Un ancien projet avorté…

    Article de remplissage pour mettre quelque chose en ligne aujourd’hui ? Ce fut mon sentiment a priori en retombant sur ce début de texte, écrit vers août 2000, et en me disant qu’il pourrait être mon article du jour. Du coup, j’abandonne l’idée… avant de la reprendre. Pourquoi ce changement d’avis me direz-vous ? Tout simplement parce que je me suis dit que cela pourrait être intéressant. Je m’explique.
    Ce court texte est le début d’une parodie d’une célèbre double trilogie (dont je tairais le nom pour que les mauvaises langues ne suggèrent pas que je le mets en ligne pour un meilleur référencement dans les moteurs de recherche ! :-p  ). Une idée qui m’avait effleuré l’esprit, aussitôt adandonnée, mais qui a néanmoins donné naissance à ces quelques lignes. Je me suis dit que présenter un de mes projets oubliés, définitvement enterré, pourrait avoir son intérêt car cela fait partie intégrante du processus d’écriture. Alors pourquoi proposer systématiquement des projets en cours ou qui seront repris plus tard, quand je peux tout aussi bien vous montrer aussi ce que je ne compte pas poursuivre, et les raisons de cet abandon.
    Ici c’est simple. C’est essentiellement le manque d’intérêt pour un sujet fort enthousiasmant au départ, mais qui s’est presque instantanément révélé peu attractif du point de vue de l’écriture, qui l’explique. Je crois aussi que le manque de référence de l’auteur (euh… mon manque de référence en fait…) à énormément contribué à cet abandon. Dans le parodique, je préfère grandement les références croisées, celles qui superposent toutes les oeuvres de base du style, alors qu’ici je partais sur des renvois du lecteur à un seul univers, ne connaissant que très peu les oeuvres de space opera, qu’elles soient littéraires ou cinématographiques. Enfin la multiplicité des projets, l’attrait plus grand pour des textes plus orientés vers le fantastique ou la fantasy, ont sonné le glas de celui-ci.
    Il en reste un commencement qui ne connaîtra pas de fin, et c’est peut-être un peu mieux ainsi. Par contre, j’ai déjà une petite idée pour donner une troisième vie à ce texte (qui connaît ici sa deuxième vie…), et il se pourrait qu’il connaisse un jour une conclusion qui ne soit pas de moi… Mais ceci est une autre histoire, et ce n’est pas celle que je vous conte aujourd’hui…

SPACE OPERA… BOUFFE


    Le caniche nain arrivait en provenance directe de la planète Tatoo. Il portait son scaphandre rose bonbon habituel et chevauchait sa monture usuelle, une fusée à pédales dont la carrosserie chromée et striée d’éraflures n’était plus de première jeunesse. Néanmoins, elle fut le destrier intersidéral de son père et de son grand-père, et il se sentait obligé de conserver cette pièce de musée qui était son unique héritage. Warf était livreur de pizza, et il effectuait actuellement sa cinquième livraison, en moins d’une heure, aux hippopotames gendarmes, les Cerbères de la Grande Ceinture d’Astéroïdes.
    Il tendit la boîte aux agents des forces de l’ordre, représentant de la Grande Baronnie Pachydermique de Badogah. Le temps qu’ils l’attrapent, le carton gisait, fendu en deux, dégoulinant de fromage fondu entre leurs mains. Une traînée baveuse, caractéristique de son propriétaire, embrasait encore les ténèbres spatiales. Ce fut Warf qui réagit le premier.
    – Vous avez vu ! Un escargot de la lune d’Ander qui roule sans coquille ! Et en plus, il allait bien trop vite ! J’espère que vous allez faire quelque chose.
    – Pourquoi donc ? Les limaces de Tatoo n’ont aucune limite de vitesse. Leurs Altesses Sérénissimes, les Hamsters Royaux d’Eltarande peuvent avoir un petit creux à n’importe quelle heure, tout comme nous.
    Alliant le geste à la parole, l’hippopotame prit un morceau de pizza rescapé et l’avala goulûment avec maints bruits de satisfaction.
    – Etes-vous au moins certains que c’était bien un sandwich baveux qui est passé ?
    Les deux agents froncèrent les sourcils, payèrent leurs pizzas et firent signe au caniche nain de circuler. Celui-ci remonta sur son ancestrale fusée à pédales et déguerpit sans demander son reste, ni même un pourboire.

    La journée de Warf touchait à sa fin et il allait bientôt être temps pour lui de rejoindre son oncle et sa tante, qui l’avait élevé comme leur propre fils après que ses parents aient été aspirés dans le Grand Vide. Il savait qu’il faudrait s’occuper de soigner les deux castors que son oncle avait achetés le matin au marché de Moley Ess, la plus grande cité de toute cette étendue de désert au sable vert qu’était Tatoo.

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