Le chat noir

Le Chat Noir, illustré par Horacio Lalia, paru chez Albin Michel en 1999, est un album de bande dessinée regroupant l’adaptation de huit nouvelles d’Edgar Allan Poe.
Poe est un auteur que je ne connais que trop peu, n’ayant lu que quelques unes de ses nouvelles, et une partie de ses poèmes (dont le célèbre et splendide The Raven). C’était donc ici pour moi une façon détournée de combler cette inadmissible lacune…

On trouve dans ce recueil :
Le Chat Noir : glauque, immoral et morbide à souhait.
Manuscrit trouvé dans une bouteille : j’ai un peu de mal à situer temporellement le récit, à cause de la chute… Du coup je perds l’essentiel de celui-ci. Dommage…
La barrique d’Amontillado : machiavélique, et quelque peu maçonnique !
L’enterrement prématuré : terrifiant par son sujet, peu de place pour le fantastique, et une horreur jouant sur ce que chacun pourrait vivre… Ca fait froid dans le dos !
Le portrait ovale : celle-ci je l’avais lue et m’en rappelais bien. Un sacrifice par amour, un thème maintes fois répété par la suite (avec plus ou moins de talent) par d’autres auteurs.
La vérité sur le cas de Monsieur Valdemar : terrifiant, malsain, quand la "science" ne fait pas qu’aider l’homme en quelque sorte…
Hop-Frog : Une histoire de vengeance… flamboyante !
Le coeur révélateur : Encore une histoire de mort… qui ne l’est pas totalement…

Graphiquement c’est avec grand talent que Lalia dresse ses planches, en noir et blanc, avec un fort jeu de contraste qui retranscrit magnifiquement les ambiances oppressantes des nouvelles présentées. La Mort y est omniprésente, et chaque vignette est à sa couleur. Le découpage des planches met en valeur le récit par son absence de linéarité, et une grande partie du texte tient du récit narratif (mais rien d’étonnant à cela !). On suit avec une horreur croissante l’atroce crescendo des événements, en se demandant parfois jusqu’où cela va se poursuivre.

En résumé, une excellente BD, tout à fait en accord avec cette période de l’année où les morts sortent de leurs sépultures pour faire la fête avec les vivants, mais à déconseiller aux claustrophobes, car on s’y fait souvent enterrer ou emmurer vivant…
Il serait grand temps que je remette la main sur mes recueils de nouvelles de Poe…

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4 réflexions sur “Le chat noir

  1. Dommage qu’il soit difficile de mettre en images "The Pit and the Pendulum"… Une des rares nouvelles que j’avais lue ! J’en garde le souvenir d’un récit bien ficelé et redoutable, d’un machiavélisme certain !

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  2. Le Chat Noir… Je me souviens l’avoir lu il y a quelques années, puisque tu viens de l’évoquer…

    Il m’avait vraiment mise mal à l’aise… 😡 (surtout quand on est encore jeune, et qu’on a une sensibilité à fleur de peau… +.+)

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