux. Maintenant je sais, car la patte du maître est omniprésente, dans chacun des plans.
Ce film est un incroyable récit d’aventure, où la reconstitution sublime du New York de la crise côtoie les décors tour à tour paradisiaques et terrifiants d’une île oubliée. Les moments où tout l’action se ralentit sont autant d’occasion de laisser le spectateur pantois devant la poésie des images, devant l’émotion que suscite la tendre complicité entre cette femme et ce gorille si humain, devant le jeu si juste des acteurs.
Des moments forts s’enchaînent dans mon esprit en un kaléidoscope coloré et lyrique. L’humour omniprésent du début du film ; l’arrivée sur l’île avec ces rochers curieusement crâniens ; la violence frénétique de la capture par les indigènes ; le début de la confiance entre Ann et le gorille ; la lutte spectaculaire dans les lianes face aux tyrannosaures ; le final au sommet de l’Empire State Building, bouleversant.
Et au milieu de tout cela, un énorme moment de tendresse, accalmie poétique en objection à la bêtise et à la cruauté des hommes, voir un gorille géant plein d’une joie enfantine en glissant dans un décor féerique avec la femme qui a su toucher son coeur. Un instant de rêve à l’état pur que n’aurait pas dénigré un certain Tim Burton. Toute la beauté de ce film est condensée dans cet instant, et l’on en oublie la lourdeur de quelques scènes , pour ne plus garder à l’esprit qu’une émotion poignante en parfaite résonnance avec le talent dont fait une nouvelle fois preuve Peter Jackson.
Le réalisateur néo-zélandais réussit le tour de force de nous faire passer du rire à l’angoisse, puis à l’émotion, avec un naturel déconcertant. Je ne connais pas le film de 1933, celui qui a servi ici de base, et je le regrette, ne serait-ce que pour savoir de quels ajouts l’imagination fertile de Peter Jackson nous a gratifiés.
Un film magnifique, où l’alchimie entre action, terreur et émotion est parfaite. Reste à découvrir le travail préparatoire effectué par Allan Lee, pour savourer encore plus ce quasi chef d’oeuvre signé d’un des plus grands réalisateurs actuels.

Publicités

7 réflexions sur “King Kong

  1. nous sommes tout à fait d’accord sur ce point, ce film est un chef d’oeuvre. J’ai dû mettre en avant ma fierté pour ne pas éclater en saglot au milieu du cinéma. Hé oui je suis une sensible dans l’âme 😉

    J'aime

  2. Je ne l’ai pas vu et je ne pense pas aller le voir.Peut-être que j’emprunterai le DVD quand il sortira.Je me méfie toujours des remake de films culte.Mais a priori tu as été emballé, donc c’est que la magie Peter Jackson a fonctionné.

    J'aime

  3. moi c’est l’inverse, j’ai vu le film de 1933 mais pas le nouveau, mais de ce que j’en ai vu, a part l’histoire qui est la même (a quelques variantes près) la réalisation n’a rien a voir, il faut dire qu’a l’époque on n’avait aussi pas les mêmes moyens techniques, ni le génie d’un Peter Jackson ! Amitiés du vieux sorcier et bisous à la tit Fée

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s